Francis Sanford

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Francis Sanford
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Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
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FaaaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Francis Ariioehau SanfordVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Francis Sanford (Francis Ariioehau Sanford), né le à Papeete et mort le à Faa'a[1], est un homme politique polynésien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Instituteur de profession, il occupe des fonctions administratives subalternes pendant la guerre (liaison avec la base américaine de Bora-Bora) puis à partir de 1959 (interprète du gouvernorat). En 1963, il devient chef des Affaires tahitiennes au gouvernorat.

Il est élu maire de Faaʻa en 1965, à l'occasion de la création de cette municipalité et fonde peu après le parti E'a Api[2].

En 1967, soutenu au second tour par Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing et par les responsables métropolitains de l'UNR, il bat le député autonomiste John Teariki, tandis que le candidat UT-UNR Nedo Salmon s'est retiré sous la contrainte ; il s'inscrit au groupe des Républicains indépendants, qu'il quitte assez vite compte tenu du faible soutien qu'il y trouve pour un changement du statut du territoire. Il rejoint ensuite le groupe Progrès et démocratie moderne (PDM) de Jacques Duhamel, et ultérieurement le groupe des Réformateurs (Jean-Jacques Servan-Schreiber).

Allié avec John Teariki et le Pupu Here Aia à partir de 1967, il est réélu député en 1968, écrasant Nedo Salmon dès le premier tour (cas exceptionnel alors que la métropole a voté massivement pour les gaullistes) et en 1973. En novembre 1968, il réussit à obtenir la levée de l'interdiction de séjour en Polynésie qui frappait toujours le vieux leader autonomiste Pouvanaa Oopa.

Il est délégué de François Mitterrand, candidat à l'élection présidentielle en 1974. En 1975, dans le cadre de discussions sur un nouveau statut, se forme le « Front uni pour l'autonomie interne » (Sanford-Teariki-Vanizette) face à l'Union tahitienne de Gaston Flosse. En juin 1976, il démissionne de son mandat de député pour obtenir la dissolution de l'Assemblée territoriale dont les locaux sont occupés par les partisans du Front uni[3]. Il est réélu contre Gaston Flosse en septembre 1976. Après la mise en place du nouveau statut (juillet 1977), Il démissionne afin de prendre le poste de vice-président du Conseil de gouvernement ET est remplacé par son suppléant, John Teariki.

En 1982, Ea Api subit la scission de son Secrétaire général, Emile Vernaudon qui fonde le parti Ai’a Api.

Il meurt le 21 décembre 1996 à son domicile de Faaa et est inhumé le lendemain au cimetière de l'Uranie de Papeete[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Yves Haupert, Francis Sanford à cœur ouvert : Les mémoires du dernier metua, père de l'autonomie polynésienne, Polynésie française, Au vent des îles, , 376 p. (ISBN 978-2909790640, lire en ligne)
  2. Source sur Francis Sanford : Bengt Danielsson, Moruroa, notre bombe coloniale, L'Harmattan, 1993.
  3. Voir la page Histoire de la Polynésie française pour les détails

Liens externes[modifier | modifier le code]