François Marie Le Danois

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François Marie Le Danois
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François Marie Le Danois, marquis de Cernay, seigneur de Raismes[1], seigneur et comte de Houdeng, était un militaire français de haut-rang et l'un des premiers entrepreneurs du charbon français du XVIIIe siècle en tant qu'actionnaire, à partir de 1757 de la compagnie des mines d'Anzin.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Marie Le Danois était le fils de Joseph François Le Danois, dit « de Neuchâtel », seigneur et vicomte de Houdeng[2], grand maréchal héréditaire d'Hainaut et de la comtesse de Cernay, future douairière[3].

L’exploitation du charbon à Houdeng est attestée par la Chronique de Bonne-Espérance de 1299 et se poursuivra de façon continue.

Seigneur du lieu, proche de la frontière française, colonel de cavalerie et chef d'une brigade de la gendarmerie, François Marie le Danois fit une brillante carrière militaire et devint "Lieutenant général des armées du Roi".

Sa famille était à l'origine de la création en 1685 du Société du Grand Conduit qui deviendra le puissant charbonnage de Bois-du-Luc, sur lequel naitra la ville-champignon de La Louvière, un siècle et demi plus tard, en 1869. Haut-justiciers sur la seigneurie d'Houdeng, ce sont eux qui accordèrent les octrois pour l'exploitation du sous-sol par les comparchonniers du Grand Conduit, en échange d'un droit nommé entrecens qui était une aliquote très importante de la production tirée du sous-sol[3].

Le 30 août 1740, elle vend pour 80 000 florins à Nicolas François Joseph Biseau, écuyer, seigneur de La Motte-Crohin, trois fiefs, dont la seigneurie de Houdeng, sous régime autrichien[3]. Elle lui vendra aussi ses droits de charbonnage (2/10ème, pour 30 000 florins).

François Marie le Danois était aussi un mélomane averti. Après avoir encouragé les premiers essais du musicien Jacques-Philippe Lamoninary (1707-1802), originaire de Valenciennes, il ne cesse de lui accorder sa protection. Aussi le musicien lui dédie-t-il tous ses ouvrages, en termes très reconnaissants[4].

« Monsieur, je vous ai fait jusqu'ici l'hommage de mes productions ; j'ose vous supplier d'agréer encore ce nouveau fruit de mon faible talent. Si j'eusse connu quelqu'un, qui, à autant de dignité et de bonté que vous en avez, eut joint un tact plus sur et un discernement plus exquis ; il eut été mon Mécène. Aux motifs de la plus vive reconnaissance que vous m'avez fournis, j'ose joindre l'expression des sentimens de respect et de vénération dont je suis pénétré et avec lesquels je suis Monsieur, Votre très humble et très Obéissant serviteur »[4].

Il n'eut qu'un seul enfant, Marie-Françoise-Collette le Danois de Cernay, qui épousa en 1754 Louis Hubert le Danois, Marquis de Joffreville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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