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Franz Vaterrodt

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Franz Vaterrodt
Naissance
Thionville, Alsace-Lorraine
Décès (à 78 ans)
Bad Krozingen
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Allégeance Empire allemand (jusqu'en 1918),
République de Weimar (jusqu'en 1933),
Troisième Reich
Arme Heer
Grade Generalmajor
Années de service 1909 – 1944
Commandement Commandant de Strasbourg
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Hohenzollern Hausorden

Franz Vaterrodt (1890-1969) est un général allemand de la Seconde Guerre mondiale. De mars 1941 à , il fut commandant de la place de Strasbourg.

Franz Vaterrodt naît à Thionville, en Lorraine annexée, le . La ville est alors une place forte animée d'Alsace-Lorraine. Franz Vaterrodt se destine très tôt à une carrière militaire. En [1], il s'engage comme Fahnenjunker dans l'armée royale de Prusse. Il sert au 137e régiment d'infanterie (de)[1]. Après un stage à l'académie militaire, Vaterrodt est promu Leutnant, sous-lieutenant, en . Officier de compagnie, il sert toujours au 137e régiment d'infanterie, lorsque la Première Guerre mondiale éclate.

Première Guerre mondiale

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Vaterrodt participe aux opérations militaires avec son régiment, dès le début du conflit. En , il est promu Oberleutnant, premier lieutenant[1]. Bien noté, le lieutenant Vaterrodt est promu Hauptmann, capitaine, le . Avant la fin des hostilités, Franz Vaterrodt avait reçu les croix de fer, 2e et 1re classes et la prestigieuse croix de chevalier de la maison royale des Hohenzollern avec glaives[1].

Entre-deux-guerres

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Après guerre, il est d'abord versé au Reichswehr-Schützen-Regiment 8 . Mais les réductions d'effectifs drastiques de la nouvelle Reichswehr le contraignent à quitter l'armée pour la police du Pays de Bade[1]. Il gravit peu à peu les échelons hiérarchiques, passant Major, commandant, à la fin des années 1920. Nommé chef de la police sous l'autorité de Robert Wagner, Vaterrodt est promu Oberstleutnant der Polizei, lieutenant-colonel de police, en . Avec la création de la Wehrmacht, en , le commandant de la police Badoise réintègre l'armée en conservant son grade. Nommé d'abord commandant d'un bataillon du 34e Infanterie-Regiment, Vaterrodt est nommé, en , commandant du 55e Infanterie-Regiment à Würzburg. À ce poste, il est promu Oberst, colonel, en . Le colonel Vaterrodt est nommé Kommandeur du 14e Infanterie-Regiment le . Il conserve son poste jusqu'au [2].

Seconde Guerre mondiale

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Après des problèmes de santé, il reprend du service en . Vaterrodt est nommé à la tête d'un Landesschützen-Regiment, un régiment de sécurité[1]. Il est affecté avec son régiment dans le district militaire de Prague. En , il est nommé commandant du 623e Infanterie-Regiment, un régiment d'infanterie formé sur place, intégré à la 554e Infanterie-Division. En , il est placé dans la Führerreserve. Un mois plus tard, en septembre 1940, le colonel Vaterrodt est nommé Kommandeur du Sicherungs-Regiment 56[1]. Franz Vaterrodt est promu Generalmajor, général de brigade, le .

Nommé commandant de la place forte de Strasbourg le , le général Vaterrodt prend immédiatement ses fonctions. Trois ans plus tard, devant l'avance des Alliées en Alsace et après la capitulation de Metz le , le général Vaterrodt se résout à la capitulation. Le , encerclé dans le Fort Ney[3], le général Vaterrodt se rend avec 626 officiers et hommes de troupe. Il part en captivité avec quelque 5 000 soldats allemands, faits prisonniers dans la région de Strasbourg[4]. Cette reddition vaut à Vaterrodt un jugement en Cour martiale et une condamnation à la peine de mort[5], condamnation qui ne sera jamais exécutée par le haut-commandement allemand[6].

Libéré par les Alliés le , Franz Vaterrodt s'éteindra à Bad Krozingen, dans le Bade-Wurtemberg, le .

Décorations

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  • Ritterkreuz mit Schwertern, Hohenzollern Hausorden[7]
  • Eisernes Kreuz, 2e et 1re classes (1914-1918)

Notes et références

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  1. a b c d e f et g (de) « Vaterrodt, Franz », sur Lexikon-der-Wehrmacht (consulté le )
  2. « 14. (Badisches) Infanterie-Regiment, Infanterie-Regiment Konstanz, Infanterie-Regiment 14 » (consulté le )
  3. Le fort Ney ( Fransecky ) sur la ceinture fortifiée à environ 5 km au nord de Strasbourg.
  4. Panik in Straßburgs Straßen, article de Kay Wagner du 19 novembre 2004 sur Baden-online.de
  5. Général Franz Vaterrodt "Condamné à mort pour la reddition de Strasbourg", article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 13 mars 2010 sur dna.fr
  6. Dans l'Allemagne nazie déliquescente, de nombreux généraux allemands, comme Feuchtinger ou Weber, échappèrent paradoxalement à la peine capitale grâce à l'avance des Alliés.
  7. (de) « Generale des Heeres 1939-1945 », sur Unit Histories (consulté le )