Francine Faure

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Francine Faure
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
Sépulture
Nationalité
Activité
Fratrie
Conjoint
Enfants
Catherine Camus (d)
Jean Camus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Francine Faure, née le à Oran en Algérie, et morte le (à 65 ans), est une mathématicienne[réf. souhaitée] et pianiste française spécialiste de Bach[1],[2], seconde épouse d'Albert Camus.

Elle était décrite comme violente envers son mari et ses enfants.[citation nécessaire]

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est originaire d'une famille française de la classe moyenne d'Oran[2],[3]. Son père meurt à la première bataille de la Marne en 1914 où est également mort le père de Camus. Fernande, sa mère, est considérée par Olivier Todd, biographe de Camus, comme dominatrice. Son grand-père a construit une partie du port d'Oran. Elle est pianiste spécialiste de la musique de Bach, et enseigne aussi les mathématiques, parfois comme enseignante suppléante.

Elle rencontre Camus à Alger, en 1937, et l'épouse à Lyon, le . Ils repartent ensemble à Oran en janvier 1941 où Francine trouve un emploi d'enseignante suppléant[3].

Bien que Camus soit indifférent sinon hostile au mariage formel et soit de nombreuses fois infidèle à Francine, le couple a des jumeaux, Catherine et Jean Camus, à Paris, en 1945, après la libération de la ville, où Francine a déménagé après la séparation de deux ans d'Albert participant à la résistance française à l'époque.

Francine souffrant de dépression, est hospitalisée. De l'insuline et une thérapie par électrochocs sont à diverses reprises prescrites[4]. Elle s'est une fois jetée d'un balcon mais on ne sait si c'était pour échapper à l'hôpital ou pour se tuer[5]. Sa dépression a été mise en partie sur le compte des infidélités conjugales de son mari.

Alors qu'il allait annoncer à Francine qu'il la quittait, Camus se tue dans un accident de voiture[6]. Elle et Camus sont enterrés ensemble à Lourmarin[7].

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est la sœur de Christiane Faure (1908-1998).

Citation[modifier | modifier le code]

« Je sais seulement qu'elle [Francine Faure] l'a toujours aimé. Et lui [Albert Camus], je pense, aussi. Il y a eu d'autres femmes, et d'autres amours. Mais il ne l'a jamais laissée. »

« Elle, elle m'a dit qu'ils s'étaient toujours aimés, et que cela n'avait jamais été médiocre. »

— Catherine Camus, L'Obs, 20 novembre 2009[8],[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Deborah Weagel, Essays on Music and the Spoken Word and on Surveying the Field, vol. 7, Amsterdam/New York, Rodopi, , 181–196 p. (ISBN 978-90-420-1897-6, lire en ligne)].
  2. a et b Stephen Eric Bronner, Camus : Portrait of a Moralist, University of Chicago Press, , 183 p. (ISBN 978-0-226-07567-9, lire en ligne), p. 8

    « Francine Fauve, une jolie mais physiquement délicate mathématicienne issue d'une famille de la classe moyenne provinciale à Oran. »

  3. a et b Marilyn S. Severson, Masterpieces of French Literature, Greenwood Publishing Group, , 186 p. (ISBN 978-0-313-31484-1, lire en ligne), p. 19
  4. Neil Heims, Albert Camus, Chelsea House, , 3–54 p. (ISBN 978-1-4381-1515-3, lire en ligne), p. 41, Heims écrit : « En 1953, La douleur de Francine à l'indifférence de Camus et à son amour non partagé est devenue accablante. Elle s'est exprimée dans une dépression qui s'est développée en pathologie qui a entraîné une tentative de suicide et un grave retrait du réel, regardant droit devant elle et répétant le nom de Maria Casarès. Francine a été hospitalisée et a reçu plus de trente électrochocs. »
  5. Stephen M. O'Brien, God and the Devil are Fighting : The Scandal of Evil in Dostoyevsky and Camus, City University of New York, Department of Comparative Literature, (ISBN 978-0-549-61137-0, lire en ligne), p. 221

    « La seconde épouse de Camus a peut-être tenté de se suicider à deux reprises en sautant, dans un cas, d'un balcon à Oran et à une autre occasion du deuxième étage de l'hôpital psychiatrique de Saint-Mandé où elle était soignée pour dépression. Il est raisonnable de penser que ces tentatives de suicide étaient liées, au moins partiellement, à l'humiliation et à la désorientation que Francine a pu ressentir à cause de l'infidélité conjugale ouverte de Camus. »

  6. Voir sur lefigaro.fr.
  7. Lubéron, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette (collectif), 2012 « La tombe de Camus et de son épouse Francine Faure ressemble à deux jardinets piqués de romarins, de lavande et d'iris. »
  8. « «Tu es triste, Papa??– Non, je suis seul» », Bibliobs,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2017)
  9. « «Tu es triste, Papa? Non, je suis seul» - PDF », sur docplayer.fr (consulté le 21 avril 2018)