Franz Ziereis

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Franz Ziereis
Ziereis cropped.JPG

Franz Ziereis en 1941.

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Franz Ziereis, né la à Munich et mort le dans les locaux de l'ancien camp de concentration de Gusen, est un SS-Standartenführer[N 1], commandant du camp de concentration de Mauthausen-Gusen de 1939 jusqu'à sa libération par les forces américaines en 1945.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Ziereis naît d'un père, cocher, tué pendant la Première Guerre mondiale. Il passe huit ans à l'école élémentaire avant de devenir apprenti et coursier dans un grand magasin. Il étudie le commerce en cours du soir. À partir de 1922, il travaille plus ou moins régulièrement en tant que charpentier.

Il connaît diverses périodes de chômage et décide alors de s'engager dans l'armée en 1924 pour une durée de douze ans. Il est incorporé dans la Reichswehr le et revient à la vie civile le avec le grade de sergent.

Engagement et carrière dans la SS[modifier | modifier le code]

Ziereis rejoint alors le parti nazi et s'engagea dans la SS, s'étant vu proposer le grade de SS-Obersturmführer[N 2] avec de bonnes perspectives d'avancement.

Au début lui sont confiées des missions de nature militaire et ses supérieurs, dont Theodor Eicke, le félicitent pour ses aptitudes en tant qu'instructeur. En 1937 il devient le commandant du détachement de Brandebourg de la 22e Hundertschaft (une unité de cent hommes), appartenant à la division SS Totenkopf. Mais il se blesse sérieusement au genou à l'entraînement et doit subir une longue hospitalisation.

En 1938, Ziereis est transféré en Autriche, où il est chargé de l'entraînement de jeunes recrues SS du régiment Thuringia de la division SS Totenkopf.

Ziereis (au centre) reçoit Himmler (à gauche) et de nombreux autres dignitaires nazis pour une visite de son camp en .

Commandement du camp de Mauthausen-Gusen[modifier | modifier le code]

Sur ordre du commandant de la division SS Totenkopf, il prend le commandement du camp de concentration de Mauthausen-Gusen le , en remplacement de Albert Sauer (en). Il est promu SS-Sturmbannführer[N 3] le .

En 1941 et 1942, il vit avec sa famille dans les bâtiments administratifs de la SS à St. Georgen/Gusen[1]. À Mauthausen, Ziereis aurait permis à son fils de onze ans de tirer au fusil sur les prisonniers depuis le balcon de sa résidence.

Il est promu SS-Standartenführer[N 1] le , en récompense de sa « réussite » en tant que commandant du camp.

Après la libération du camp de concentration de Mauthausen, le , il s'enfuit avec sa femme et son fils. Les soldats américains le retrouvent dans sa cabane de chasse sur le mont Phyrn en Haute-Autriche le . Ziereis tente de leur échapper, mais il est grièvement blessé par les tirs des soldats. Ramené à Gusen et interrogé, il prétend qu’un million à un million et demi de personnes ont été gazées dans le château de Hartheim près de Linz : ces affirmations, auxquelles aucun historien ne croit désormais[réf. souhaitée], avaient probablement pour but de détourner l'attention des crimes commis à Mauthausen et Gusen et dans les nombreux camps annexes.

Transporté à l'hôpital militaire américain de Gusen, Ziereis y meurt le . Son cadavre est ensuite accroché à la clôture du camp de Gusen par d’anciens détenus[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Équivalent à colonel en français.
  2. Équivalent de lieutenant en français.
  3. Équivalent de commandant en France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rudolf A. Haunschmied, Jan-Ruth Mills, Siegi Witzany-Durda. St. Georgen-Gusen-Mauthausen - Concentration Camp Mauthausen Reconsidered. Norderstedt, 2007. p. 88
  2. (de) Das Personenlexikon zum Dritten Reich - Wer war was vor und nach 1945, Frankfurt am Main, 2e édition, Juin 2007, (ISBN 978-3-596-16048-8).