François Pannemaker

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François Pannemaker
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Adolphe-François PannemakerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant
Stéphane Pannemaker (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Adolphe-François Pannemaker, né le 30 juillet 1822 à Bruxelles (Royaume uni des Pays-Bas) et mort le 9 février 1900 à Paris, est un graveur sur bois belge, qui travailla principalement en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Illustration d'Émile Bayard, gravée par Pannemaker, pour Romain Kalbris d'Hector Malot (éditions Hetzel).

Fils d'un cocher, François Pannemaker entre en 1836 à l'École royale de gravure de Bruxelles. Il y est l'élève des frères graveurs sur bois d'origine britannique, Henry (1816-1870) et William Brown (1814-1877). En 1839, il produit deux gravures pour l'édition de Mes prisons de Silvio Pellico, illustré par Joseph Coomans. Il grave par la suite la plupart des illustrateurs belges, comme Paul Lauters, Charles Baugniet, Jean-Baptiste Madou. De 1840 à 1845, il illustre L'Histoire populaire de Belgique. En 1843, il se rend à Paris, où il complète sa formation. Il épouse l'année suivante la fille d'un compositeur d'imprimerie, Athalie Dawant. Le couple revient à Bruxelles où naît leur fils Stéphane en 1847. En 1855, la famille s'installe à Paris. François Pannemaker est un des principaux graveurs de Gustave Doré, mais aussi des illustrations des romans d'Erckmann-Chatrian, et des Voyages extraordinaires de Jules Verne chez Hetzel, en compagnie d'autres graveurs belges comme Albert Doms et Ad. Ligny.

En 1863, il grave quelques billets français comme le 100 francs bleu, puis en 1869, le billet de vingt francs belges.

François devient professeur de gravure sur bois à l'École impériale de dessin (la future École nationale supérieure des arts décoratifs) ; il forme de nombreux élèves, dont, en 1880, le jeune russe Vassili Mate[1].

En 1889, il est récompensé d'un grand prix à l'Exposition universelle à Paris.

Stéphane Pannemaker (1847-1930)[modifier | modifier le code]

Né le 27 février 1847 à Bruxelles, Stéphane Pannemaker, fils de François, commence à graver en 1861, après avoir été formé par Lecoq de Boisbaudran à l'art du dessin. Naturalisé français, il travaille longtemps aux côtés de son père, avant de mener une carrière plus personnelle où sa virtuosité perfectionniste est desservie par ses choix de graver des œuvres considérées comme mineures. Il collabore au Magasin pittoresque et, à partir de 1874, à L’Illustration. Il est professeur de gravure sur bois aux Beaux-arts de Paris et à l’école Estienne, est membre de la Société des artistes français et est plusieurs fois primé aux salons. Il eut de nombreux élèves. Chevalier de la Légion d'honneur en 1881, il meurt le 8 mars 1930 à Paris[2],[3].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Лазаревский И. (I. Lazarevski) (repris dans «Массовая библиотека» Артпоиск - русские художники / artpoisk.info), Василий Васильевич Матэ [« Vassili Vassilievtch Mate »],‎ 1948 (lire en ligne).
  2. Nécrologie dans Le Temps, du 12 mars 1930.
  3. La Revue de l'art ancien et moderne, Paris, janvier 1930, p. 194.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rémi Blachon, La gravure sur bois au XIXe siècle, l'âge du bois debout, Paris, éditions de l'Amateur, 2001 (ISBN 2-85917-332-3).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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