Franz Leenhardt

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Franz Leenhardt
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Maurice Leenhardt
Camille Leenhardt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Franz Jehan Leenhardt (petit-fils en lignée masculine)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Franz Leenhardt, né le à Marseille et mort le , est un théologien protestant, professeur à la faculté de théologie protestante de Montauban.

Biographie[modifier | modifier le code]

Franz Leenhardt est le fils d'Henri Leenhardt[1], dirigeant d'une société de pétrole à Marseille, et de son épouse Sophie Imer, dont le père Jules-Louis Imer est le fondateur de la maison Imer frères[2]. Il fait ses études de théologie pour devenir pasteur et il soutient sa thèse de baccalauréat en 1871 à Montauban[3]. Il est chargé de cours à la faculté de théologie de Montauban en 1875[4]. Il soutient en 1883 une thèse de doctorat de sciences intitulée Étude géologique de la région du Mont Ventoux puis une licence de théologie en 1892 et enfin une thèse de doctorat intitulée Le péché d'après L'éthique de Rothe, à la faculté de théologie protestante de Montauban en 1893[5]. Il est favorable aux théories évolutionnistes et les enseigne[6]. Il est nommé professeur titulaire de la chaire de philosophie et de sciences en 1893, mais des problèmes de santé l'obligent à démissionner en 1906, peu après avoir donné la leçon d'ouverture intitulée « Le chrétien et la philosophie »[7]. Il s'installe dans la propriété familiale de Fonfroide-le-Haut, à Saint-Clément-de-Rivière, où il meurt le , à 75 ans[4].

Il épouse Louise Westphal. Leur fils aîné, Camille Leenhardt est pasteur de l'Église réformée et dirige Le Lazaret de Sète, Maurice Leenhardt quant à lui est missiologue et anthropologue, spécialiste de la Nouvelle-Calédonie et directeur d'études à l'École pratique des hautes études.

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Le Mont Ventoux et la Montagne de Lure », in Livret-guide des excursions en France du 8e congrès géologique international, Paris, 1900, p. 26-42
  • Essai sur l'activité créatrice : évolution - rédemption, Paris, Fischbacher, 1922, 198 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Chabert, « Henri Leenhardt (1822-1904), manufacturier (1) chrétien social », Études sorguaises, vol. 30,‎ (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2020).
  2. Olivier Lambert, « Capitalisme familial et croissance économique à Marseille aux XIXe et XXe siècle : l’exemple de la famille Imer et de sa parenté (1808-1947) », Méditerranée, no 106,‎ , p. 21-31 (lire en ligne, consulté le 22 décembre 2020).
  3. « Thèse pour le grade de bachelier », sur Sudoc, (consulté le 21 décembre 2020).
  4. a et b Philippe Daulte, « Franz Leenhardt », Revue de théologie et de philosophie, vol. 10, no 44,‎ , p. 187-191.
  5. « Thèse de doctorat, faculté de théologie de Montauban », sur Sudoc, (consulté le 21 décembre 2020).
  6. André Gounelle, « La faculté de théologie protestante de Montauban », Études théologiques et religieuses, vol. 88, no 2,‎ , p. 233 - 255 (lire en ligne, consulté le 1er avril 2018).
  7. « Le chrétien et la philosophie / discours prononcé par M. le professeur Leenhardt à la séance de rentrée de la Faculté libre de Montauban, le  », Revue de théologie,‎ , p. 510-518.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [hommage] Philippe Daulte, « Franz Leenhardt », Revue de théologie et de philosophie, vol. 10, no 44,‎ , p. 187-191 (lire en ligne, consulté le 21 décembre 2020). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • André Gounelle, « La faculté de théologie protestante de Montauban », Études théologiques et religieuses, vol. 88, no 2,‎ , p. 233 - 255 (lire en ligne, consulté le 1er avril 2018).
  • Louis Perrier, Franz Leenhardt, naturaliste et théologien, Paris, Fischbacher, , 60 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]