François d'Assise

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François d’Assise
Saint chrétien
Image illustrative de l’article François d'Assise
François d'Assise sur une fresque de Cimabue dans la basilique d'Assise.
Saint, fondateur
de l'ordre des Frères mineurs
Naissance 1181 ou 1182
Assise, Duché de Spolète, Saint-Empire romain germanique
Décès   (44 ans)
Assise, États pontificaux
Nom de naissance Giovanni di Pietro Bernardone
Nationalité Italien
Ordre religieux Ordre des Frères mineurs de saint François
Vénéré à Basilique Saint-François (tombeau de François), Basilique Sainte-Marie-des-Anges, Val di Spoleto, Vallée de Rieti (4 ermitages dont Greccio, Fonte Colombo)
Canonisation 1228 Rome
par Grégoire IX
Vénéré par Église catholique, Communion anglicane, Églises luthériennes
Fête 4 octobre
Attributs représenté en bure marron et portant les stigmates, ou parlant à des oiseaux
Saint patron Italie, animaux, cultivateurs de l'écologie, louveteaux

François d'Assise (en italien : Francesco d'Assisi), né Giovanni di Pietro Bernardone à Assise (Italie) en 1181 ou 1182[Note 1] et mort le , est un religieux catholique italien, diacre, mystique, et fondateur de l'ordre des Frères mineurs (O.F.M.) en 1210, caractérisé par une sequela Christi dans la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et l'amour de la Création divine.

Chevalier du Christ et de Dame Pauvreté, saint François est considéré comme l'un des plus grands saints de l’histoire de l'Église : il fait accomplir au christianisme une mutation décisive, et est rapidement surnommé « l’Alter Christus », l’autre Christ, après sa mort. Selon la tradition catholique, il est le premier saint de l’Histoire à recevoir les stigmates. Il est aussi considéré comme le précurseur du dialogue interreligieux, notamment pour ses échanges avec le sultan d'Égypte Al-Kâmil, qu'il tente de convertir tout en cherchant à mettre fin à la cinquième croisade. S’il n’est pas exactement l’inventeur de la crèche vivante, on reconnaît qu’il en a amélioré la forme rendue plus réaliste, et qu’il a largement popularisé cette pratique en Occident.

En 1228, deux ans à peine après sa mort, Saint François est canonisé par le pape Grégoire IX, record battu seulement par Antoine de Padoue et Pierre de Vérone. François d'Assise est commémoré le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique. Avec sainte Catherine de Sienne, il est désigné saint patron de l'Italie, et est aussi associé au patronage des animaux et de l'environnement naturel.

Les écrits les plus célèbres relatifs à la vie de saint François et des premiers franciscains sont les Fioretti ou les petites fleurs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'une riche famille marchande, en Ombrie, François est né à Assise entre le mois de mai et septembre[Note 2] 1181 ou 1182[1].

François d'Assise par Orazio Gentileschi.

Il est l'aîné des sept enfants de Pietro Bernardone dei Moriconi, riche drapier d'Assise, et de Dona Joanna Pica de Bourlémont, femme pieuse issue de la noblesse provençale (la Provence est de culture occitane bien que relevant du Saint-Empire romain germanique jusqu'en 1481) et que Pietro a épousée en secondes noces en 1180 après un veuvage[2].

Son père n'est pas producteur de drap, mais revendeur, dans son échoppe ainsi que sur les marchés et les foires, allant chercher ses étoffes dans les zones de production ou d'échange. Sa richesse est constituée d'argent en numéraire placé ou prêté à intérêt, et des revenus de terres situées dans le contado et surtout de maisons dans la ville même[3].

À sa naissance, alors que son père est en France pour négocier draps et étoffes dans les foires de Provence et de Champagne, sa mère le fait baptiser sous le nom de Giovanni, Jean en l'honneur de l'apôtre homonyme, dans la cathédrale d'Assise consacrée à Rufin, saint patron de la ville.

De retour de son voyage en France où il a fait de très bonnes affaires et en hommage à ce pays, son père, lui donne le nom de Francesco, François en français, nom qu’il gardera et par lequel il sera mondialement connu[4],[5].

Jeunesse et vertus courtoises[modifier | modifier le code]

Dans les années 1190, il suit des cours dans l'école de chanoines de l'église San Giorgio à Assise où il apprend le latin.

Destiné à seconder son père et probablement à lui succéder, il quitte l'école à 14 ans et entre dans la corporation des marchands[6]. Il est doué d’une réelle compétence professionnelle et on lui reconnaît la qualité d’habile négociateur[7]. François vit alors une jeunesse dissipée marquée par les aspirations de son époque. Il commet peut-être à cette époque le péché de chair comme le suggère son Testament[8]. Son métier l’amène à entrer en relation avec la noblesse de sa commune, et ses grandes dépenses attestent qu’il cherche à en adopter le mode de vie et les idéaux courtois[9]. Si l’on en croit ses hagiographes, François nourrit l’ambition de devenir chevalier, c’est-à-dire d’assurer, en tant que miles, un service armé citadin à cheval avec le style de vie chevaleresque auquel il est lié[10]. Au sein de sa commune, il est du côté des minores, la bourgeoisie ascendante, contre les maiores qui ont le monopole des magistratures civiques[7]. À l'époque des révoltes communales avec leurs bourgeois aspirant à la noblesse, il fait la guerre à la noblesse d'Assise et de Pérouse. La défaite des Assisiates à Ponte San Giovanni, en sera pour lui suivie d'une année d'emprisonnement. Malade durant sa captivité (probablement un début de tuberculose), il est libéré à prix d’argent grâce à son père et doit, après son retour à Assise, calmer ses ardeurs[4]. Les maladies, contractées pendant ce séjour en prison, ébranlent sérieusement sa santé qui demeurera ensuite toujours fragile[11]. Cependant François est alors persuadé qu’une grande destinée l’attend, et il n’hésite pas à affirmer à ses compagnons : « Apprenez que je serai un jour vénéré dans tout l’univers[12]. »

Aimant la chanson de geste des troubadours, il n'hésite pas à entonner des chansons provençales, des cantilènes et chansons d’amour courtoises[13] ; aussi retrouvera-t-on dans les strophes de ses œuvres le travail rythmique de ces poètes et musiciens de langue d'oc[14]. La courtoisie n’est pas simple affabilité : c’est une manière de vivre raffinée qui, refusant la brutalité du désir et l’agressivité de sa propre puissance, développe une élégante magnanimité. Deux des vertus essentielles dictées par la courtoisie, la générosité fastueuse et la joie, sont pratiquées par François avant et après sa conversion : largesse dans les aumônes aux pauvres, aux lépreux et aux prêtres, joie comme signe distinctif de la vie de cour et de son prestige[15], mais aussi joie spirituelle, expression de la confiance en la bonté de Dieu, que François inscrira dans la plus ancienne règle, la Regula non bullata (VII, 16 et XVII, 8), à l’adresse de ses frères[16].

Changement de vie[modifier | modifier le code]

François d'Assise prêchant aux oiseaux (d'après les Fioretti) par Giotto.

Plutôt que de conversion religieuse, expression qui suggère l’irruption brutale de la grâce dans l’âme d’un pécheur, l’historien André Vauchez préfère parler d’un « retournement » réalisé en plusieurs temps, entre l’été 1205 et le début de 1208[17]. La longue maladie qui immobilise François une grande partie de l'année 1204[18] a pu favoriser sa réflexion sur le passage progressif des valeurs chevaleresques à un programme de vie fondé sur l’Évangile. Au début de 1205, alors qu'il rêve toujours d'acquérir le rang de noblesse par de hauts faits d'armes et d'être adoubé chevalier à la manière d'un princeps juventutis, il s'apprête à rejoindre l'armée de Gautier III de Brienne mais, un songe fait à Spolète où il tombe malade, le pousse à abandonner tout espoir d'accomplir ce projet et il refuse de prendre les armes[19]. De retour à Assise, percevant les limites de l'idéal chevaleresque qui l'avait jusque-là animé[20], il abandonne peu à peu son style de vie et ses compagnons de fête et fréquente de plus en plus souvent les chapelles du Val di Spoleto[21]. Sa transformation intérieure passe par des moments de prière et de méditation à l’écart, dans une grotte, des actes d’aumône aux pauvres, entrecoupés de périodes de dépression et de désarroi[17].

Dans son Testament, François indique lui-même que la rencontre avec les lépreux est l'évènement qui détermina son retournement :

« Le Seigneur me donna ainsi à moi de commencer à faire pénitence : lorsque j’étais dans les péchés, il me semblait extrêmement amer de voir des lépreux. Et le Seigneur me conduisit parmi eux et je leur fis miséricorde […] et après cela, je ne restai que peu de temps et je sortis du monde. Et en m’en allant de chez eux, ce qui semblait amer fut changé pour moi en douceur de l’âme et du corps. »

Ces déshérités ne sont plus à ses yeux des lépreux mais des frères. François est alors imprégné par la notion de miséricorde qu'il a reçue des mouvements religieux laïcs de son époque, nouvelle sensibilité à la souffrance et à la déchéance d'autrui. Cette attitude de miséricorde précède sa découverte de l’Évangile ; en d’autres termes, « la conscience de François a eu besoin de la médiation du prochain pour rencontrer Dieu. » Avec la pénitence et la paix, la miséricorde va devenir l'un des maîtres mots de la prédiction franciscaine[22].

En 1205, il a vingt-trois ans. Alors qu'il est en prière devant le crucifix de la chapelle Saint-Damien, selon la légende[23] (« légende » s'entend ici dans son sens originel, c'est-à-dire une hagiographie lue dans les monastères, pendant les repas ; dans les églises, pour l’édification des fidèles lors de la fête d’un saint), François entend une voix lui demandant de « réparer son Église en ruine »[24],[25]. Prenant l'ordre au pied de la lettre, il se rend à la ville voisine de Foligno pour y vendre des pièces de drap du commerce de son père ainsi qu’un cheval et pouvoir restaurer la vieille chapelle délabrée.

Saint François renonce au monde en se dépouillant de ses vêtements ; il se met nu devant l'évêque d’Assise qui le place sous sa protection en le couvrant d’un manteau. Giotto, Fresque de la Basilique Saint-François d'Assise (1295).

Il dépense également beaucoup d'argent en aumônes[26]. Furieux des excentricités de son fils, Pietro Bernardone exige qu'il lui rende des comptes et ne craint pas de l'assigner en justice pour le déshériter. À l'issue de ce procès au tribunal de l'évêque d'Assise Guido Ier, François rompt la relation avec son père en lui laissant, symboliquement, ses habits[27]. François, se réclamant d'un statut de pénitent qui lui permet d’échapper à la justice laïque, sera alors convoqué par l'évêque d'Assise. C’est alors que prend place la scène fameuse illustrée en particulier par Giotto sur les murs de la Basilique supérieure d’Assise : lors de son audition sur la place de la ville, au printemps 1206, François rend l'argent qui lui reste, ainsi que ses vêtements et dit à son père et à la foule rassemblée :

« Jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c'est à Lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi. »

Il va alors se placer sous la protection de l'évêque Guido, qui l'enveloppe de sa cape, pour signifier que l'Église le prend sous sa juridiction et reconnaît en lui désormais un religieux, au sens juridique du terme[23]. En sortant ainsi du monde et du « siècle », François rompt non seulement avec sa famille, mais aussi avec la commune d’Assise qui garantissait les droits de ses habitants. Ainsi s’explique qu’il ait dès lors résidé le plus souvent hors les murs, menant une vie d’ermite et mendiant sa nourriture.

Après avoir trouvé refuge comme serviteur chez les bénédictins de l'abbaye de San Verecondo au nord d'Assise, qui le traitent particulièrement durement, François part pour Gubbio où il est employé à la léproserie de San Lazzaro[28].

Revenant à Assise vers l'été 1206, il mendie pour obtenir de la population des pierres nécessaires à la reconstruction et restaure successivement les chapelles de San Damiano, de San Pietro, et de la Portioncule. « Le Seigneur me donna une telle foi dans les églises, écrit François, que je priais ainsi simplement et disais : Nous t’adorons, Seigneur Jésus, et nous te bénissons parce que, par ta sainte croix, tu as racheté le monde. » Le (fête de saint Luc) ou le (fête de saint Mathias)[29], dans la chapelle de la Portioncule (La Porziuncola), François comprend enfin le message de l'Évangile[30] et, de converti, devient missionnaire.

Pauvreté, première communauté[modifier | modifier le code]

Il décide alors d'« épouser Dame Pauvreté », se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l'aumône. Il change son habit d'ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture de cuir. Il est probable que sa fréquentation des lépreux date de cette époque et de la stabilité qu'il pouvait trouver auprès de la léproserie voisine.

Bernard de Quintavalle, et Pierre de Catane le rejoignent très vite, puis d'autres encore et François se retrouve à la tête d'une petite communauté. En 1210 le pape Innocent III, qui l'a vu en rêve soutenant la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome en ruines, valide verbalement la première règle rédigée par François régissant la fraternité naissante.

En 1212 il accueille Claire Offreduccio parmi les siens et fonde avec elle l'Ordre des Pauvres Dames appelées plus tard « sœurs Clarisses » en référence à leur sainte patronne.

Rapidement, l'ordre franciscain tel que l'avait conçu François est dépassé par son succès et s'organise contre les vœux du fondateur, si bien qu'après un voyage en Égypte et une rencontre étonnante en septembre 1219 lors du siège de Damiette avec le sultan Al-Kâmil qu'il tente vainement de convertir[31],[32],[33], François abdique en 1220 (alors que son humilité lui fait rejeter le principe même du pouvoir, il emploie à cette occasion le terme resignare et non renuntiare, la « renonciation » répondant à des critères précis selon le droit canon[34]) et confie la direction de l'ordre à Pierre de Catane puis à Élie d'Assise.

Il désapprouve également le goût naissant des franciscains pour l'étude et l'enseignement, si bien qu'il refuse un jour d'entrer dans une maison conventuelle à Bologne lorsqu'il apprend qu'elle est surnommée « Maison des frères » et qu'elle comporte une école.

Il fonde en 1222 le couvent de Folloni à Montella.

Règles[modifier | modifier le code]

En 1221, durant le chapitre général, il couche sur le papier la règle officielle qu'il veut donner à l'ordre. Ce texte, appelé aujourd'hui Regula prima, est jugé trop long et trop flou pour être praticable. En fait, le caractère « vague » de cette règle, bien qu'enrichie tous les ans par un chapitre, offrait des inconvénients d'organisation dans le contexte de l'époque ; ainsi : « Dans l'esprit du fondateur, les frères devaient être à la fois des mendiants et des prédicateurs, vivre de la pauvreté absolue sans former de communautés cloîtrées : idéal (…) qui tout de suite rencontra des oppositions[35]. » Il s'agissait donc plutôt d'une organisation de pure religiosité sans contrainte institutionnelle.

En 1222, François se rend à Bologne où, à la demande de laïcs, il crée un troisième Ordre après celui des Frères mineurs et des sœurs pauvres : le Tiers-Ordre franciscain (appelé aujourd'hui « Fraternité séculière ») auquel adhère notamment la jeune duchesse de Thuringe, Élisabeth de Hongrie (1207–1231).

En février 1223, François se retire dans l'ermitage de Fonte Colombo pour reprendre la rédaction de la règle[36]. Celle-ci sera discutée au chapitre de juin puis approuvée par la bulle Solet annuere du pape Honorius III, d'où son nom de Regula bullata.

Crèche vivante[modifier | modifier le code]

Une légende tenace veut qu'il ait créé en 1223 la première crèche vivante à Greccio, alors que ces scènes étaient déjà jouées depuis plusieurs siècles par des comédiens dans les mystères de la Nativité sur les parvis des églises[37].

Crèche vivante à Castiglion Fiorentino, Arezzo.

Selon la tradition franciscaine, c'est en souvenir d'un voyage en Palestine que François, très impressionné par cette visite, souhaite représenter la Nativité à Greccio, village lui rappelant avec émotion Bethléem[38]. François choisit d'utiliser une mangeoire remplie de foin, un âne et un bœuf réels dans une grotte, appelée « Chapelle de la Crèche », de la région où les frères mineurs avaient établi l’ermitage de Greccio (it) accroché au flanc de la montagne, avec la coopération du seigneur du village, Jean Velita de Greccio[39].

L’originalité de François d’Assise est d’avoir célébré une crèche vivante dans un cadre naturel plus évocateur, en associant les villageois de Greccio qui ont pu expérimenter la « Nativité » et avoir l’impression d’incarner les personnages des écrits bibliques[40]. Petit à petit, la coutume se répand, notamment sous l’influence de Claire d’Assise et des prédicateurs franciscains, surtout dans les oratoires franciscains en Provence et en Italie, sous forme de crèches vivantes mais aussi de crèches fabriquées avec des figurines en bois ou en terre et qui pouvaient être exposées plus longtemps[41].

Stigmates, fin de vie[modifier | modifier le code]

Saint François recevant les stigmates. Fresque de Giotto.

En , François se retire avec quelques frères au monastère de l'Alverne. Le , trois jours après la fête de la Croix glorieuse, il aurait reçu les stigmates[Note 3],[25]. Il serait le premier stigmatisé de l'Histoire[42]. Depuis, il est souvent malade et en proie à des crises d'angoisse, il se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano. Dans cette chapelle, il commence son itinéraire spirituel et il vit la communauté des sœurs pauvres inaugurée par Claire d'Assise. Il y écrit son « Cantique de frère soleil » (ou « Cantique des créatures »), premier texte en italien moderne écrit soixante-dix ans avant la Vita nuova de Dante Alighieri, véritable célébration de Dieu en sa Création, et l'un des premiers grands poèmes italiens.

Il meurt le dans la petite église de la Portioncule, aujourd'hui incluse comme chapelle de la basilique Sainte-Marie-des-Anges d'Assise dans le Val di Spoleto non loin de la ville haute d'Assise.

Il laisse un testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle. À sa mort, l'ordre des franciscains compte de 3 000 à 5 000 frères[23].

Œuvres et témoignages[modifier | modifier le code]

Bien qu'il se présente comme illettré, François a laissé de nombreux écrits de genres variés. Certains d'entre eux nous sont parvenus comme autographes, c’est-à-dire les originaux écrits par François lui-même (BLéon, LLéon). D'autres sont des copies incluses dans des collections, telles que le prestigieux manuscrit 338 de la Bibliothèque communale d'Assise. D'autres, enfin, sont tirés d'écrits divers dans lesquels ils avaient été cités (par exemple la Règle de sainte Claire). Son œuvre, qui comprend les Statuts de son ordre, des Sermons, des Cantiques et des Lettres, a été publiée à Anvers, 1623, in-4.

Les témoignages doxographiques sur saint François sont nombreux ; en 2014, la troisième et dernière version de sa biographie (après la Vita prima de 1228 et la secunda près de vingt ans plus tard) rédigée par Thomas de Celano a été retrouvée dans un fonds privé, acquise pour 60 000 euros par la Bibliothèque nationale de France[43] et publiée en français[44], italien et latin[45]. Dans cette version, l'accent est mis sur la réalité de la pauvreté matérielle de François ainsi que sur sa fraternité envers les créatures en leur qualité d'enfants du même Père plutôt qu'entendue comme un hymne à la nature.

Authenticité des écrits[modifier | modifier le code]

Saint François. Gravure de Wenceslas Hollar, XVIIe siècle.

Les études récentes ont permis de déterminer les écrits que l'on peut attribuer à François, et à quel titre on peut les lui attribuer. Certains textes ont été éliminés des éditions récentes du fait de leur degré d'authenticité trop faible. Ainsi la célèbre Prière pour la paix, appelée aussi Prière simple ou encore Prière de saint François, ne fait partie d'aucune collection manuscrite. La trace la plus ancienne de ce texte ne remonte pas avant 1913. La prière fut imprimée au dos d’une image pieuse représentant François d'Assise. Ce n’est qu’à partir de 1936 qu’on l'attribua à saint François. Son succès mondial est dû au sénateur américain Tom Connally (en) qui en fit lecture en 1945 à la tribune de la conférence de San Francisco qui verra naître l'ONU, la ville de San Francisco ayant été placée dès sa création par les Espagnols sous le patronage du saint.

D’autres prières, autrefois fameuses, ont récemment perdu du crédit auprès des chercheurs et ont disparu des éditions critiques des écrits de François.

Deux textes sont autographes (LLéon, LD-BLéon). Pour d'autres, on a un témoignage attestant que François en est l’auteur (CSol).

Parfois, comme cela arrivait souvent au Moyen Âge, François a dicté un texte à un secrétaire, plus ou moins habile. Certains textes commencent en effet par « Écrit comme… » (JP, TestS, BBe). Ceux-ci sont qualifiés d’opera dictata.

Certains textes (Adm) semblent être des notes prises pendant des entretiens.

La règle (1Reg, 2Reg) est un écrit ayant évolué de 1208 à 1223, dans lequel François tient certes une grande part, cependant une étude précise montre que ce texte est l'œuvre de la communauté franciscaine réunie en chapitre.

La classification de l'œuvre de François est toujours artificielle. Les textes mélangent les genres littéraires, notamment la Première Règle, à caractère législatif qui contient des modèles d'exhortation (type Lettres) et des prières. La classification souvent admise est celle qui suit :

Législation[modifier | modifier le code]

  • Admonitions (Adm)
  • Joie Parfaite (JP)
  • Règle de 1221 ou Première Règle (1Reg)
  • Règle de 1223 ou Deuxième Règle (2Reg)
  • Testament (Test)
  • Règle pour les ermitages (RegErm)
  • Exhortation aux sœurs de Saint-Damien (ExhPD)
  • Testament de Sienne (TestS)
  • Fragment de la règle de sainte Claire (FVie et DVol)

Lettres[modifier | modifier le code]

  • Lettre aux chefs des peuples (LChe)
  • Lettre à tout l'Ordre (LOrd)
  • Bénédiction à Frère Bernard (BBe)
  • Lettre à tous les fidèles (rédaction I) (1LFid)
  • Lettres à tous les fidèles (rédaction II) (2LFid)
  • Lettre aux clercs (LCle)
  • Lettre aux custodes (LCus)
  • Lettre à Frère Léon (LLéon)
  • Lettre à un ministre (LMin)
  • Lettre à saint Antoine (LAnt)

Prières[modifier | modifier le code]

Saint François en prière, Salzbourg, porte de Kapuzinerberg.
  • Oraison
  • Louanges pour toutes les heures (LH)
  • Notre Père paraphrasé (Pat)
  • Louange à Dieu (LD)
  • Cantique des créatures (CSol)
  • Bénédiction à frère Léon (BLéon)
  • Exhortation à la louange de Dieu (ExhLD)
  • Salutation des Vertus (SalV)
  • Prière de saint François passant devant une église
  • Salutation à la Vierge (SalM)
  • Antienne mariale (PsFant)
  • Prière de saint François devant le crucifix de saint Damien (PCru)
  • Prière d’intercession
  • Psautier de saint François (PsF)

Les abréviations sont celles de l'édition bilingue latin-français :

  • François d'Assise (trad. du latin par T. Desbonnet, T. Matura, J-F. Godet, D. Vorreux, édition K. Esser), Écrits, Paris, Le Cerf, coll. « Sources chrétiennes », (ISBN 978-2-204-07235-9).

Divers[modifier | modifier le code]

Fioretti.
  • Saint François d'Assise. Documents, Écrits de François et premières biographies rassemblés par les Pères Théophile Desbonnets et Damien Vorreux, OFM, Les Éditions Franciscaines, 1968; 3e éd. 2002, 1504 p. (ISBN 978-2-85020-113-4).
  • François d'Assise, La Joie parfaite, textes choisis et présentés par Stéphane Barsacq, Éditions Points-Sagesse, 2008 (ISBN 978-2-7578-0506-0).
  • François d'Assise. Écrits, Vies, témoignages. Édition du VIIIe centenaire, dir. Jacques Dalarun, Paris : Éditions du Cerf — Éditions franciscaines, 2010, t. I, p. 61-396 (ISBN 978-2-85020-250-6).
  • Les Fioretti de saint François d'Assise, datant de la fin du XIVe siècle, traduit dans toutes les langues importantes et constamment réédité.

Écrits perdus[modifier | modifier le code]

Des cantiques ont été composés, paroles et musique pour les Clarisses d'après Miroir de la perfection (SP 90). C'est peut-être de ces textes dont parle Claire d'Assise dans son testament.

Postérité spirituelle[modifier | modifier le code]

Saint François, fresque au Sacro Speco (Subiaco).

François est, fait inhabituel, rapidement canonisé le par le pape Grégoire IX, alors en exil face à l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen qui tente une invasion des États pontificaux[46]. Peu après sa mort, il est rapidement surnommé « l’Alter Christus » (l’autre Christ)[47],[48]. De nos jours, il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques ou non chrétiens. En raison de sa rencontre avec le sultan à Damiette, il est considéré comme le précurseur du dialogue interreligieux ; par la suite, l'annonce de la prière par les cloches, puis l'Angélus se sont répandus. Sa ville natale a été choisie par Jean-Paul II comme siège de la journée mondiale de prière en 1986. Cette journée a été suivie d'autres journées de prière connues sous le nom de rencontres d'Assise.

Figure de premier plan dans l'histoire religieuse de l'humanité, il a fait accomplir au christianisme une mutation décisive : Élie Faure souligne la joie à laquelle saint François donne libre cours pour chanter la louange de Dieu, mais aussi l’abolition des catégories habituelles de l’âme et du corps, de l’homme et de la nature : « François d’Assise aima avec l’emportement que les hommes de son époque mettaient à tuer. S’il fut soumis à ceux dont la corruption et la violence avaient provoqué sa venue, c’est qu’il sentit à sa douceur une puissance invincible, capable de nettoyer et de renouveler le monde. Mais en faisant rentrer l’esprit humain dans la nature dont l’avait arraché le christianisme primitif, il lui restitua l’aliment de la dignité et de la force. Son panthéisme protesta contre le dualisme chrétien qui rend définitif le désaccord entre la chair et l’âme et ferme brutalement l’accès des grandes harmonies. En mourant il se repentait d’avoir pratiqué l’ascétisme, “offensé son frère le corps”. Parole profonde et charmante ! […] Il ne fit pas aux hommes de son temps les discours de morale qui les ennuient sans les changer. Il leur dit, avec une poésie si ardente qu’en parlant il tremblait, il riait, il pleurait de joie, tout ce qu’il enfermait d’amour pour ce qui est sur la terre. Il ne cessa jamais d’aimer[49]. »
Quant à l’historien Jacques Dalarun, il met l’accent sur la nette amorce d’un mouvement de féminisation : « À l’image de l’âme pécheresse, François fait la femme pour accéder à la rédemption », choisissant « le gouvernement maternel afin de diriger sans écraser, en refusant ce qui est pour lui plus que tout haïssable, le pouvoir. […] François d’Assise est certainement l’un des acteurs majeurs des révolutions mentales qui firent notre culture ce qu’elle est. L’audace de celui que la Légende de Pérouse appelle “un nouveau fou dans le monde” est extrême, et son jeu sur les catégories, des classes comme des sexes, n’est pas la moindre de ses originalités[50]. »

À la suite de la nuit qu'il célébra dans une grotte à Greccio, l'usage de la crèche de Noël s'est répandu dans la famille franciscaine puis dans les foyers.

En 2007, lors du troisième rassemblement œcuménique de Sibiu en Roumanie, le jour de la saint François d'Assise () a été choisi pour clore le Temps de la Création[51], devenu en 2019 « saison de la Création ». En 2015, le pape François mentionne saint François d'Assise, dans son encyclique Laudato si' « sur la sauvegarde de la maison commune » (c'est-à-dire la sauvegarde de la Création), comme « l'exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d'une écologie intégrale »[52]. En , il place sa nouvelle encyclique, intitulée « Fratelli tutti »[53] sous le patronage de Saint François d'Assise, et la consacre « à la fraternité et à l'amitié sociale »[54].

Patronage[modifier | modifier le code]

François est le patron notamment des louveteaux, (branche réservée aux jeunes enfants) au sein des mouvements de scoutisme catholiques, ainsi que celui des animaux, probablement par référence au miracle du « Loup de Gubbio » mais surtout pour le regard plein d'amour et de contemplation de l'œuvre de Dieu que portait saint François sur la nature (Cantique des créatures…). À son exemple, suivant l'article 6 de leur loi, les scouts sont invités à découvrir dans la nature « l'œuvre de Dieu » et à la considérer en conséquence avec respect et en apprenant à la connaître.

Considérant les animaux comme des créations vivantes de Dieu et les élevant au rang de frère de l'homme, saint François est devenu le saint patron des animaux et le jour de sa fête, le , a été instauré comme Journée mondiale des animaux lors d'une convention d'écologistes à Florence en 1931[55].

Le , le pape Jean-Paul II le proclame patron des cultivateurs de l'écologie[56],[57] par la lettre apostolique Inter sanctos praeclarosque viros[58].

Hommages[modifier | modifier le code]

Le pape Benoît XVI a déploré que la figure de François d'Assise ait subi les assauts de la sécularisation[59].

Le , le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio[Note 4] est élu pape et prend le nom de François, en référence à François d'Assise selon ses propres dires rapportés par l'archevêque de New York Timothy Dolan[60] ; le nom est choisi comme signe de pauvreté et d'espérance[61]. Le pape François est le premier de l'histoire à prendre ce nom, et il semble vouloir signifier par là sa volonté de voir l'Église retourner à sa mission première : être pauvre parmi les pauvres suivant ainsi le vieil adage ascétique médiéval : « suivre nu le Christ nu »[62]. Le pape François s’est rendu le vendredi dans la cité du Poverello, dont il a pris le nom[63].

Plusieurs églises de par le monde sont nommées en son honneur [64].

Les trois Saint François du Caravage[modifier | modifier le code]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Nazario Gerardi dans le rôle de Saint François dirigé par Roberto Rossellini.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1926 : La Vie profonde de saint François d’Assise de Henri Ghéon
  • 1944 : Le Petit Pauvre de Jacques Copeau, Gallimard, 1946. Créée en 1988, la pièce est reprise diverses fois, notamment en 2016/2017 à la chapelle de la Pitié-Salpêtrière à Paris, mise en scène de Djamel Guesmi.
  • 1994 : François d'Assise, d'après l'œuvre de Joseph Delteil (1960), adaptation d'Adel Hakim et Robert Bouvier
  • 1999 : François, le saint Jongleur, de Dario Fo, La Fontaine, 2012

Musique[modifier | modifier le code]

  • Légende n°1 : Saint François d’Assise, La prédication aux oiseaux, Franz Liszt, 1863
  • Saint François d'Assise, diptyque musical, livret et musique de Charles Gounod, 1891.
  • Saint François d'Assise, oratorio pour chanteurs solistes, chœurs et orchestre (1909–10), M59, Maurice Ravel, perdu.
  • Saint François d’Assise (Fioretti) Oratorio de Gabriel Pierné sur un poème de Gabriel Nigond, pour soli, chœurs d’hommes, de femmes, d’enfants et orchestre en un prologue (I La jeunesse de François, II François et la Pauvreté) et deux parties (première partie : I Le Lépreux, II Sœur Claire, III Les Oiseaux – deuxième Partie : IV Les Stigmates, V Le Cantique du Soleil, VI La Mort) 1911-1912
  • San Francesco d'Assisi, Mystère pour voix seules, Chœur et Orchestre (1920/1921) de Gian Francesco Malipiero
  • Quatre petites prières de Saint François d’Assise, Francis Poulenc, 1948
  • Saint François d'Assise, livret et musique d'Olivier Messiaen ; opéra en 3 actes et 8 tableaux. Opéra commandé par Rolf Liebermann en 1975 pour l’Opéra de Paris[65].
  • L'infinitamente piccolo (des versions éditées hors de l'Italie incluent un ou plusieurs titres en français, allemand, grec ou flamand) composé et interprété par Angelo Branduardi, 2000.

Arts graphiques[modifier | modifier le code]

  • Illustrations de Maurice Denis pour l’édition des petites fleurs de Saint François d’Assise, 1911, traduite par André Pératé
  • Illustrations d’Émile Bernard pour l’édition des petites fleurs de Saint François d’Assise, édition Ambroise Vollard, 1928
  • Illustration d’Umberto Brunelleschi, traduit par Frédéric Ozanam, Les petites fleurs de Saint François d'Assise, librairie d'amateurs, 1942
  • Illustrations de Bernard Boutet de Monvel pour Saint François d’Assise, 1921, éditions Plon, Paris
  • Trente Illustrations en couleur pour les petites fleurs de Saint François d'Assise d’Eugène Burnand, 1919, éditions Sand &Co, Londres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La date de sa naissance varie suivant les sources citées dans la page, l'année commençant vers avril à cette époque.
  2. Ces mois correspondent à la période à laquelle son père voyage en France pour ses affaires, les foires se déroulant à la belle saison.
  3. Il ne les a jamais révélées de son vivant.
  4. Prononcer : « Bergolio » , ce nom étant d'origine italienne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gilbert Keith Chesterton, St. Francis of Assisi, Garden City, , p. 126.
  2. Claude Frassen, La règle du tiers-ordre de la pénitence, Paris, 1680, p. 272.
  3. André Vauchez 2009, p. 30-31.
  4. a et b Charles Berthoud, François d'Assise : étude historique d'après le Dr Karl Hase, Michel Lévy frères, , 207 p. (lire en ligne).
  5. Voir sur eglise.catholique.fr.
  6. Anthony Mockler, François d'Assise : Les années d'errance, Éditions L'Harmattan, , p. 53.
  7. a et b Jacques Dalarun 2009, p. 151.
  8. Testamentum sancti Francisci in Écrits, p. 204.
  9. Lise Battais 1997, p. 141.
  10. Lise Battais 1997, p. 142.
  11. André Vauchez 2009, p. 38.
  12. Légende des trois compagnons, 4, cité par Théophile Desbonnets, François d’Assise, Documents, Paris, Éditions franciscaines, 1968, p. 801.
  13. Lise Battais 1997, p. 143.
  14. Robert Briffault, Les troubadours et le sentiment romanesque, Éd. du Chêne, , p. 142.
  15. Lise Battais 1997, p. 143-144.
  16. Lise Battais 1997, p. 145.
  17. a et b André Vauchez, François d’Assise : Entre histoire et mémoire, Fayard, coll. « Pluriel », , 544 p. (lire en ligne), p. I, chap. 3.
  18. Jacques Le Goff, Saint François d'Assise, Éditions Gallimard, , p. 53.
  19. François, artisan de Paix.
  20. André Vauchez 2009, p. 47.
  21. Mitchiko Ishigami-Iagolnitzer, Saint François d'Assise et Maître Dôgen. L'esprit franciscain et le Zen : étude comparative sur quelques aspects du christianisme et du bouddhisme, Éditions L'Harmattan, , p. 26.
  22. André Vauchez 2009, p. 53-55.
  23. a b et c Jacques Dalarun, « Le dossier franciscain : François, Claire et les autres », émission La Marche de l'Histoire sur France Inter, 7 octobre 2013.
  24. Julien Green, Frère François, France Loisirs, p. 87.
  25. a et b « La messe, Saint François d'Assise », Magnificat, no 239,‎ , p. 65.
  26. Éphrem Longpré, François d'Assise et son expérience spirituelle, Beauchesne, , p. 21.
  27. Marie Allain, Saint François d'Assise : Prêcheur pour un monde bienheureux, Fernand Lanore, , p. 24-25.
  28. André Vauchez 2009, p. 61.
  29. Reinhold Schneider, François d'Assise, Éditions Beauchesne, , p. 32.
  30. « Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. » Matthieu 10, 9.
  31. François d’Assise et la rencontre avec le Sultan.
  32. Pierre Guichard, Denis Menjot, Pays d'Islam et monde latin, Presses universitaires de Lyon, 2000, p. 219-223, lire en ligne, consulté le 25 janvier 2022.
  33. Julien Green, Frère François, France Loisirs (éditions du Seuil 1983), « Face au sultan », p. 237-243.
  34. Alain Boureau et Corinne Péneau, Le deuil du pouvoir. Essais sur l'abdication, Paris, Les Belles Lettres, , 196 p. (ISBN 978-2-251-38121-3), p. 22.
  35. Grand Larousse encyclopédique, tome 5°, page 238, by Augé, Gillon, Hollier-Larousse, Moreau et Cie, 1962.
  36. André Vauchez, François d'Assise. Entre histoire et mémoire, Albin Fayard, , p. 193.
  37. Françoise Lautman, Crèches et traditions de Noël, Éd. de la Réunion des Musées nationaux, , p. 39.
  38. (it) « La Storia del Presepe », sur Pro Loco Greccio (consulté le )
  39. Alain Buisine, Le premier tableau : la légende de saint François d’Assise et ses peintres, Presses Univ. Septentrion, , p. 60.
  40. Sandra La Rocca, L’enfant Jésus : histoire et anthropologie d’une dévotion dans l’Occident chrétien, Presses Univ. du Mirail, (lire en ligne), p. 42.
  41. (en) Kathleen Manning, « Who invented the nativity scene ? », U.S. Catholic, vol. 77, no 12,‎ , p. 46.
  42. Jacques Le Goff, « Saint François d'Assise », CD Gallimard, collection « À voix haute », 1998, piste 8 : Deux manifestations de Dieu.
  43. Catherine Vincent, « La Vie retrouvée de François d'Assise », supplément « Culture et Idées » du Monde, 24 janvier 2015, p. 3.
  44. Jacques Dalarun, La Vie retrouvée de François d'Assise, éd. du Cerf, coll. « Sources franciscaines », 2015.
  45. « La Vie retrouvée de François d'Assise », La Croix, 25 janvier 2015.
  46. Paul Sabatier, Vie de S. François d'Assise, Fischbacher, , p. 183.
  47. « La deuxième naissance du christianisme », sur www.lhistoire.fr (consulté le )
  48. « François d'Assise : « Le saint des paradoxes » », sur Famille Chrétienne, (consulté le ).
  49. Élie Faure, Histoire de l’art, t. I, Jean-Jacques Pauvert, , p. 330-332.
  50. Jacques Dalarun 1997, p. 87 et 93.
  51. Du 1er septembre au 4 octobre 2019 : saison de la Création
  52. Laudato si', n° 10.
  53. « L'encyclique "Fratelli Tutti" », sur Église catholique en France (consulté le )
  54. « Avec l’encyclique « Fratelli tutti », le pape François passe au crible la mondialisation », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  55. (en) Mission statement — World Animal Day, site officiel du World Animal Day.
  56. Philippe Roch et Dominique Bourg (éds.), Crise écologique, crise des valeurs ? : Défis pour l'anthropologie et la spiritualité, éd. Labor et Fides, 2010, p. 64, extrait en ligne.
  57. « François d'Assise, saint patron de l'écologie : vrai ou faux ? », sur www.larminat.fr (consulté le )
  58. (la) Lettre apostolique sur le site du Vatican.
  59. Voir sur eucharistiemisericor.free.fr.
  60. « Pourquoi Jorge Bergoglio a-t-il choisi le nom de “François ” ? », sur lepoint.fr, .
  61. Jacques Dalarun, François d'Assise en questions, CNRS éditions, 2016.
  62. André Vauchez, « Les Ordres mendiants et la reconquête religieuse de la société urbaine », in Histoire du Christianisme, vol. V, Desclée, 1993, p. 770.
  63. Voir sur la-croix.com.
  64. François-d'Assise
  65. (en) Robert Fallon, « Two Paths to Paradise in Messiaen's Saint François d'Assise » [PDF], sur academia.edu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans et témoignages
Biographies
  • François-Émile Chavin de Malan, Histoire de saint François d'Assise (1182-1226), 1841
  • Abel Bonnard, Saint François d'Assise, Ernest Flammarion, Paris, 1929 ; rééd. Paris, Éditions du Trident, 1992 (ISBN 978-2-87690-088-2)
  • G. K. Chesterton, Saint François d'Assise, Librairie Plon, 1925
  • Salomon Reinach, Cultes, Mythes et Religions, Robert Laffont, collection Bouquins, 1996, La conversion de saint François pages 993 à 1008, (ISBN 2-221-07348-7)
  • Johannes Joergensen, Saint François d'Assise , Tallandier, 1979.
  • Omer Englebert, Vie de saint François d'Assise, biographie, éd. Albin Michel, Paris, 1946, coll. « Les grands spirituels » ; nouvelle éd. revue et corrigée, 1957 ; rééd. 1982.
  • Chiara Frugoni, Saint François d'Assise. La vie d'un homme, Éditions Noêsis, 1997, 208 p.
  • Julien Green, Frère François, Éditions du Seuil, 1983 ; rééd. 2005 (ISBN 978-2-02-084318-8).
  • Félix Timmermans, La Harpe de saint François, Bloud et Gay, 1933, 383 p.
  • Joseph Delteil, François d'Assise, 1960 ; rééd. 2009, 230 p.
  • (it) Chiara Mercuri, Francesco d'Assisi : La storia negata, Gius.Laterza & Figli Spa, , 232 p. (lire en ligne)
Le personnage historique et sa formation
  • Lise Battais, « La courtoisie de François d'Assise. Influence de la littérature épique et courtoise sur la première génération franciscaine », Mélanges de l'École française de Rome, vol. Moyen-Age, t. 109, no 1,‎ , p. 131-160. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Dalarun, « François d'Assise et la quête du Graal », Romania, t. 127, nos 505-506,‎ , p. 147-167. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Dalarun, « François et Claire. Masculin/Féminin dans l'Assise du XIIIe siècle », Médiévales, vol. Voix et signes. Nouvelles musiques du XIIIe au XVe siècle, no 32,‎ , p. 83-95 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Le Goff, Saint François d'Assise, Gallimard, 1999 (ISBN 978-2-07-075624-7)
  • Raoul Manselli, François d'Assise, Le Cerf-Les Éditions Franciscaines, , 385 p. (présentation en ligne)
  • André Vauchez, François d'Assise, Fayard, , 548 p. (ISBN 978-2-213-61886-9). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Frère Théophile Desbonnets, Assise et les ermitages. Sur les pas de saint François : Guide spirituel, Les Éditions franciscaines, 4e éd. (1re éd. 1994), 159 p. (ISBN 978-2-85020-046-5)
    Guide des lieux visités par saint François à travers les témoignages d'époque.
Œuvres de saint François
  • Jacques Dalarun, Le Cantique de frère Soleil. François d'Assise réconcilié, Alma éditeur, 2014, 189 p.
  • Joseph Delteil, Le Discours aux oiseaux par saint François d'Assise, 1925
  • Claude-Henri Rocquet, Saint François parle aux oiseaux, Les Éditions Franciscaines, 2005, 52 p.
  • Richard Bergeron, « Frère François et ses frères, les animaux. Évocations », Théologiques, vol. 10, no 1,‎ , p. 109-129 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
Spiritualité
  • Marie Allain, Saint-François d'Assise, Prêcheur pour un monde bienheureux, éditions Fernand Lanore, 2010.
  • Frère Éloi Leclerc, Sagesse d'un pauvre, Desclée de Brouwer, Paris, 1959 (ISBN 978-2-220-05838-2).
  • Claire Coutelier, s.c.m., « Bonaventure raconte François d'Assise et son amour pour les pauvres », Nouvelle Revue théologique, vol. 124, no 2,‎ , p. 178-192 (lire en ligne)
  • Érik Sablé, Le Livre du détachement et de la paix : petite introduction à la spiritualité de saint François d'Assise ; suivie de La vie de saint François, 2006.
  • (la) Barthélemy de Pise, De conformitate vitae Beati Francisci ad vitam Domini Iesu (Conformité de S. François avec Jésus-Christ), Tome I [1], Tome II [2].
  • Stan Rougier, Saint François d'Assise ou la puissance de l'amour, Éd. Albin Michel, Paris, 2009.
  • Pascal Frey, Saint François d'Assise, une pensée par jour, Mediapaul, Paris, 2015, 118 p.
Postérité et Iconographie
  • Fabien Revol, « La figure de saint François d'Assise, modèle pour l'écologie intégrale », Antonianum, vol. XCVI,‎ , p. 117-148 (lire en ligne)
  • Willibrord-Christian Van Dijk, « La représentation de saint François d’Assise dans les écrits des Spirituels », Cahiers de Fanjeaux, Franciscains d'Oc : Les spirituels, no 10,‎ , p. 203-230. (lire en ligne)
  • Willibrord-Christian Van Dijk, « Le franciscanisme sept cent cinquante ans après saint François », Nouvelle Revue théologique, vol. 99, no 3,‎ , p. 381-390 (lire en ligne)
  • Bruno Foucart, « Saint François d'Assise et l'art français du XIXe siècle », Revue d'histoire de l'Église de France, t. 70, Franciscanisme et société française, no 184,‎ , p. 157-166. (lire en ligne)
  • Damien Boquet, « Écrire et représenter la dénudation de François d’Assise au XIIIe siècle », Rives méditerranéennes, no 30,‎ , p. 39-63 (lire en ligne)
François d’Assise à l’écran

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]