Frans Verhas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Franz Verhas
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Lieu de travail
Fratrie

Franz Verhas ou Franz Verhas (Termonde, 1827 - Schaerbeek, 1897)[1],[2] était un peintre belge. Il est connu pour ses portraits et scènes de genre de femmes et d'enfants dans des maisons bourgeoises luxueuses. Ses compositions de salons intérieurs sont caractérisées par leur abondance et l'affichage d'une large gamme de textures, comme les tapisseries, les satins, les fourrures, les marbres et les métaux.[3] Frans Verhas peignit également des animaux, des peintures d'histoire et des natures mortes[4],[5].

Vie[modifier | modifier le code]

Frans Verhas naquit à Termonde, le fils d'Emmanuel Verhas, un peintre.  Son père fut pendant vingt ans professeur à l'Académie locale et servit également en tant que directeur de l'Académie. Frans reçut sa première formation artistique de son père en compagnie de son frère cadet Jan (ou Jan Frans). Son frère devint un artiste très réussi et acclamé[6].

Verhas étudia d'abord à l'Académie des Beaux-Arts dans sa ville natale Termonde, puis à l'Académie Royale des Beaux Arts d'Anvers. L'un de ses professeurs à l'Académie d'Anvers fut Nicaise de Keyser, un peintre d'histoire et de portraits, et l'une des principales figures du romantisme belge. Verhas se fixa à Schaerbeek en 1867[7].

À la fin des années 1870 et dans les années 1880 Frans Verhas travailla pendant diverses périodes à Paris. Il fut un ami de l'auteur français Arsène Houssaye, pour qui il réalisa des fresques décoratives dans sa résidence de l'avenue de Friedland à Paris[8]. Le programme décoratif se composait de pastiches des maîtres flamands et vénitiens[7].

Frans Verhas mourut le 22 novembre 1897 à Schaerbeek[7].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Frans Verhas était connu pour ses portraits de femmes et ses scènes de genre situées dans des maisons bourgeoises luxueuses. Il peignit également des animaux, quelques peintures d'histoire et des natures mortes. Il créa quelques fresques avec des thèmes historiques au cours de ses séjours à Paris dans les années 1670 et 1680[7].

Les principaux sujets et le style de sa peinture ont été influencés par le peintre belge Alfred Stevens, qui avait fait sa carrière comme peintre des femmes élégantes de Paris. Lui et son frère Jan Verhas furent connus pour leurs peintures de petites scènes de famille représentant le joyeux brouhaha des filles et des garçons avec leur peaux nacrées et expressions faciales contrôlées. D'autres artistes belges qui furent aussi des disciples de Alfred Stevens comprennent Gustave Léonard de Jonghe et Charles Baugniet. Comme Frans Verhas ils évoquèrent la vision de la femme parée et la peignirent dans sa coquetterie et sa séduction, comme une idole adulée[9].

Les compositions de Verhas traitent avec une extrême précision les intérieurs luxueux, qui sont enrichis avec des satins, des lutins, des peaux d'animaux et de marbres encadrant les crinolines élégante portées par les femmes. Verhas fut particulièrement habile dans la rendition de la texture des différents matériaux tels que le satin, le marbre et d'autres matériaux précieux[4].

Verhas reçut diverses commissions pour des peintures religieuses pour les églises de sa ville natale et pour des peintures historiques pour l'hôtel de ville de Termonde. Ses peintures d'histoire traitent leurs sujets avec un puissant réalisme[7].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sa date de naissance est parfois aussi donnée comme 1832 et sa date de décès comme 1894
  2. Franz Verhas au Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie
  3. Franz Verhas, Interior of a salon with a lady holding a fan chez Lempertz
  4. a et b Belgian artists: la cote des artistes belges, Arts Antiques Auctions nv, 2004
  5. Frans Verhas, Bouquet of roses chez Opus Mirabilis
  6. Alain Jacobs, Verhas family sur Oxford Art Online
  7. a b c d et e Alain Jacobs, Frans Verhas dans: Dictionnaire des peintres belges
  8. Revue universelle: recueil documentaire universel et illustré, Volume 7, Georges Moreau Larousse, 1897, p. 90
  9. Camille Lemonnier, L'école belge de peinture 1830-1905, G. Van Oest & C, 1906, pp. 89-90

Liens externes[modifier | modifier le code]