Franz De Ruyt

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Franz De Ruyt
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Fonctions
professeur d'université
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Woluwé-Saint-Lambert
Nationalité
belge
Formation
Université catholique de Louvain
Activité
étruscologue
Autres informations
Membre de
Académie royale des sciences, des lettres et des arts de Belgique
Œuvres principales
Charun, démon étrusque de la mort

Franz De Ruyt est un étruscologue, archéologue et philologue classique belge, né à Uccle le et mort à Woluwé-Saint-Lambert le .

Carrière académique et scientifique[modifier | modifier le code]

Après ses études secondaires au Collège Saint-Michel de Bruxelles, Franz De Ruyt obtient un diplôme de candidat en philologie classique à la Faculté universitaire Saint-Louis, puis une licence en philologie classique et un doctorat en philosophie et lettres à l’Université catholique de Louvain (avec une thèse sur « L'apologue de Prodicos sur le choix d'Héraklès entre le vice et la vertu »[1]).

Il séjourne ensuite à Rome, de 1931 à 1936, en qualité de membre de l’Institut belge de Rome, puis d’aspirant du Fonds National de la Recherche Scientifique. C’est là qu’il rencontre Franz Cumont, qui devient son mentor. Il y suit aussi les cours des professeurs Giulio Giglioli, Alfonso Bartoli et Nicola Festa, fait la connaissance de Massimo Pallottino, se passionne pour les Etrusques, et publie en 1934 "Charun, démon étrusque de la mort". Ce livre assoit d’emblée sa réputation en tant qu’étruscologue, et restera longtemps une référence en la matière[1]

En 1936, de retour en Belgique, il est nommé assistant à l’Université catholique de Louvain ; il y crée, dès cette même année, le premier cours non italien d’étruscologie en Europe. Deux ans plus tard, on lui confie le cours d’histoire de l’art de l’Antiquité à l’Institut supérieur d’histoire de l’art et d’archéologie de Bruxelles. En 1943, il est nommé professeur ordinaire à l’U.C.L., en philologie classique d’abord, puis à l’Institut d’archéologie et d’histoire de l’art, où il succède à Fernand Mayence[1].

Parallèlement à sa carrière académique, Franz De Ruyt mène une carrière d’archéologue de terrain, qui l’amène d’abord en Syrie, à Apamée, où il supplée Fernand Mayence durant quelques mois en 1938. En 1949, il entreprend avec Fernand De Visscher une série de campagnes de fouilles à Alba Fucens, colonie romaine des Abruzzes[2],[3]. Enfin, de 1964 à 1967, il dirige avec Marcel Renard les fouilles du site étrusque de Castro, associant au chantier deux de ses élèves, Roger Lambrechts et Jean Poupé[4].

Après son accès à l’éméritat, en 1975, il retourne à Rome, et y met à jour le catalogue des sculptures d’Alba Fucens[1].

Franz De Ruyt a été l'un des directeurs de la revue interuniversitaire belge L'Antiquité classique, et membre du Comité scientifique de la revue Les Etudes classiques[5].

Principales distinctions honorifiques et scientifiques[modifier | modifier le code]

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Charun, démon étrusque de la mort, Bruxelles-Rome, 1934.
  • Tibulle, choix d'élégies (I, 10 et 3; II, 1, 2 et 5). Bruxelles, 1941.
  • (avec T. Hackens) Vases grecs, italiques et étrusques de la collection Abbé Mignot, Louvain, 1974
  • Scripta Minora, Louvain, 1975.
  • Alba Fucens III  : Sculptures d'Alba Fucens (pierre, marbre, bronze). Catalogue raisonné, Bruxelles-Rome, 1982.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hackens, T., « Journée d'hommage et de gratitude à M. le professeur Fr. De Ruyt», dans Revue des archéologues et historiens d'art de Louvain, 8, 1975, p. 281-298.
  • Hackens, T., «Franz de Ruyt», dans Revue belge d'archéologie et d'histoire de l'art, 61, 1992, p. 263.
  • «Franz De Ruyt,» dans l'Antiquité classique, 61, 1992, p. 2.
  • Hackens, T., «In memoriam: Franz De Ruyt,» dans Revue des archéologues et historiens d'art de Louvain, XXV, 1992, p. 161-166.
  • Lambrechts, R., et Poucet, J., « Franz De Ruyt », dans Académie royale de Belgique. Annuaire 1994, t. 160, Bruxelles, 1994, p. 77-116.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Lambrechts, R., et Poucet, J., « Franz De Ruyt », dans Académie royale de Belgique. Annuaire 1994, t. 160, Bruxelles, 1994, p. 77-116. (reproduit dans Folia Electronica Classica :  http://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/14/deruyt/notice.htm)
  2. Mertens, J., « Alba Fucens », dans Brulet, R. et Hackens, T. (éds.), Cinquantième anniversaire du département d’archéologie et d’histoire de l’art. Louvain-la-Neuve, 1997, p. 40.
  3. Duplat, G., « La petite Rome fouillée par les Belges », sur lalibre.be, (consulté le )
  4. Hackens, T., «In memoriam: Franz De Ruyt,» dans Revue des archéologues et historiens d'art de Louvain, XXV, 1992, p.164.
  5. Hackens, T. op.cit., p. 165.

Liens externes[modifier | modifier le code]