Francisco Marto

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Francisco Marto
Image illustrative de l'article Francisco Marto
Francisco Marto
Bienheureux Francisco Marto
Naissance
Aljustrel (pt), Fátima (Portugal)
Décès (à 10 ans) 
Fátima (Portugal)
Nationalité Drapeau du Portugal Portugaise
Vénéré à Basilique Notre-Dame de Fátima
Béatification  Fátima
par Jean-Paul II
Vénéré par Église catholique
Fête 4 avril
Attributs fait partie des 3 pastoureaux ayant vue Marie à Fátima en 1917

Francisco Marto (Aljustrel (pt), Fátima, - ), un des trois pastoureaux qui disent avoir vu la Vierge à la Cova da Iria entre le et le .

Il décède en 1919 de la grippe espagnole après une longue agonie.

Il est béatifié le par le pape Jean-Paul II en même temps que sa sœur Jacinta.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Francisco est le fils aîné d'Olímpia et de Manuel Marto. Il est né le à Aljustrel (pt) près de Fátima. Francisco est, avec sa sœur Jacinta, un enfant comme les autres dans le Portugal agricole de l'époque. Ses parents ont rapporté qu'il était un enfant doux et humble, au caractère aimable, discipliné et obéissant. Francisco aime aussi la musique et enfant, il joue de la flûte sur un petit fifre de roseau. Comme à l'époque l'école n'est pas obligatoire, Francisco n'y va pas, et il travaille comme berger avec sa sœur et sa cousine Lúcia pour garder les moutons de la famille[1].

Avant les apparitions de Fatima, Francisco dit le chapelet, mais il préfère écourter ses dizaines afin de pouvoir aller jouer plus vite[1]. En 1918, quand sa sœur Jacinta fait sa première communion, il est refusé par le prêtre, bien que plus âgé, car il a mal répondu à une question de foi. Ce refus lui cause beaucoup de tristesse[2].

Si l'on en croit les souvenirs de Lúcia, Francisco était un garçon très doué, mais calme, qui aimait la musique et jouait du fifre avec habileté. Très indépendant dans ses opinions, il aimait cependant arranger les choses et montrait beaucoup de respect pour les personnes. Sa cousine rapporte que sa charité s'étendait jusqu'aux animaux.

Les apparitions de Fátima[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Apparitions mariales de Fátima.

En 1915, les trois enfants voient « l'Ange du Portugal ». Puis en 1917, ils voient la Vierge Marie dans le petit village de Fátima[3].

De gauche à droite : Jacinta Marto (sept ans), Lúcia dos Santos (douze ans) et Francisco Marto (neuf ans), les trois bergers ayant vu la Vierge de Fatima.

Après les apparitions, le comportement du frère et de la sœur se modifient, et dès lors Francisco se met à prier seul et dire son rosaire avec application[4]. Impressionné par les paroles de la Vierge selon lesquelles « il ne fallait plus offenser Dieu », il se retirait dans la solitude pour « consoler Jésus des péchés du monde »[1].

Sur les conseils de la Vierge lors d'une des apparitions, il entre à l'école primaire. Mais son professeur, qui ne croit pas aux apparitions (dont la nouvelle s'est répandue) traite durement le petit et lui fait subir régulièrement des humiliations. Plusieurs de ses camarades le battent également dans la cours de récréation[1].

François se sent poussé à rechercher toujours plus de solitude pour prier et offrir ses sacrifices. Il lui avait été dit qu'il « aurait beaucoup à souffrir pour réparer tant de péchés qui offensent Notre Seigneur et son Cœur Immaculé ». Francisco se dit triste, non pas de « souffrir pour le Bon Dieu », mais « parce qu'il sait Notre Seigneur bien triste à cause des offenses des hommes »[1].

Il arrête de se rendre à l'école pour passer plus de temps en prière. Il aime aller dans l'église, adorer en silence le Saint Sacrement dans le tabernacle. Lorsqu'on lui demande ce qu'il fait, il répond : « Je le regarde et il me regarde »[5].

Maladie et décès[modifier | modifier le code]

Les trois enfants, particulièrement Francisco, avaient l'habitude de pratiquer des mortifications, mais dans une de ses apparitions la Vierge leur recommanda de se modérer sur ce point.

En 1918, Francisco est atteint de la grippe espagnole qui balaye l'Europe en 1918, après la Première Guerre mondiale. Cette maladie atteint presque tous les membres de la famille Marto (sauf le père et son fils Jean). En décembre la famille va mieux. Pour François et Jacinthe, ce rétablissement est de courte durée : fin décembre ils rechutent gravement dans la maladie.

Le jeune garçon alterne les phases de rémission et de rechute. Même malade, le garçon continue de dire son chapelet quotidien qu'il récite en continu (il récite plusieurs rosaires par jour). Lorsque la maladie l'empêche de parler, il poursuit sa prière en silence. Mi-février, dernière rechute dont il ne se relèvera pas. Sa santé empire de jour en jour. Sur son lit de mort, il offre ses souffrances pour « consoler Nôtre-Seigneur et convertir les pécheurs ». Il déclare même : « D'ici peu, Jésus va venir me chercher pour aller au Ciel avec Lui, et alors je resterai toujours à le voir et à le consoler. Quel bonheur ! »[1].

Le 3 avril, le petit demande à recevoir les derniers sacrements. Le curé vient le confesser et lui porter la communion qu'il reçoit pour la première fois[5]. Francisco décède dans la maison familiale le [4]. Le 5 avril, Francisco est enterré dans le cimetière paroissial, dans une simple tombe avec une petite croix de bois. Sa sœur Jacinta, trop malade ne peut assister aux funérailles[1].

Vénération et culte[modifier | modifier le code]

Dévotion et sépulture[modifier | modifier le code]

Tombe de Francisco dans le sanctuaire de Fatima.

Francisco est considéré (par certains villageois) comme saint avant même sa mort, et sa réputation grandit encore après son décès. Très vite, des personnes annoncent avoir obtenu des « miracles » par son intercession[5].

Le , les restes de Francisco sont transférés du cimetière du village dans la basilique de Fátima[1].

Béatification[modifier | modifier le code]

Statue des deux pastoureaux béatifiés.

En 1946, s'ouvre le procès en béatification de Jacinta et de son frère Francisco. Le , le pape Jean-Paul II publie le décret proclamant l'héroïcité des vertus des voyants Francisco Marto et Jacinta Marto (ils sont alors déclarés vénérables)[6].

Le , Francisco est béatifié en même temps que sa sœur Jacinta par le pape Jean-Paul II[7]. Francisco et sa sœur Jacinta sont les plus jeunes Bienheureux de l'Église (respectivement, 11 et 9 ans)[1].

Sa fête liturgique est fixée le 4 avril[4],[8].

Autres célébrations[modifier | modifier le code]

Les 12 et , le pape Benoît XVI visite le sanctuaire de Fátima pour le dixième anniversaire de la béatification des pastoureaux Jacinta et Francisco[9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Les voyants : le bienheureux François Marto », sur Notre Dame de Fatima, fatima.be (consulté le 30 août 2016)
  2. « Les voyants, la bienheureuse Jacinta Marto », sur Notre Dame de Fatima, fatima.be (consulté le 31 août 2016)
  3. (pt) António Augusto Borelli Machado, As aparições e a mensagem de Fátima nos manuscritos da Irmã Lúcia, Lisbonne, Centro Cultural Reconquista, , 23e éd. (ISBN 972-95919-0-3).
  4. a, b et c « Magnificat », Magnificat, no 257,‎ , p. 67
  5. a, b et c (it) Cristina Siccardi, « Beato Francesco Marto, Veggente di Fatima », sur Santi e Beati, santiebeati.it,‎ (consulté le 30 août 2016)
  6. « François et Jacinthe béatifiés », sur Notre Dame de Fatima, fatima.be (consulté le 30 août 2016)
  7. Jean-Paul II, « Homélie du pape Jean-Paul II pour la béatification de Jacinta et Francisco Marto », sur Vatican, vatican.va,‎ (consulté le 29 août 2016)
  8. « Bienheureux François Marto », sur Nominis, nominis.cef.fr (consulté le 29 août 2016)
  9. « Voyage apostolique au Portugal pour le dixième anniversaire de la béatification de Jacinta et Francisco, pastoureaux de Fátima (11-14 mai 2010) », sur Vatican, vatican.va,‎ (consulté le 29 août 2016)
  10. (pt) Alexandre Brito, « Papa lembrou João Paulo II na Capelinha das Aparições », RTP,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]