Franz Dahlem

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Franz Dahlem
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Franz Dahlem en 1946
Fonctions
Député au Reichstag sous la république de Weimar
Député de la Chambre du peuple
Député au Landtag de Prusse
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Mémorial des Socialistes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Käthe Dahlem (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Membre de
Comité central du Parti socialiste unifié d'Allemagne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Arme
Conflit
Lieu de détention
Distinctions
Berlin Friedrichsfelde Zentralfriedhof, Gedenkstätte der Sozialisten (Urnenwand) - Dahlem.jpg
Vue de la sépulture.

Franz Dahlem ( à Rohrbach-lès-Bitche - à Berlin), est un homme politique et résistant allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jacques Pierre Dahlem, cheminot, et de Marie Wagner, Franz Dahlem naît le 14 janvier 1892 à Rohrbach-lès-Bitche[1], en Lorraine annexée. Il s'engage très tôt dans la politique. Franz Dahlem devient membre d'une association de jeunes travailleurs socialistes à partir de 1910. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert comme simple soldat dans l'armée allemande, de 1914 à 1918. Après guerre, il poursuit ses activités politiques au Parti social-démocrate indépendant d'Allemagne (USPD). Il devient rédacteur du journal communiste Die Rote Fahne en 1924.

À l'arrivée des nazis au pouvoir, Dahlem poursuit clandestinement ses activités politiques. En 1937, il est nommé chef de la Commission politique des Brigades internationales en Espagne, puis en 1938, succède à Walter Ulbricht en tant que secrétaire du Comité central du Parti communiste d'Allemagne exilé à Paris[2]. De 1939 à 1942, il est interné au camp du Vernet avant d'être extradé vers l'Allemagne. De 1943 à 1945, Dahlem est interné au camp de concentration de Mauthausen et survit grâce à la solidarité des anciens membres des Brigades internationales[3]. À la libération, il devient membre du comité du camp, cosignataire de la proclamation du Parti communiste du 11 juin 1945.

De retour à Berlin, Franz Dahlem devient membre du Comité central et du Secrétariat du Comité central du Parti communiste. De 1949 à 1953, il est élu membre du Politburo et du secrétariat du comité central du SED. En 1953, Dahlem est victime d'une purge politique visant à écarter les membres originaires de l'Ouest, avant d'être réhabilité en 1956. Nommé Secrétaire d'État adjoint pour l'enseignement supérieur et d'enseignement spécialisé en 1957, il enseigne ensuite régulièrement. Il est membre de la Chambre du peuple de 1963 à 1977. De 1967 à 1974, Dahlem est vice-ministre de l'enseignement supérieur et secondaire spécialisé de RDA et préside un comité antifasciste franco-allemand. Il reçoit en 1970 et en 1977 l'Étoile de l'amitié des peuples.

Franz Dahlem décéda le 17 décembre 1981 à Berlin-Est[1].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Weg und Ziel des antifaschistischen Kampfes, Berlin 1952
  • Am Vorabend des Zweiten Weltkrieges. Erinnerungen, Berlin 1977-78
  • Jugendjahre. Vom katholischen Arbeiterjungen zum proletarischen Revolutionär, Berlin 1982

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de) Dahlem, Franz sur luise-berlin.de.
  2. Cécile Denis, Continuités et divergences dans la presse clandestine de résistants allemands et autrichiens en France pendant la Seconde Guerre mondiale : KPD, KPÖ, Revolutionäre Kommunisten et trotskystes, (thèse de doctorat réalisée sous la direction d’Hélène Camarade, soutenue publiquement le 10 décembre 2018 à l’université Bordeaux-Montaigne) (lire en ligne)
  3. Gerhard Leo: Deutsche im französischen Widerstand - ein Weg nach Europa, DRAFD-Information August 1999 [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Badia, « DAHLEM Franz », sur Le Maitron, 25 octobre 2008, dernière modification le 21 juillet 2018.
  • (de) Heinz Bergschicker, Deutsche Chronik 1933-1945. Ein Zeitbild der faschistischen Diktatur, Verlag der Nation, Berlin 1981.
  • (de) Ulrich Pfeil, Le genre biographique dans l’historiographie de la RDA, in : Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande 33 (2001) 4, p. 487–500
  • (de) Ulrich Pfeil, Das Pariser Auslandssekretariat der KPD im August/September 1939. Ein neuralgischer Punkt in der Geschichte des deutschen Kommunismus, in: Anne Saint Sauveur-Henn (éd.), Fluchtziel Paris. Die deutschsprachige Emigration 1933–1940, Berlin, Metropol, 2002, p. 137–152
  • (de) Ulrich Pfeil, Das Schicksal der Frankreichemigranten in der DDR am Beispiel von Franz Dahlem (1892–1981), in: Corine Defrance, Michael Kißener, Pia Nordblom (éd.), Wege der Verständigung zwischen Deutschen und Franzosen nach 1945. Zivilgesellschaftliche Annäherungen, Tübingen, Narr, 2010, p. 101–117.
  • (de) Hermann Weber, Deutsche Kommunisten, Dietz, Berlin 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]