Francine Faure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Francine Faure
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Marguerite Fernande Francine FaureVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie
Conjoint
Enfants
Catherine Camus (d)
Jean Camus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Francine Faure, née le [1] à Oran en Algérie, et morte le à Louveciennes[2], est une enseignante en mathématique et pianiste française spécialiste de Bach, seconde épouse d'Albert Camus dont elle a dirigé des éditions posthumes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francine Faure est originaire d'une famille française de la classe moyenne d'Oran[3],[4],[5]. Son père meurt à la première bataille de la Marne en 1914 où est également mort le père de Camus. Son grand-père a construit une partie du port d'Oran. Elle est pianiste spécialiste de la musique de Bach, et enseigne aussi les mathématiques[6],[7],[3].

Elle rencontre Camus à Alger, en 1937, et l'épouse à Lyon, le [6]. Ils repartent ensemble à Oran en janvier 1941 où Francine trouve un emploi d'enseignante suppléant[4].

Bien que Camus soit indifférent sinon hostile au mariage formel et soit de nombreuses fois infidèle à Francine, le couple a des jumeaux, Catherine et Jean Camus, à Paris, en 1945, après la libération de la ville, où Francine a déménagé après la séparation de deux ans d'Albert participant à la résistance française à l'époque.

Francine souffrant de dépression, est hospitalisée. De l'insuline et une thérapie par électrochocs sont à diverses reprises prescrites[6],[8]. Sa dépression a été mise en partie sur le compte des infidélités conjugales de son mari[6].

Alors qu'il allait annoncer à Francine qu'il la quittait, Camus se tue en janvier 1960 dans un accident de voiture[9]. Elle constitue autour d'elle un comité de quelques personnes chargé de mettre au point la publication d'œuvres posthumes de l'écrivain. Ce comité est formé de Jean-Claude Brisville, Roger Quillot, Paul Viallaneix et Roger Grenier[10].

Elle meurt à son tour le 24 décembre 1979. Elle et Camus sont enterrés ensemble à Lourmarin[11].

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est la sœur de Christiane Faure (1908-1998).

Citation[modifier | modifier le code]

« Je sais seulement qu'elle [Francine Faure] l'a toujours aimé. Et lui [Albert Camus], je pense, aussi. Il y a eu d'autres femmes, et d'autres amours. Mais il ne l'a jamais laissée. »

« Elle, elle m'a dit qu'ils s'étaient toujours aimés, et que cela n'avait jamais été médiocre. »

— Catherine Camus, L'Obs, 20 novembre 2009[12],[13]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Archives Nationales d'Outre-Mer, Algérie, commune d'Oran, année 1914, acte de naissance no 3670, vue 981/1039
  2. Archives en ligne de Paris, 6e arrondissement, année 1980, transcription de l'acte de décès no 6, cote 6D 296, vue 2/31
  3. a et b Stephen Eric Bronner, Camus : Portrait of a Moralist, University of Chicago Press, , 183 p. (ISBN 978-0-226-07567-9, lire en ligne), p. 8

    « Francine Fauve, une jolie mais physiquement délicate mathématicienne issue d'une famille de la classe moyenne provinciale à Oran. »

  4. a et b (en) Marilyn S. Severson, Masterpieces of French Literature, Greenwood Publishing Group, , 186 p. (ISBN 978-0-313-31484-1, lire en ligne), p. 19
  5. « Le témoignage de Francine Camus », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. a b c et d Alain Rubens, « Les femmes d'Albert Camus », L’Express,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Deborah Weagel, « Word and music studies », dans Suzanne M. Lodato et David Francis Urrows (dirs.), Essays on Music and the Spoken Word and on Surveying the Field, vol. 7, Amsterdam/New York, Rodopi, (ISBN 978-90-420-1897-6, lire en ligne), p. 181–196
  8. (en) Neil Heims, « Biography of Albert Camus », dans Harold Bloom, Albert Camus, Chelsea House, (ISBN 978-1-4381-1515-3), p. 3–54
  9. Isabelle Nataf, « Un Camus intimiste », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  10. « Publications posthumes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. Lubéron, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette (collectif), 2012 « La tombe de Camus et de son épouse Francine Faure ressemble à deux jardinets piqués de romarins, de lavande et d'iris. »
  12. « «Tu es triste, Papa??– Non, je suis seul» », Bibliobs,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2017)
  13. « «Tu es triste, Papa? Non, je suis seul» - PDF », sur docplayer.fr (consulté le 21 avril 2018)