François Pierdon

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François Pierdon
François Pierdon.png
Autoportrait dessiné (1883).
Naissance
Décès
Activité

François Pierdon (1821-1904) est un artiste peintre, dessinateur et graveur français.

Biographie[modifica | modifica sorgente]

François Pierdon est né le 14 août 1821 à Saint-Gérand-le-Puy dans l'Allier[1].

Formé à l'école communale de dessin de Moulins, par l'imprimeur Pierre-Antoine Desrosiers, puis à Londres, où il apprend les techniques de gravure[2], il expose au Salon à partir de 1853, d'abord des estampes[3], puis, irrégulièrement, de 1857 à 1897. Il se spécialise très tôt dans la gravures sur bois et l'eau-forte.

Cascade d'Isola del Liri, bois d'après Adolphe Rouargue pour L'Illustration (février 1862).

Au début des années 1850, il est l'un des graveurs attitrés de Gustave Doré pour des ouvrages que celui-ci illustre, notamment pour l'éditeur Jules Hetzel (1862)[1]. Il est également le graveur d'ouvrages illustrés d'Alexandre Dumas, et collaborateur à des périodiques comme L'Illustration et Le Tour du monde, lesquels, sous le Second Empire consomment un grand nombre de travaux xylographiques.

Sans délaisser la gravure qui est son gagne-pain, il fréquente l'école de peinture fondée par son compatriote Hector Hanoteau à Cercy-la-Tour et commence à produire de nombreux paysages, dessins et aquarelles représentant la région. Il envoie au Salon sa première peinture en 1864. Avec Hannoteau et d'autres, il forme une association d'artistes nivernais vivants à Paris et fait partie de l'« École de Briet ».

Durant la Guerre franco-prussienne, il immortalise en de nombreuses eaux-fortes les combats, les occupants ainsi que la ville de Saint-Cloud détruite. Il produit pour L'Illustration nouvelle publiée par Alfred Cadart sept eaux-fortes originales, ainsi qu'au Paris à l'eau-forte.

Au début des années 1870, il s'associe avec le photographe Jean-Modeste Fauchaut (1815-1885) pour fonder un atelier de photographie à Boulogne-Billancourt, mais en février 1874 l'affaire fait faillite[4].

Durant les années 1880 et 1890, il ne produit plus que des paysages du Bourbonnais qu'il expose parfois[5].

Il meurt en 1904 à Paris[1].

Notes et références[modifica | modifica sorgente]

  1. a b et c Notice d'autorité, sur data.bnf.fr.
  2. Rapports et délibérations / Conseil général de l'Allier de 1855, p. 38-39, lire sur Gallica.
  3. Notice du Salon de 1853, Base Salons du musée d'Orsay.
  4. Jean-Modeste Fauchaut sur Portrait Sepia.
  5. Salon de l'Union artistique de Toulouse 1897, sur la Base Salons du musée d'Orsay.

Bibliographie[modifica | modifica sorgente]

  • Pierre Gusman, La gravure sur bois en France au XIXe siècle, Éditions Albert Morancé, , 320 p. (lire en ligne), p. 168
  • (en) « François Pierdon », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)
  • Gérald Schurr et Pierre Cabanne, Les Petits Maîtres de la peinture 1820-1920, Paris, Les éditions de l'amateur, 2014, p. 825.

Liens externes[modifica | modifica sorgente]

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