Françoise Boivin

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Françoise Boivin
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Fonction
Députée de la chambre des communes du Canada
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
GatineauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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Parti politique

Françoise Boivin (née le à Hull) est une avocate et femme politique canadienne. Elle a été députée à la Chambre des Communes du Canada pour la circonscription de Gatineau, d'abord de 2004 à 2006, représentant le Parti libéral du Canada, puis de 2011 à 2015 pour le Nouveau Parti démocratique.

Études, carrière et implication[modifier | modifier le code]

Françoise Boivin est diplômée de l'Université d'Ottawa en sciences sociales ainsi qu'en droit civil.

Elle est membre du Barreau du Québec depuis 1984. Elle a commencé sa carrière d'avocate chez Beaudry & Bertrand et a cofondé la firme Letellier & Associés. À cette époque, elle a été enseignante et responsable des négociations à l'École du Barreau.

Elle a animé une tribune téléphonique à CJRC-1150, « Le choc des idées » de 1998 à 2002 et « Dossier Boivin » une émission d'affaires publiques au Canal Vox Outaouais en 2003 et 2004. Lors de la montée des prix de l'essence, elle avait incité son auditoire à boycotter Petro-Canada afin de faire baisser les prix.

Depuis l'an 2000, elle travaille dans sa propre firme où elle s'attarde principalement au droit du travail. Impliquée dans sa communauté, elle a travaillé sur des campagnes de levées de fonds pour la Fondation canadienne du Cancer, la Société Alzheimer de l'Outaouais ainsi que la Fondation des maladies du cœurs de l'Outaouais. Elle a aussi étroitement travaillé avec diverses agences régionales s'occupant de la condition féminine et des personnes âgées.

Députée libérale de Gatineau (2004-2006)[modifier | modifier le code]

Élue députée fédérale de Gatineau en juin 2004 sous la bannière libérale, elle est choisie par le Premier ministre Paul Martin comme motionnaire de la motion d'adresse en réponse au discours du Trône, lors de son entrée à la Chambre des communes. En novembre 2004, elle a été élue présidente du caucus féminin libéral. Elle fut la première députée du Québec à occuper ce poste. Elle fut aussi une des premières députées à s'opposer au projet de bouclier anti-missile, position qui fut ultimement retenue par le gouvernement de Paul Martin.

Elle a été membre du comité des finances, du comité permanent des langues officielles, du comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre et du comité législatif chargé du projet de loi C-38 sur le mariage entre conjoints de même sexe. Elle a aussi été membre du sous-comité sur le privilège parlementaire et du comité du caucus libéral sur les villes et les collectivités.

En 2005, elle est nommée députée recrue de l'année par Susan Delacourt du Toronto Star et en même temps nommée députée la plus assidue par le Journal de Montréal pour être une des rares personnes n'ayant manqué aucun vote en Chambre. En mai 2005, en tant que membre du Comité sur la procédure et des affaires de la Chambre, elle a appuyé la proposition détaillée d'Ed Broadbent sur la réforme électorale, ce qui forma la base du rapport du comité de mois suivant.

Elle fut défaite à l'élection générale du 23 janvier 2006 par Richard Nadeau du Bloc québécois. Françoise Boivin est restée active dans le Parti libéral du Canada en appuyant Michael Ignatieff lors de la course au leadership en 2006 et a occupé les fonctions de spécialiste médiatique pour la Commission libérale féminine.

Passage au NPD[modifier | modifier le code]

Le 25 février 2008, Boivin a annoncé qu'elle avait l'intention de se présenter comme candidate pour le Nouveau Parti démocratique dans Gatineau en vue de la prochaine élection. Elle a expliqué que son changement de parti était principalement motivé par le refus des Libéraux de faire tomber le gouvernement Harper.[citation nécessaire] Elle fut officiellement nommée candidate le 18 juin 2008. Elle s'est classée en seconde position lors de la 40e élection fédérale en octobre 2008, devançant les candidats libéral et conservateur. Elle a été défaite de justesse par le bloquiste Richard Nadeau[1].

De 2008 à 2011[modifier | modifier le code]

Elle poursuit son travail dans sa firme et reste présente au sein des organisations communautaires de l'Outaouais. Elle a été membre du Réseau des femmes d'affaires et professionnelles de l'Outaouais et conférencière invitée à l'École d'administration de la Commission de la fonction publique. Elle a été coanimatrice de l'émission "La vérité choc" avec Roger Blanchette au Canal Vox et animatrice de l'émission "Le témoin est à vous" au même poste, en plus d'être une fréquente commentatrice à l'émission de Denis Lévesque à LCN et TVA.

Élection fédérale de 2011[modifier | modifier le code]

Le 2 mai 2011, elle est élue avec 35 262 votes dans la circonscription électorale fédérale de Gatineau par 61,8 % des voix, la troisième plus forte majorité au pays, et la plus forte au Québec.

Le 26 mai 2011, elle est nommée porte-parole de l'opposition officielle du Canada pour la condition féminine par Jack Layton[2], responsabilité qu'elle conservera jusqu'en avril 2012. Le 20 septembre 2011, la chef de l'Opposition par intérim Nycole Turmel la nomme porte-parole adjointe à la Justice; elle est promue porte-parole en titre en avril 2012 par le nouveau chef du NPD Thomas Mulcair[3]. De plus, Françoise Boivin a coprésidé de juin 2011 à avril 2012 le Comité mixte permanent d'examen de la réglementation avec le sénateur conservateur Bob Runciman[4].

Lors des élections fédérales de 2015, Françoise Boivin a été défaite par le libéral Steven MacKinnon.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nadeau a été réélu, mais avec le pourcentage de voix le plus bas au Canada pour un élu ((en) Canadian election results trivia) soit 29,1 % sur un taux de participation de 61,5 %. Il donc été réélu par 17,9 % des électeurs éligibles dans Gatineau.
  2. Cabinet fantôme, sur le site du NPD
  3. Fiche de Françoise Boivin sur Parlinfo.
  4. Membres du comité, sur le site du Parlement du Canada.