François d'Orléans (1961)

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François d’Orléans
Description de l'image defaut.svg.

Titre

« Héritier du trône de France »
(succession orléaniste)

Depuis le
(17 ans 11 mois et 5 jours)

Prédécesseur Henri d’Orléans
Biographie
Titulature « Comte de Clermont »
« Dauphin de France »
Dynastie Maison d’Orléans
Naissance (56 ans)
Boulogne-Billancourt (France)
Père Henri d’Orléans, « comte de Paris, duc de France »
Mère Marie-Thérèse de Wurtemberg, « duchesse de Montpensier »
Description de cette image, également commentée ci-après

Dauphins de France

François d'Orléans, « dauphin de France » et « comte de Clermont », né à Boulogne-Billancourt le 7 février 1961 est un membre de la maison d’Orléans, fils aîné d'Henri d’Orléans, « comte de Paris, duc de France », et de Marie-Thérèse de Wurtemberg, « duchesse de Montpensier ».

Son handicap, reconnu par la justice, est la source d'une controverse au sein de la famille d'Orléans et leurs partisans (appelés orléanistes) à propos de sa capacité à être le prochain « chef de la maison royale de France ». À ce sujet, des décisions contradictoires ont été prises par son grand-père et son père. Sa position de « dauphin de France » ne fait donc pas l'unanimité parmi sa famille et les orléanistes.

Filiation[modifier | modifier le code]

François d'Orléans est le fils aîné d'Henri d’Orléans (1933), « comte de Paris », « duc de France » et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom d'« Henri VII », et de sa première épouse, la princesse allemande Marie-Thérèse de Wurtemberg (1934), « duchesse de Montpensier ».

François est donc le petit-fils de deux prétendants : Henri d’Orléans (1908-1999), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France (« Henri VI »), et Philippe de Wurtemberg (1893-1975), « duc de Wurtemberg » et prétendant au trône de Wurtemberg (« Philippe II »).

Par ailleurs, par sa grand-mère maternelle, la princesse Rose-Marie de Habsbourg-Toscane (1906-1983), François d'Orléans descend du roi Charles X et de son fils le duc de Berry.

Son prénom lui vient de son oncle paternel, François d'Orléans (1935-1960), « duc d'Orléans » à titre posthume, mort pour la France en Algérie un an avant la naissance de son neveu.

Succession orléaniste[modifier | modifier le code]

Atteint de toxoplasmose pendant la grossesse de sa mère, François d'Orléans est, comme sa sœur cadette Blanche (1962) gravement handicapé mentalement. C’est la raison pour laquelle son grand-père, alors aîné des Orléans, décide, le 25 septembre 1981, de l'écarter de la « succession au trône » au profit de son frère cadet, Jean (1965), « duc de Vendôme », sans possibilité d'y revenir[1].

En 1999, Henri d'Orléans devient à son tour l'aîné des Orléans et décide de revenir sur les actes de son père (en « violation » de « l'acte » de 1981). Il rend alors à son fils François ses « droits dynastiques » et fait de Jean le futur régent de son frère. Le 6 mars 2003, il publie le nouvel ordre de succession dans la famille royale, et précise : « Le fait que mon fils aîné, le dauphin François, soit handicapé n'est pas une raison suffisante pour l'écarter de ses droits. Un tel acte arbitraire ouvrirait la porte à toute sorte d'abus ultérieurs. C'est pourquoi mon fils Jean, duc de Vendôme, assume la charge de son frère aîné en tant que Régent du Dauphin. »[2]

Le 18 mai 2016, le « comte de Paris » et « duc de France » a fait savoir via, le magazine Point de vue, qu'il reconnaissait comme son héritier à la tête de la maison de France, son fils aîné, le « comte de Clermont », et ce malgré son handicap. François d'Orléans, lorsqu'il deviendra chef de maison à la mort de son père, sera entouré d'un conseil de régence composé de son frère Jean d'Orléans, « duc de Vendôme », de son oncle Jacques d'Orléans, « duc d'Orléans », de son cousin germain Charles-Louis d'Orléans, « duc de Chartres », et de deux personnes issues de la société civile.[3].

Jean d'Orléans, par un communiqué daté du 1er août 2016[4], a contesté les décisions de son père, et a fait savoir qu'il serait le prochain « chef de la Maison de France » à la suite de son père. Il réaffirme pour cela l'« acte souverain » du défunt « comte de Paris » (1908-1999) daté du 25 septembre 1981[5], par lequel il excluait le prince François de la succession dynastique, sans possibilité d'y revenir.

Titulature[modifier | modifier le code]

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison.

Héritier du « comte de Paris », François d'Orléans porte les titres de :

Ancêtres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Montjouvent, Le comte de Paris et sa descendance, Charenton [Val-de-Marne], Éd. du Chaney, , 478 p. (ISBN 2-913211-00-3)
  • Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 447 et seq. (section « Maison de France »)
  • Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d'un trône, Paris, Perrin, 1999, 406 p., (ISBN 2-262-01583-X).
  • Henri d'Orléans, Ma Vie, Tallandier, Paris, 2003.
  • Henri d'Orléans, À mes fils, Albin Michel, Paris, 1990.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Acte du 25 septembre 1981 du comte de Paris », sur princejeandefrance.fr, (consulté le 16 mai 2017)
  2. « Succession dynastique dans la Famille royale de France » par Henri d'Orléans, « comte de Paris » et « duc de France », le 6 mars 2003.
  3. Point de vue, no 3539, semaine du 18 mai au 21 mai 2016, p. 54-57.
  4. « http://princejeandefrance.fr/communique/ », sur Prince Jean de France, (consulté le 1er août 2016)
  5. Henri d'Orléans, comte de Paris, Acte du 25 septembre 1981, Chantilly, « Par suite de son handicap profond et sans espérance de guérison, et tel qu'il est immédiatement et judiciairement établi, mon petit-fils aîné le Prince François de France ne peut et ne pourra exercer aucune responsabilité. En conséquence, ses droits dynastiques français et les devoirs et obligations qui en découlent se trouvent, suivant le droit dynastique français, transférés à son frère venant après lui par ordre de primogéniture, c'est-à-dire, à mon petit-fils le Prince Jean de France et à sa postérité mâle et, à défaut de celle-ci ensuite à mon petit-fils le Prince Eudes de France et à sa postérité mâle. Par suite de cette situation il ne sera attribué aucun titre particulier au Prince François de France et celui-ci sera appelé : "Son Altesse Royale le Prince François d'Orléans, Fils de France". Si, après mon décès, il était procédé autrement toute décision tendant à modifier ce qui précède serait nulle et sans effet. Chantilly, le 25 septembre 1981. Signé : Henri, comte de Paris. »
  6. Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 446 (arbre généalogique de son frère Jean, « duc de Vendôme »)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]