François Van der Burch

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François van der Burch
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François Van der Burch - Évêque de Cambrai

Naissance
Gand
Décès (à 76 ans)
Mons
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Pays de résidence Drapeau de la France France

Henri François van der Buch, né le et mort le , est le 7e archevêque de Cambrai[1], prince du Saint-Empire, duc de Cambrai, comte du Cambrésis. Il était auparavant évêque de Gand.

Maison Van der Burch[modifier | modifier le code]

Baudouin II de Bourcq († ), "troisième Roi de Jérusalem comte d'Édesse", marié à Morfia de Malatya est l'un des fondateurs de la maison[2].

En 1238 nous trouvons un Jean Van der Burch, "comte de Flandres" ; qui épouse en 1240 Wolfand de Ghistelles. En 1320 Guillaume Van der Burch, chevalier, prend alliance avec la Famille de Bailleul puis en 1365 Pierre van der Burch, gentilhomme de Louis II de Flandre, est autorisé à apporter l'hermine, symbole de Bretagne, à son blason. Le comte Adrien Van der Burch époux de Barbe Van der Schoore, président du conseil de Flandre, conseiller d'état, secrétaire du Roi Philippe II d'Espagne qu'il accompagne à Londres pour traiter de son mariage avec Marie Ire d'Angleterre.

Le neveu de l'archevêque, Philippe Van der Burch prend en possession du Château d'Écaussinnes-Lalaing en 1642 qui l’habitent jusqu’en 1854[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

François Van der Burch, évêque de Gand
carte archevêché de Cambrai sous François Van der Burch
François Van der Burch - Tombeau
François Van der Burch - archevêque de Cambrai - Blason
François Van der Burch - archevêque de Cambrai - épitaphe

François Van der Burch et le fils de Jean Van der Buch et de Marguerite Diacetto, de Florence, qu'il épousa à 31 ans. François Van der Burch part à Utrecht à 13 ans pour ses humanités qu'il termine à 19 ans . Ensuite il rentre au collège des jésuites de Douai pour apprendre la philosophie et le droit qu'il terminera à l'université de Louvain[4]. Le 15 juin 1590 il est licencié en droit avec distinction extraordinaire. Mathieu Moulart évêque d'Arras lui offre alors un canonicat et un vicariat dans sa cathédrale puis un canonicat à Sainte-Waudru de Mons et enfin il devient vicaire de Malines durant 16 ans sous Matthias Hovius. À l'heure de la retraite qu'il désirait à Sainte-Waudru de Mons; Albert d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas, le propose pour le siège d'évêque à Gand et ce n'est qu'avec l'ordre de Paul V, pape, qu'il accepte. Il occupera la fonction trois ans du 8 février 1613 au 8 juillet 1616. À la mort de l'archevêque de Cambrai François Buisseret, Albert d'Autriche, écrit de sa main un appui pour sa désignation lors de l’élection du futur archevêque.Il est élu à la majorité absolue. Il reçoit le 19 juillet le pallium de l’évêque de Tournai transmis par le pape Paul V au cardinal André Feretti, et arrive à Cambrai 19 octobre 1616.

Sa devise est : Unitas Libertatis Ars, L'unité est le fort de la liberté.

Infatigable archevêque il consacre 5 évêques, 39 abbés, 8 abbesses, 6752 clercs, 3746 sous-diaconnats, 3697 diaconnats, 3860 prêtres, 3431 autels, 89 églises et confirme en une année 120 000 personnes, selon l'Abbé Foulon, son secrétaire. C'est notamment lui, qui, le 4 février 1618, consacre la chapelle Saint-François de Fauroeulx, malheureusement aujourd'hui disparue. Il consacre aussi l'église Saint-Martin de Bougnies en 1617, comme le rappelle une pierre commémorative toujours en place dans l'église.

Il confirme également le miracle d'Isabeau le Veau de Houtain le 17 juin 1636[5].

Il décède le 23 mai 1644 à Mons son tombeau restera à l'église des jésuites jusqu'à sa destruction le 6 mai 1779, il ensuite transféré à Cambrai

Institution Notre-Dame de Grâce[modifier | modifier le code]

François Van der Burch est le fondateur de l'Institution Notre-Dame de Grâce à Cambrai en 1633, regroupée dans l'ensemble pédagogique Saint-Luc[6]. La charte de fondation prévoit l'entretien et la nourriture à quatre-vingt ou cent jeunes filles élevées en la crainte de Dieu.« Les dites pauvres boursières seront entretenues, nourries et endoctrinées par les sœurs de Sainte-Agnés ».

Rubens[modifier | modifier le code]

Pierre Paul Rubens- La mise au tombeau (1616)

La mise au tombeau de Rubens représente Saint-Joseph d'Arimathie et Nicodème portant le corps de Jésus, accompagnés de saint Jean et des trois saintes femmes. L'une de ces femmes est la vierge en vêtement bleu, l'autre Madeleine en vêtement vert représentée sous les traits d'Isabella Brant, modèle puis première épouse de Rubens[7],[8]. Cette peinture fut achetée par le chanoine Sébastien Briquet et donnée en 1616 aux Capucins de Cambrai pour l'église Saint-Aubert, l'actuelle Saint-Géry[9]. Pour la Mise au tombeau également appelée la Descente de Croix, Rubens en 1616 avait fait le Christ nu. D’après Eugène Bouly il n'est plus intact : « Une main étrangère jeta sur ce tableau un voile que la décence crut devoir imposer »[10]. La retouche est attribuée à L’Anonyme d'Anvers. Le Mercure de France évoque la colère de Rubens: « Les moines ne se tinrent pas pour vaincus devant une telle représentation du Christ et trouvèrent un peintre assez éhonté pour prostituer de sa brosse le chef-d'œuvre de Rubens. À coup sûr la main trembla au misérable anonyme d'Anvers car rien n'est mauvais comme cette tache baveuse et blanchâtre qu'il barbouilla. Rubens qui n'avait point reçu le prix de son tableau revint à Cambrai à quelque temps de là et s'en fut à l'abbaye de Saint-Aubert. À la vue de la stupide profanation, il saisit une échelle, s'élança jusqu'au tableau et le balafra d'un grand coup de dague »[11].

Le litige remonte à l'archevêque François Van der Burch, nouvellement arrivé à Cambrai. Une entrevue est accordée dès le lendemain à Rubens en présence de L’Anonyme d'Anvers. Un accord est trouvé et Rubens obtient le paiement de son œuvre. Lors de cette entrevue est évoqué l'état de santé du roi; Philippe III d'Espagne; roi d'Espagne, roi de Portugal et d'Algarves (Philippe II de Portugal); beau frère d'Albert d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire générale des Pais-Bas, contenant la description des 17 provinces, vol. 2, Ve Foppens, (lire en ligne), p. VII Henri François Van der Burch fut transféré en 1616 de l'Évêché de Gand à la Métropole de Cambrai et mourut en 1644.
  2. Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne: ou histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes. Brun - Carm, vol. 6, Desplaces, (lire en ligne), Baudouin van der Burch fut tait troisième roi de Jérusalem en 4 1 1 f et succéda a llodefroy et a Baudouin de Bouillon Chronique de Flandre de Meyer liv fi f 5G Suyero Annales de Flandre liv 5 f t est celui que les historiens français appellent Baudouin du Bourg Il était le lils aine de Hugues comte de Kcibcl cl mourut en 1131 Art de vérifier les dates
  3. Archives historiques et littéraires du Nord de la France et du Midi de la Belgique, vol. 3, Au Bureau des Archives, (lire en ligne), Depuis 1625 le château et la terre des Ecaussines restèrent dans la noble maison des Van der Burch dont les armes comme celles des familles de Polinchove de Roubaix et de Calonne rappellent les hermines de l écu de Bretagne
  4. Emmanuel A. Hellin, Histoire Chronologique Des Evêques, Et Du Chapitre Exemt De L'Eglise Cathédrale De S. Bavon À Gand: Suivie D'Un Recueil Des Epitaphes Modernes Et Anciennes De Cette Eglise, vol. 1, Goesin, , 640 p. (lire en ligne), FRANÇOIS VANDER BURCH VJ i Rançois vander Burcb né à Gand le 26 juillet Jj 1567 étoit fils de Meflire Jean vander Burcb Préfident du Grand Confeil de Malines puis Chef & Préfident du Confeil Privé & de D Camille Marguerite Diacetti noble florentine aïant eu encore tout jeune le malheur de perdre fon père Lambert vander Burcb fon oncle Doïen de Notre Dame à Utreft fe chargea de fa première inftrudtion en cette Ville d où il l envoya à Douai pour y faire fes études de Philofo
  5. Georges Huart, Histoire admirable de N-D. de Tongre, avec ses principaux miracles, De la Roche, (lire en ligne), p. L' An 1636.1 , 17 de juin Isabeau le Veau, Orpheline demeurant à Houtain après avoir té l épacc de neuf ans routiers affligée & percluse de ses membres avec telle impuissance & débilite qu elle ne pouvoit marcher qu' en rampant & se trainant avec ses mains & genoux ou bien avec potences ayant ses pieds & jambes immobiles Se contournées vers ses cuilTes sans avoir pu être affiliée d aucun remède humain s étant trainée avec beaucoup de douleurs Se de peines de Houtain à Tongre au jour que le Pasteur y venoit en Pelerinage avec tout son Peuple pour être prefemez de la Peste ce même jour elle fue remise en pieds Se commença à cheminer & en peu de temps fut G parfaitement guérie comme iîiaraais elle n eût eu aucune pcrcluiion Ce Miracle est approuvé par Monseigneur Illustrissime Se Révérendissime François Vander Burch Archevêque & Duc de Cambray par Lettres Patentes qu il a don
  6. l'Institution Notre-Dame de Grâce à Cambrai. site Officiel: [1]
  7. Gallica- lire en ligne
  8. Mémoires de l'Académie des sciences, agriculture, commerce, belles-lettres et arts du département de la Somme ["puis" de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts d'Amiens], Amiens, (lire en ligne)
  9. André-Henri-Constant van Hasselt, Histoire de P.-P. Rubens:suivie du catalogue général et raisonné de ses tableaux, esquisses, dessins et vignettes, avec l'indication des lieux où ils se trouvent et des artistes qui les ont gravés, par André van Hasselt, Imprimerie de la Société des Beaux Arts, , 540 p. (lire en ligne)
  10. Eugéne Bouly de Lesdain, Lettres sur Cambrai: esquisses historiques, Cambrai, Hivert, , 140 p. (lire en ligne)
  11. Le Mercure de France au dix-neuvième siècle -1831- A lire