Franc-maçonnerie en Turquie

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Cet article présente diverses informations sur l'histoire et la situation actuelle de la franc-maçonnerie en Turquie.

Carte postale naïve de 1895 saluant la Constitution ottomane du 23 décembre 1876, figurant le sultan Abdul-Hamid Ainsi que les différents peuples de l'empire en fraternité et la Nation ottomane se relevant de ses chaînes. L'ange symbolisant l'émancipation porte une écharpe avec les mentions « Liberté, Égalité, Fraternité » en turc et grec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une franc-maçonnerie de type français s'implante en Turquie au cours du XIXe siècle, tout d'abord à Salonique puis à Constantinople. Il semble qu'elle soit arrivée par les loges militaires nées durant la guerre de Crimée, au contact d'officiers franc-maçons anglais et français, et par des loges d'intellectuels constituées autour des professeurs français des écoles de l'Alliance universelle. Les maçons sont alors très actifs dans l'armée, où les militaires hostiles à l'absolutisme et voulant laïciser l'état et le sultan pouvaient en effet se réunir à l'abri des loges pour pouvoir s'exprimer librement sur l'avenir de l'Empire ottoman. Le sultan, en effet, était aussi le commandeur des croyants avec rang de calife, et l'islam, religion d'état de l'Empire, inspirait la législation et soumettait les non-musulmans à des discriminations comme le haraç (capitation supplémentaire) ou l'impossibilité de faire carrière dans l'armée[1].

La révolution des Jeunes-Turcs de 1908 se fait grâce à l'aide de la franc-maçonnerie turque dépendant du Grand Orient de France : elle est d'abord laïque et égalitaire avant de prendre une coloration nationaliste durant les Guerres balkaniques. Les premiers lycées modernes de Salonique ont des maçons comme professeurs et dirigeants : ils influenceront en partie Mustafa Kemal, le fondateur de la république turque, lui-même initié à la loge Vedata qu'il quitte rapidement par la suite.[réf. nécessaire] Cependant il lui faudra être auréolé du statut de sauveur de la nation, au terme de la guerre d'indépendance turque, pour pouvoir déposer le Sultan, laïciser l'état et la législation, romaniser l'écriture et rendre l'instruction publique obligatoire, réformes radicales qui n'auraient jamais été acceptées par la majorité des populations en temps de paix[2]. En 1935, le gouvernement turc, sous l'ordre d'Ataturk, ordonne la fermeture des loges maçonniques. Elles seront par la suite rouvertes par la demande du gouvernement d'Ismet Inonu en 1948.

Situation obédientielle[modifier | modifier le code]

Voir l’article annexe : Liste d'obédiences maçonniques#Turquie.

On trouve en 2016 en Turquie des obédiences dite « liberale et adogmatique » ou « régulière ».

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Paul Naudon, Histoire générale de la franc-maçonnerie, Presses Universitaires de France, 1981 (ISBN 2-13-037281-3)
  2. Alexandre Adler, Rendez vous avec l'Islam, p. 175.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Paul Naudon, Histoire générale de la franc-maçonnerie, Paris, Presses Universitaires de France, , 2e éd. (ISBN 978-2-13-037281-3)
  • Jean-Marc Aractingi, Histoire mondiale de la franc-maçonnerie en terre d'Islam : Turquie-Egypte-Iran, t. 1, Paris, Editions Erick Bonnier, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]