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François Léon Jouinot-Gambetta

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François Léon Jouinot-Gambetta
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
AntibesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflit
Taille
200
Distinction

François Léon Jouinot-Gambetta, né le à Paris 8e et mort le à Antibes, est un général de division français.

Il s'illustre durant la Première Guerre mondiale au sein de l'Armée française d'Orient à la tête d'une brigade de cavalerie (dite brigade Jouinot-Gambetta) de l'Armée d'Afrique, composée des 1er , 4e chasseurs d'Afrique et du régiment de marche de spahis marocains, notamment lors de la prise d'Uskub (aujourd'hui Skopje) le .

François Léon Jouinot-Gambetta est le fils d'Antoine Gabriel Jouinot (1843-1871), ingénieur, et de Benedetta Gambetta (1840-1931)[1].

Il épouse, le à Marseille, Blanche Augustine Haÿ, née le à Lens[1] et morte le . Cette dernière présentait, avant la guerre, des modèles du couturier Paul Poiret. Les époux n'auront aucun descendant.

Il est le neveu de Léon Gambetta, dont il relève le patronyme en ajoutant à son nom celui de Gambetta, nom de sa mère[2].

Carrière militaire

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Avant guerre

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Engagé volontaire le comme chasseur au 6e régiment de chasseurs d'Afrique en Algérie, il passe avec le grade de maréchal des logis (du ) au 1er régiment de spahis (escadron du Soudan) le et rejoint le Soudan[1].

Il rejoint ensuite le 9e régiment de hussards comme élève officier le et suit les cours de l’École de cavalerie de Saumur d’ au . Il sera successivement sous-lieutenant le et lieutenant le [1].

Placé hors cadre le il est envoyé le en Afrique occidentale jusqu’au . Chargé de l'organisation militaire de la mission Paul Blanchet en Mauritanie[3], il recrute, instruit et arme une quarantaine d'anciens tirailleurs. Il est blessé par balle dans un guet-apens le à Atar[1],[4].

Du au , il est en mission auprès du gouverneur général civil de l’Algérie et il est porté sur les rôles du 1er régiment de hussards en , puis du 2e chasseur d’Afrique en septembre et du 1er régiment de spahis ou il obtient le grade de capitaine le [1].

Mis à la disposition du ministère des Affaires étrangères en au service géographique pour la délimitation de la frontière algéro-marocaine, il accomplit ensuite une mission à Tanger au Maroc en où il reste jusqu’au et est remis à disposition du ministère de la Guerre[1].

Il intègre avec le grade de capitaine le 2e régiment de cuirassiers le et est nommé chef d’escadron le . Muté le au 6e régiment de chasseurs d'Afrique, il rejoint l’Algérie le [1].

Colonel le , il commande le régiment de marche de spahis et les troupes marocaines[1].

Avance française en 1918.

Première Guerre mondiale

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Au début de la guerre, il se consacre à la mise sur pied des escadrons et bataillons auxiliaires marocains et après un long séjour au front français, où il commande successivement une brigade et une division d'infanterie, Jouinot-Gambetta part pour le front d'Orient[4].

Promu général de brigade de cavalerie le 26 juin 1917, il succède au colonel Henri Descoins au commandement de la cavalerie de l’Armée française d'Orient, alors composée de 10 escadrons[1].

Il s'illustre particulièrement à la tête de sa brigade de cavalerie, dite brigade Jouinot-Gambetta, composée des 1er, 4e chasseurs d'Afrique et du Régiment de marche de spahis marocains, lors de la prise d'Uskub (aujourd'hui Skopje) le [5].

Le , Jouinot-Gambetta est élevé à la dignité de grand-officier de la Légion d'honneur avec la citation suivante : « général de brigade, commandant la cavalerie de l'armée de brigade d'Orient : d'un entrain et d'un brio incomparables, n'a pas hésité à engager sa cavalerie dans un dédale de montagnes : brisant toutes les résistances, a enlevé de haute lutte Uskub après un combat acharné, coupant ainsi à l'ennemi sa dernière ligne de retraite. »[6].

Après guerre

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Il est promu général de division en 1920.

Il meurt à Juan les Pins dans sa villa la Haie-Blanche le après une courte maladie et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise le [7].

La brigade de cavalerie Jouinot-Gambetta en 1917-1918

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La brigade formée de trois régiment est composée de chasseurs d'Afrique et de spahis et compte environ 3 000 hommes.

La prise d'Uskub (29 septembre 1918)

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Le , la brigade Jouinot-Gambetta prend Uskub, important nœud ferroviaire, après un raid de plus de 80 km à travers les monts de Macédoine. Cette victoire constitue l’une des dernières charges à cheval de l’histoire de la cavalerie française. Elle a pour conséquence la capitulation des forces germano-bulgares[11] et le , la Bulgarie signe un armistice avec le général Franchet d’Espèrey.

  •  : colonel
  •  : général de brigade
  •  : général de division

Décorations

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  • Grand officier de la Légion d'honneur (1919) [1],[12]
  • Croix de Guerre 1914-1918 avec palme[5]
  • Médaille Coloniale, agrafes « Soudan » « Sénégal » «Afrique Occidentale »
  • Officier d’Académie (décret du )
  • Chevalier du Mérite Agricole (décret du )
  • Officier de L’Étoile Noire (décret d’autorisation de port du )
  • Officier du Nichan Iftickar de Tunisie (décret d’autorisation de port du )
  • Officier de l’Étoile d’Anjouan (décret d’autorisation de port du )
  • Officier du Dragon de l’Annam (décret d’autorisation de port du )
  • Chevalier de Sainte Anne de Russie de 3e Cl (décret d’autorisation de port du )
  • Médaille d’argent de la Mutualité (Ministère de l’Intérieur du )

Jacques Bourcart décrit Jouinot-Gambetta comme un « grand Africain » et « une des figures les plus originales et les plus attachantes de l'armée d'Afrique, un chef adoré de tous ceux - même les plus humbles - qui ont servi sous ses ordres », un cavalier « d'une folle bravoure, généreux jusqu'à la prodigalité » dont « le goût du panache et des uniformes extraordinaires », l'entrain et la gaieté « évoquent irrésistiblement la figure d'un autre grand cavalier, de Murat»[4].

Aristide Briand écrit dans sa préface de l'ouvrage de Jouinot-Gambetta, à propos de la prise d'Uskub en , « la chevauchée de vos cavaliers vers Uskub est une épopée magnifique. Les cavaliers de Murat n'ont pas fait mieux.»[13].

  1. a b c d e f g h i j et k Dossier de la Légion d'Honneur de François Léon Jouinot-Gambetta, Cote LH//1380/19, Base de données Léonore
  2. Archives de l'état civil de Paris en ligne, acte de naissance no 8/946/1870. Mention marginale : le décret du 6 novembre 1903 l'autorise à ajouter à son nom celui de sa mère (Gambetta) et à s'appeler légalement Jouinot-Gambetta(consulté le 8 avril 2012)
  3. La mission Paul Blanchet, Annales de géographie, Année 1900, n°48, pp. 458-462
  4. a b et c « Le mois dernier est mort, en pleine jeunesse, le général de division Jouinot-Gambetta, Grand Officier de la Légion d'honneur, depuis fort longtemps membre du Comité de l'Afrique française, Les journaux lui ont consacré de brèves notices nécrologiques, trop brèves pour le grand Africain qu'il fut, pour celui qui peut-être avança, par sa seule action, de quelques semaines la fin de la guerre. C'était une des figures les plus originales et les plus attachantes de l'armée d'Afrique, un chef adoré de tous ceux — même les plus humbles — qui ont servi sous ses ordres...D'une folle bravoure, généreux jusqu'à la prodigalité, la simplicité et la bonté du général Jouinot-Gambetta étaient telles que jamais l'extrême rapidité de son avancement n'altéra l'amitié que lui témoignaient ses camarades de promotion. Son goût du panache et des uniformes extraordinaires, son entrain et sa gaieté évoquent irrésistiblement la figure d'un autre grand cavalier, de Murat. Jouinot fut peut être le dernier cavalier, sûrement un des plus brillants par les dons du cœurs et de l'intelligence; la grisaille de l'après-guerre, les difficultés qu'il avait, à cause de son grade, à jouer encore un rôle dans sa chère Afrique, l'avaient fait renoncer au service actif quand la mort est venue le prendre. Longtemps tous les Africains, ceux surtout qui ont eu l'honneur de porter la veste rouge, se souviendront de celui qui fut par excellence le chef des Spahis. », Jacques Bourcart, Notice nécrologique de Jouinot-Gambetta, L'Afrique française bulletin mensuel du Comité l'Afrique française et du Comité du Maroc, 1924, p.4
  5. a b et c Uskub ou le rôle de la Cavalerie d'Afrique dans la victoire, Berger-Levrault, 1920, Préface d'Aristide Briand
  6. JORF du 23 janvier 1919, p. 892. En ligne.
  7. Notice nécrologique de Jouinot-Gambetta, Revue économique française, n°6, novembre-décembre 1923, p.469
  8. Edmond Guespereau est né le 5 juillet 1871 à Hanches. Avant la Grande Guerre, il intègre l’école d’application de la cavalerie (Saumur) puis participe en tant qu'officier au sein des Chasseurs d'Afrique et Spahis à diverses campagnes en Afrique du Nord française. Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 31 juillet 1912. Au cours de la guerre, il devient chef d’escadron au Régiment de Marche de Spahis Marocains (RMSM) le 31 août 1916 puis, promu lieutenant-colonel, il commande le régiment à partir du 3 avril 1918. Il est cité à plusieurs reprises. Edmond Guespereau est promu Général de brigade le 18 mai 1926 et élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur le 4 juillet 1931. Il meurt le 22 septembre 1962 à Paris. Edmond Guespereau était titulaire des décorations suivantes : Grand Officier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 1914-1918 avec huit citations (cinq palmes et trois étoiles), Commandeur du Ouissam Alaouite du Maroc, Officier du Nicham Iftikar, Officier des Saints Maurice et Lazare d’Italie. Source: Dossier de la Légion d'Honneur d'Edmond Guespereau, Base de données Léonore
  9. Père de Henri de Bournazel. Voir notice biographique de Paul Lespinasse de Bournazel dans Biographies des principales personnalités françaises décédées au cours de l'année, Hachette, 1962, pp.140-141
  10. Voir Dossier de la Légion d'Honneur de Jean Labauve, Base de données Léonore
  11. La XIe Armee allemande (surtout composées de troupes bulgares) du général von Steuben
  12. Fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 29 décembre 1900, promu Officier le 10 juillet 1907, promu Commandeur par décret du 30 janvier 1915 avec rang au 30 décembre 1914, élevé à la dignité de Grand officier le 22 janvier 1919 avec rang au 28 décembre 1918.
  13. Général Jouinot-Gambetta, Uskub ou le rôle de la Cavalerie d'Afrique dans la victoire, Berger-Levrault, 1920, Préface d'Aristide Briand

Bibliographie

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  • Général Jouinot-Gambetta, Uskub ou le rôle de la Cavalerie d'Afrique dans la victoire, Berger-Levrault, 1920, Préface d'Aristide Briand
  • Thierry et Mary Moné, Du Burnou Rouge au Burnou bleu. Les Spahis du 1er Marocains dans la Grande Guerre, Lavauzelle, 2004, (ISBN 9782702511947)
  • Général Edmond Guespereau, « Le rôle de la cavalerie dans l'offensive d'Orient () » in L'Armée d'Orient vue à 15 ans de distance, Revue des Balkans, 1932
  • Jacques Bourcart, Notice nécrologique de Jouinot-Gambetta, L'Afrique française bulletin mensuel du Comité l'Afrique française et du Comité du Maroc, 1924, p.4

Articles connexes

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Liens externes

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