Françoise Bettencourt Meyers

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Françoise Bettencourt Meyers
Naissance (63 ans)
Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité Française
Famille
Eugène Schueller (grand-père)
Louise Doncieux (grand-mère)
André Bettencourt (père)
Liliane Bettencourt (mére)
Jean-Pierre Meyers (mari)
Jean-Victor Meyers (fils)
Nicolas Meyers (fils)

Françoise Bettencourt Meyers[1], née le 10 juillet 1953 à Neuilly-sur-Seine, est une femme d'affaires et écrivaine française, fille unique d'André et Liliane Bettencourt. Membre du comité de direction du groupe L'Oréal, elle est également l'auteure de plusieurs ouvrages sur la Bible et les relations entre judaïsme et christianisme[2]. Depuis 2007, un litige l'oppose à l'écrivain-photographe François-Marie Banier qui a reçu de sa mère un don de près d'un milliard d'euros .

Biographie[modifier | modifier le code]

Élevée dans la religion catholique, Françoise Bettencourt rencontre à Megève son futur époux, Jean-Pierre Meyers, lui-même petit-fils de l'ancien rabbin de Neuilly-sur-Seine, Robert Meyers, déporté avec son épouse à Auschwitz. Elle se marie le à Fiesole, en Toscane[3]. Ils ont deux fils, Jean-Victor (né en 1986) et Nicolas (né en 1988), élevés dans le judaïsme[2].

Tout en assurant son rôle aux côtés de son mari à la direction de L'Oréal, Françoise Bettencourt Meyers se consacre au piano et à l'étude de l'exégèse biblique. Elle publie notamment une « somme » en cinq volumes, dont Bernard-Henri Lévy salue l'érudition[4], et dont les droits sont « intégralement versés à l'association Médecins sans frontières »[5].

Par ailleurs, Françoise Bettencourt Meyers fait du mécénat dans le domaine de la recherche sur la surdité.

Plainte contre François-Marie Banier[modifier | modifier le code]

Le , à la suite des donations effectuées par sa mère, Liliane Bettencourt, au profit de François-Marie Banier[6], Françoise Bettencourt Meyers accuse ce dernier d'« abus de faiblesse » envers sa mère[7]. L'affaire est placée sous la responsabilité de Philippe Courroye, procureur de la République au tribunal de grande instance de Nanterre[8], Mme Bettencourt étant domiciliée à Neuilly-sur-Seine. En 2008, une tentative de conciliation échoue[9].

Le dossier est classé sans suite en septembre 2009. Françoise Bettencourt Meyers saisit alors le juge des tutelles[10]. Le procès prévu pour le a été renvoyé pour complément d'information[11]. Les intérêts de Françoise Bettencourt Meyers sont représentés par Me Olivier Metzner, et ceux de sa mère par Me Georges Kiejman.

En juin 2010, Françoise Bettencourt Meyers transmet à la police des enregistrements de conversations au domicile de sa mère, mettant en cause plusieurs personnalités du gouvernement français[12]. Ces enregistrements clandestins ont été réalisés en 2009-2010 par le majordome de Mme Bettencourt. L'ancien majordome explique qu'il souhaitait « venger » les employés de maison que Mme Bettencourt a licenciés lorsque ceux-ci ont témoigné de la faiblesse psychologique de leur employeuse[13],[14]. Une partie de ces enregistrements est diffusée sur le site Mediapart.

À la suite de ces révélations, Liliane Bettencourt porte plainte pour « atteinte à la vie privée », « vol » et « faux témoignages »[15], et déplore dans un entretien accordé au Monde que sa fille ait pu disposer de ces enregistrements[16],[17], son avocat Georges Kiejman ajoutant parallèlement que sa cliente considèrerait sa fille et l'avocat de celle-ci, Olivier Metzner, comme les « instigateurs » de cet « espionnage », dont son confrère serait, selon ses vues, « le cerveau et le complice »[17]. Cette dernière accusation conduit Olivier Metzner à annoncer son intention de porter plainte en diffamation contre Georges Kiejman.

Le , Françoise Bettencourt Meyers réitère la demande de protection de sa mère[18] alors que la juge Isabelle Prévost-Desprez est autorisée à enquêter[19] sur un éventuel abus de faiblesse de la milliardaire, sur la base d'enregistrements clandestins.

En décembre 2010, elle signe un accord avec François Marie Banier et elle renonce à ses poursuites[20] Cet accord engage ce dernier à restituer une partie des dons perçus et à ne plus en percevoir.

Françoise Bettencourt Meyers est mise en examen le pour « subornation de témoin » notamment en raison d'un prêt de 300 000 consenti en novembre 2012 à Claire Thibout, ancienne comptable de sa mère ayant joué un rôle crucial dans le développement de l'affaire Bettencourt[21].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Dieux grecs. Généalogies (Préface d'Hélène Ahrweiler)[22], éditions Christian, Paris :
  • Les Trompettes de Jéricho : Regard sur la Bible : Mieux se comprendre entre juifs et catholiques (Préface d'Alain Decaux), éditions de l'Œuvre, Paris, 2008, 6 volumes (selon le catalogue de la BNF) ou 4 volumes (selon l'éditeur)[5], 576 p. (selon l'éditeur)[5] ou 755 p. (selon Amazon.fr)[23], (ISBN 978-2-35631-019-4), (notice BnF no FRBNF41416075). — Ouvrage lauréat, en 2009, d'un prix littéraire Les Lauriers Verts, section « Spiritualité »[24] :
    • Vol. I : Mots et expressions d'origine biblique
    • Vol. II : Arbre généalogique, d'Adam et Ève aux tribus d'Israël
    • Vol. II bis : Index généalogique
    • Vol. III : D'un Testament à l'autre, judaïsme et catholicisme
    • Vol. IV : Animaux, plantes, mesures, monnaie, nombres dans la Bible
    • Vol. non numéroté : Annexes
  • L'Oreille dans tous ses états !, écrit avec le professeur Bruno Frachet, coffret comprenant 5 opuscules au profit de AGIR POUR L'AUDITION (recherche et prévention pour la santé auditive)
    • Ne faites plus la source oreille !, opuscule de 90 p. édité en 2011
    • Ensemble prêtons l'oreille, opuscule de 195 p. édité en 2012
    • A bon entendeur, salut !, opuscule de 155 p. édité en 2013
    • Un peu dur d'oreille ?, opuscule de 49 p. édité en 2013
    • Les Ouï-dire, opuscule de 135 p. édité en 2014

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Bettencourt ne recourt pas au trait d'union entre son nom personnel et celui de son mari, cf. notices bibliographiques de ses ouvrages, dans le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, tandis que Raphaëlle Bacqué, dans le dossier de M, le magazine du Monde, daté du samedi 10 mars 2012, précise, en page 42, que Françoise Bettencourt Meyers « veut voir [son nom d'usage] écrit sans trait d'union entre ce nom si symbolique pour l'industrie française et celui de son mari ».
  2. a et b Les Échos, décembre 2009.
  3. "Face au scandale", par Raphaëlle Bacqué et Béatrice Gurrey, Le Monde, 29-30 août 2010
  4. Le Point.fr, Bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, 11 décembre 2008.
  5. a, b et c Selon la fiche de l'ouvrage aux éditions de l'Œuvre
  6. « La milliardaire et le favori », Lepoint.fr, 18 décembre 2008
  7. « L'héritière de L'Oréal accusée par sa fille de dilapider ses milliards », lepoint.fr, 18 décembre 2008.
  8. Lefigaro.fr, 12 février 2009.
  9. La conciliation avortée, par Christophe d'Antonio, La Lady et le dandy, extrait sur Challenges.fr.
  10. lemonde.fr, 2 décembre 2009.
  11. lenouvelobs;com 1er juillet 2010.
  12. Tribune de Genève, 17 juin 2010
  13. « Les étranges conversations de Liliane Bettencourt », Lemonde.fr, 16 juin 2010.
  14. france2.fr, 18 juin 2010.
  15. leparisien.fr et AFP, article « Enregistrements : Liliane Bettencourt porte plainte », 18 juin 2010, le parisien.fr.
  16. Michel Guerrin, entretien « 21 minutes avec Liliane Bettencourt », 19 juin 2010, lemonde.fr, intégralement publié dans l'édition imprimée du Monde, datée des 20 et 21 juin 2010.
  17. a et b leparisien.fr, article « Enregistrements pirates : Liliane Bettencourt accuse sa fille », 19 juin 2010.
  18. Marie-France Etchegoin, article « Courroye saisi d'une nouvelle demande de mise sous tutelle de Bettencourt », 13 juillet 2010, nouvelobs.com.
  19. Challenges.fr et Agence France-Presse, article « Affaire Bettencourt : une victoire pour Prévost-Desprez », 13 juillet 2010.
  20. Banier aurait accepté de rendre une partie des largesses de Liliane Bettencourt La Tribune 7 décembre 2010
  21. http://lci.tf1.fr/france/justice/francois-bettencourt-meyers-mise-en-examen-pour-subornation-8763688.html
  22. Le nom de la préfacière est orthographié par erreur « Ahrweiller » dans les deux notices bibliographiques de la Bibliothèque nationale de France, bien qu'il soit orthographié correctement sur la couverture de l'édition de 1994.
  23. Selon une fiche du site Amazon.fr consacrée à cet ouvrage. Le titre "Les trompettes de Jéricho" figure en surtitre commun sur le coffret et chacun des volumes.
  24. Source : liste des Prix littéraires Les Lauriers Verts de la Forêt des Livres, décernés le 30 août 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe d'Antonio, La Lady et le Dandy, éditions Jacob-Duvernet, Paris, juin 2010, 213 p., (ISBN 978-2-84724-287-4).