Frantic (film)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film de Roman Polanski. Pour la chanson de Metallica, voir Frantic.
Frantic
Réalisation Roman Polanski
Scénario Roman Polanski
Gérard Brach
Robert Towne (non crédité)
Jeff Gross (non crédité)
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
The Mount Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Genre Drame, thriller policier
Durée 120 minutes
Sortie 1988

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Frantic est un film franco-américain réalisé par Roman Polanski, sorti en 1988.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À l'occasion d'un colloque, un cardiologue américain, le docteur Walker, et sa femme Sondra reviennent à Paris, lieu de leur voyage de noces. Dès leur arrivée, tout se bouscule : Sondra est enlevée et son mari est alors confronté à la police française qui ne fait visiblement aucun effort pour lui venir en aide. Aussi va-t-il lui-même mener sa propre enquête, remonter la filière jusqu'à une mystérieuse et troublante inconnue.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Références et clins d'œil[modifier | modifier le code]

Frantic comporte de nombreuses références et clins d'œil à de grands films ayant eu Paris pour cadre.

Dans Charade de Stanley Donen, une naïve Américaine est secondée par un séducteur comme l'est Harrison Ford. On entre à l'ambassade des États-Unis comme dans un moulin, alors qu'ici Polanski prend un malin plaisir à en décrire les tracasseries contemporaines d'admission.

Les scènes de cour et de chute du Locataire trouvent un écho inversé avec celles de glissade quasi burlesques au-dessus du logis d'Emmanuelle Seigner, où d'abord Harrison Ford manque de choir avant qu'il ne sauve de la chute Emmanuelle Seigner, suite de non chutes inversant la dramaturgie du Locataire où une première chute féminine entraîne celle de son successeur masculin.

Dominique Pinon est à nouveau un clochard parisien utile au héros, comme il l'était déjà dans La Légende du saint buveur pour Rutger Hauer, qui collabore d'ailleurs avec Harrison Ford dans Blade Runner, .

L'immeuble à côté de la Maison de la Radio, qui est la toile de fond bien visible de la scène d'attente sur le pont Beaugrenelle, est celui où les deux héros de L'Ami américain de Wim Wenders se retrouvent.

La scène finale, où un homme brisé doit laisser derrière lui une femme assassinée dans un pays qui n'est pas le sien, évoque la propre vie de Roman Polanski et l'assassinat de Sharon Tate, sa première femme.

L'ironie mordante dont Polanski fait preuve vis-à-vis de la France, cette « franchouillardise » si largement diffusée par les radios et télévisions françaises, est illustrée par la présence d'Yves Rénier dont le rôle rappelle Commissaire Moulin, de Marc Dudicourt dont la truculence rappelle son personnage de Flambart dans Les Nouvelles Aventures de Vidocq, et de Gérard Klein, ancien animateur populaire de France Inter, en ami français venant de la radio. Un contrepoint possible est à chercher du côté de Marcel Bluwal, ici dans le rôle du chef du duo d'espions israéliens, homme de théâtre et de mise en scène télévisée, présenté au générique comme « l'homme au tweed ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.imdb.fr/title/tt0095174/fullcredits#writers
  2. Lieux de tournage de Frantic - Internet Movie Database

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]