François Lurçat

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François Lurçat
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Biographie
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François Lurçat est un physicien français, né à Paris le et décédé le . Il a fait des études de physique à l'École Normale Supérieure (promotion 1947)[1]. Sa thèse (Sur la forme des lois de relaxation en résonance électronique, nucléaire et quadrupolaire, 1956) a porté sur la relaxation en résonance magnétique nucléaire (RMN) et en résonance quadrupolaire. Il s'est ensuite orienté vers la théorie des particules.

Par ailleurs, il s'est toujours passionné pour l'enseignement, pour la divulgation scientifique et pour les problèmes philosophiques posés par la physique, et par la science en général. C'est à ce titre qu'il a publié des articles de divulgation et de critique scientifique, en particulier dans La Nouvelle Revue française et Les Temps modernes.

Genèse de la science moderne[modifier | modifier le code]

Selon Lurçat, la science moderne est née avec Galilée d'une réduction du monde à ses propriétés géométriques. Or, toutes les sciences, jusqu'aux sciences sociales, ont emprunté les outils de la physique moderne. Cette élaboration des diverses sciences a permis de faire de la science une autorité, comme la religion hier. Il suffit d'évoquer le mot pour réduire au silence les doutes et les objections. Mais faut-il se réjouir d'un prestige aussi contraire à son essence critique ?

Le mot science[modifier | modifier le code]

François Lurçat réfléchit sur le mot "science", son usage et son sens. Financés, et le plus souvent dirigés par les États, les programmes de recherche sont qualifiés de « scientifiques » avant d'avoir produit les preuves de leur pertinence. Ce sont les représentants des corporations savantes qui érigent l'opinion commune, c'est-à-dire majoritaire, en critère ultime de reconnaissance. Le discrédit jeté sur les options dissidentes est un symptôme inquiétant de dogmatisme renaissant. Il atteste l'importance des phénomènes de foule et la censure collective au sein des universitaires et éditeurs, dans les courants des sciences de la vie comme les théories physiques les plus vulgarisées.

Métaphysique, science et technique[modifier | modifier le code]

François Lurçat regrette le détachement de la métaphysique et des sciences. Selon lui, les sciences actuelles n'ont pas été intégrées à une vision du monde plus large. Or, leur usage technique, leur développement matériel sous la forme de techniques et technologies est plus intense que jamais. En quelque sorte, il constate donc que le développement des sciences et techniques d'aujourd'hui échappent de plus en plus à l'homme. Cette perte de contrôle est à relier avec le désintérêt des programmes scientifiques pour une recherche purement théorique de la vérité.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Niels Bohr, avant-après, éditions Criterion, coll. « La Création de l'esprit », Paris, 1990, 256 p., (ISBN 2-903702-47-0), (notice BnF no FRBNF35321778).
  • Cours de physique, DEUG 1re année, éditions Ellipses, Paris, 1993, 334 p., (ISBN 2-7298-4326-4), (notice BnF no FRBNF35681394).
  • L'autorité de la science : neurosciences, espace et temps, chaos, cosmologie, éditions du Cerf, coll. « Passages », Paris, 1995, 351 p., (ISBN 2-204-05226-4), (notice BnF no FRBNF35797595).
  • La science suicidaire : Athènes sans Jérusalem, éditions François-Xavier de Guibert, Paris, 1999, 294 p., (ISBN 2-86839-578-3), (notice BnF no FRBNF38808150).
  • Le chaos, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » no 3434, Paris, 1999, 127 p., (ISBN 2-13-049629-6), (notice BnF no FRBNF37072038).
  • Niels Bohr et la physique quantique, éditions du Seuil, coll. « Points » série « Sciences » no 145, Paris, 2001, 266 p., (ISBN 2-02-051081-2), (notice BnF no FRBNF37695297).
  • De la science à l'ignorance : essai, éditions du Rocher, coll. « Esprits libres », Monaco et Paris, 2003, 231 p., (ISBN 2-268-04523-4), (notice BnF no FRBNF39012578).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]