Franz Hellens

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Franz Hellens
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Frans Hellens (Amedeo Modigliani)
Naissance
Bruxelles, Drapeau de la Belgique Belgique
Décès (à 90 ans)
Bruxelles, Drapeau de la Belgique Belgique
Activité principale
écrivain, poète
Distinctions
Auteur
Mouvement Fantastique, réalisme magique

Œuvres principales

  • Nocturnal
  • Réalités fantastiques

Franz Hellens est le pseudonyme de Frédéric Van Ermengem, né le à Bruxelles et mort le dans la même ville, un romancier, poète, essayiste et critique d'art belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Franz Hellens est le fils du bactériologiste Émile van Ermengem (1851-1932). Jusqu'à 12 ans il vit dans la propriété de ses parents à Wetteren près de Gand. Il entre au collège jésuite Sainte-Barbe de Gand[1]. Puis il fait des études de droit. Il obtient la licence puis, en 1905, le doctorat. N'aimant la profession d'avocat il devient stagiaire à la Bibliothèque Royale, puis à la Bibliothèque du Parlement, il est ensuite bibliothécaire en chef.


Il vécut à Paris de 1947 à 1971.

Influencé par Edgar Poe[2], il est connu comme un des représentants majeurs de la littérature fantastique en Belgique[3]. Mais il fut aussi l'infatigable animateur des Lettres belges, notamment de la revue d'abord appelée Signaux de France et de Belgique puis Le Disque vert (1922-1941)[4]. C'est lui qui découvrit Henri Michaux, avant que Jean Paulhan ne prenne le relais. Michaux fit d'ailleurs partie du comité de rédaction de la revue Le Disque vert de 1923 à 1925, y publiant nombre de ses premiers écrits dont une partie seront repris dans Qui je fus. La revue reparaîtra de 1952 à 1954, codirigée par Franz Hellens et René de Solier. Michaux était très admiratif de Hellens, et surtout de son roman Mélusine (1920), écrivant notamment : « poète, romancier, écrivain - son œuvre est d'une diversité rare - il a écrit de tant de façons - on renonce souvent à le trouver [...] Une imagination telle qu'il n'y en a guère de semblable ; elle part de zéro et court à l'infini.[5] »

Portrait par Léon Spilliaert (1920)

L’Académie française lui décerne le prix d’Académie en 1943, le prix pour un ouvrage écrit en langue française par un étranger en 1958 et le prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises en 1971[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

"La Femme au Prisme" (1920)

Sur les autres projets Wikimedia :

  • 1906 - En ville morte, roman poétique illustré
  • 1909 - Les Hors-le-vent, recueil de nouvelles expressionnistes
  • 1912 - Clartés latentes. Vingt contes et paraboles
  • 1919 - Nocturnal
  • 1920 - Mélusine ou La Robe de saphir, roman fantastique ; réédition Gallimard, 1952
  • 1921 - Fonde la revue Signaux de France et de Belgique, qui devient en 1922 Le Disque vert, auquel collabore Henri Michaux
  • 1922 - Bass-Bassina-Boulou (la réédition de 1936 sera illustrée par Élisabeth Ivanovsky)
  • 1923 - Réalités fantastiques
  • 1925 - Œil-de-Dieu
  • 1926 - Le Naïf
  • 1929 - La Femme partagée
  • 1930 - Les Filles du désir
  • 1930 - Grippe-cœur
  • 1932 - Documents secrets, livre autobiographique
  • 1933 - Fraîcheur de la mer Nouvelles Prix du roman, 1933)
  • 1935 - Frédéric
  • 1935 - La Mort dans l'Âme illustrée de bois d’Élisabeth Ivanovsky
  • 1936 - Le Magasin aux poudres
  • 1946 - Moreldieu
  • 1951 - L’Homme de soixante ans
  • 1952 - Una, poésies, lire en ligne sur Gallica
  • 1954 - Mémoires d'Elseneur
  • 1960 - Entre toutes les femmes, lire en ligne sur Gallica
  • 1966 - Poétique des éléments et des mythes
  • 1967 - Le Fantastique réel, essai
  • 1970 - Cet âge qu’on dit grand
  • 1971 - Suite. Derniers poèmes
  • 1986 - Modigliani le Voyant illustré de gouaches d'Élisabeth Ivanovsky

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1959, Lucien Deroisy réalise Apolline, 19 minutes, fiction d'après Franz Hellens, avec Guy Lesire. Réalisme magique en costumes d'époque, tourné dans le vieux Gand. Le cinéaste réalise également Franz Hellens ou les documents secrets, 21 minutes, documentaire sur l'écrivain. Le scénario est signé René Micha. Dimitri Balachoff s'est chargé du son des deux films.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pauline Verdun, « Franz Hellens », L'Archer,‎ , p. 266-272 (lire en ligne sur Gallica)
  2. Edmond Jaloux, « L'esprit des livres, Frédéric par Franz Hellens », Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques,‎ , p. 5 (lire en ligne sur Gallica)
  3. Cf. Jean-Baptiste Baronian, La Belgique fantastique, éditions Marabout, 1975.
  4. Voir Pascal Pia, Au temps du Disque vert, lettres à Franz Hellens (1922-1934), textes réunis et présentés par René Fayt, Paris, IMEC, collection « Pièces d'archives », 2006. Toute la correspondance entre Hellens et Michaux a été publiée sous le titre Sitôt lus. Lettres à Franz Hellens. 1922-1952, Fayard, 1999. L'éditeur belge Jacques Antoine publia en 1971 une édition en quatre tomes reliés des numéros du Disque vert parus de 1921 à 1941.
  5. Henri Michaux, « Lettre de Belgique » (1924), Qui je fus, précédé de Les Rêves et la Jambe, Fables des origines et autres textes, édition de Raymond Bellour, avec Ysé Tra, Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2000, p. 147.
  6. « Prix de l'Académie française », sur Académie française (consulté le 20 novembre 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

Portraits[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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