Frank Olson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Frank Olson
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 43 ans)
ManhattanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Frank Olson, né le à Hurley (Wisconsin) et mort le à Manhattan à New York, est un scientifique américain spécialisé en chimie. Sa mort dans des circonstances suspectes entraîna plusieurs polémiques. Ses recherches pour l'armée sont mal connues, mais il a étudié les armes biologiques et le contrôle mental via l'usage de drogues.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Il travaille notamment pour la U.S. Army et la Central Intelligence Agency, dans une division top secret, chargée des opérations spéciales, à Fort Detrick à Frederick (Maryland).

Selon le journaliste américain Hank P. Albarelli[1], Frank Olson serait impliqué dans l'affaire du pain maudit, théorie selon laquelle du LSD aurait été testé comme arme de guerre, par pulvérisation aérienne sur la population de Pont-Saint-Esprit ainsi que par la contamination de produits alimentaires locaux[2].

Mort[modifier | modifier le code]

Selon la version du gouvernement américain, dans le cadre des expériences Artichoke puis MK-Ultra, il absorbe du LSD à son insu et ensuite il souffre d'une dépression. La CIA l'envoie à New York afin de consulter un de leurs psychiatres, dont certains ont déjà recommandé qu'il soit placé dans un établissement spécialisé. Lors de sa dernière nuit à Manhattan, il se serait défenestré depuis sa chambre d'hôtel située au treizième étage.

Sa famille n'a eu connaissance des circonstances de sa mort qu'après que la commission Rockefeller eut commencé à mettre en lumière certains des agissements de la CIA dans le cadre du programme MK-Ultra. En 1975, le gouvernement admet qu'Olson a ingéré du LSD à son insu et le président de l'époque (Gerald Ford) présente ses excuses personnelles à la famille au nom de la Maison-Blanche.

Son fils Eric Olson n'a jamais accepté l'explication du gouvernement : il est persuadé que son père a été assassiné. Des amis proches d'Olson (Norman G. Cournoyer, William P. Walter) réfutent aussi l'hypothèse d'un suicide, arguant qu'Olson émettait des réserves graves à l'encontre de sa hiérarchie sur l'usage des armes biologiques.

En 1994, Eric Olson obtient l'exhumation du corps de son père. Le légiste chargé de l'autopsie (James E. Starrs) détermine qu'Olson a souffert d'un traumatisme dû à un coup avant de tomber par la fenêtre, ce qu'il a désigné comme une lourde présomption d'homicide. Au vu de ces faits, le district attorney a ouvert une enquête pour homicide qui n'a pas abouti faute de preuves.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Hank P. Jr. Albarelli, A terrible Mistake : The Murder of Frank Olson and the CIA’s Secret Cold War Experiments, TrineDay Publishers, , 864 p., broché (ISBN 0977795373, présentation en ligne)
  2. loa_c_chauvin, « En 1951, un village français a-t-il été arrosé de LSD par la CIA ? », L'Obs avec Rue89, 8 mars 2010 -. (consulté le )
  3. A.O. Scott, « Review: ‘Wormwood’ Confirms That Errol Morris Is Our Great Cinematic Sleuth », sur The New York Times, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]