Francisco Pi y Margall

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Francisco Pi y Margall
Illustration.
Fonctions
Président du Pouvoir exécutif de la République espagnole
Président du Conseil des ministres

(1 mois et 7 jours)
Prédécesseur Estanislao Figueras y Moragas
Successeur Nicolás Salmerón Alonso
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Barcelone (Espagne)
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Madrid (Espagne)

Signature de Francisco Pi y Margall

Francisco Pi y Margall
Présidents de la République espagnole
Présidents du Conseil des ministres espagnol

Francisco Pi y Margall (en catalan Francesc Pi i Margall), né le à Barcelone et mort le à Madrid, est un homme d'État espagnol et un écrivain romantique. Il a pu être qualifié de « principal théoricien du fédéralisme politique du XIXe siècle » [1].

L’historien Juan Pablo Fusi l’a qualifié de « l’un des saints laïcs de l’Espagne ». Il souligne également que, bien que n’étant pas un « excellent dirigeant », il s’agissait d’un homme « d’une honnêteté véritablement extraordinaire et exceptionnelle »[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Journaliste libéral, il s'exile en France après le soulèvement non réussi de 1866 contre le général Leopoldo O'Donnell. Après le renversement d'Isabelle II en 1868, il est élu aux Cortes l'année suivante.

Le , il est élu deuxième président du pouvoir exécutif de la République. Lors de la crise de la Révolution cantonale, il doit démissionner dès le 18 juillet suivant. Après la restauration de la monarchie en 1875, il poursuit sa carrière comme député aux Cortes.

Il défend le fédéralisme contre le centralisme, gagnant ainsi une large popularité en Catalogne parmi les régionalistes et également parmi les anarchistes.

Il favorise également l'autonomie de Cuba. Son bon sens et son intelligence lui font gagner le respect même de la droite hostile.[réf. souhaitée]

Il est membre de la franc-maçonnerie[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La España Pintoresca, 1841.
  • Historia de la Pintura, 1851.
  • Estudios de la Edad Media, 1851. Première édition en 1873.
  • El eco de la revolución, 1854.
  • La reacción y la revolución, 1855.
  • Declaración de los treinta, 1864.
  • La República de 1873, 1874.
  • Joyas literarias, 1876.
  • Las nacionalidades, 1877. Traduit de l'espagnol par Louis-Xavier de Ricard sous le titre Les nationalités : essai de philosophie politique, Paris, Éd. Germer Baillière, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1879.
  • Historia General de América, 1878.
  • La Federación, 1880.
  • Constitución federal, 1883.
  • Observaciones sobre el carácter de Don Juan Tenorio, 1884.
  • Las luchas de nuestros días, 1884.
  • Primeros diálogos, non daté.
  • Amadeo de Saboya, non daté.
  • Programa del Partido Federal, 1894.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Michonneau, L’invention du « problème catalan », La Vie des idées, 2 avril 2010
  2. (es) [vidéo] Mutua Madrileña, "La revolución de 1868 y sus consecuencias". Cambios políticos e institucionales. sur YouTube, (consulté le )
  3. (fr)Quelques francs-maçons célèbres sur le site officiel de la Grande Loge d' Andorre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]