François Guéry

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François Guéry
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François Guery (né en 1944), ancien élève de l'École normale supérieure, est un professeur émérite de philosophie, doyen de la Faculté de philosophie de l'Université Lyon-III. Il a été vice-Président du jury de CAPES de philosophie, membre du CNU, directeur des études à l'INESC (Institut d’études de la sécurité civile) de 1999 à 2002, producteur à France Culture (2002-2003) aux Vendredis de la philosophie, Secrétaire Général de l'éphémère Institut d'Études du Haut Conseil à l'intégration (de 2007 à 2009). Il s’est intéressé à Heidegger pour sa pensée de la technique, mais aussi à Nietzsche (sur le ressentiment, le nihilisme, etc.), dont il a traduit et commenté Seconde inactuelle, ainsi que Ainsi parla Zarathoustra (passages du IIème livre). Il s’est engagé sur des problèmes de civilisation : la cause écologique (le principe de précaution, avec Corinne Lepage), la cause des femmes, avec Antoinette Fouque, l'immigration[1], la question de l’architecture et de l’urbanité comme configuration d’un monde[2], les matériaux dans la perspective du développement soutenable[3],[4]

Parmi ses publications anciennes, deux ont été l'objet d'une republication: Le corps productif, traduit en anglais, est publié chez Zero books. La société industrielle et ses ennemis est republié sous un titre simplifié (l'industrie et ses ennemis) par Chryséis, disponible chez Amazon kindle. Le texte est accompagné d'un nouveau, intitulé Chronique conceptuelle, qui retrace l'ensemble du parcours intellectuel depuis les années d'étude à l'ENS jusqu'à la période présente, et qui remet dans leur contexte et leur conséquence les ouvrages publiés.

Le dernier ouvrage paru : Archéologie du nihilisme, retrace le destin d'un néologisme qui a marqué l'histoire de la Russie du XIXe siècle, dans sa vie autant littéraire que politique, avant d'essaimer dans tout le XXe siècle, sous la forme d'États organisés selon une logique de partis despotiques et sans loi : bolchevisme, nazisme, fascismes. Il rattache le mouvement des « nihilistes » à l'élaboration par Nietzsche d'une nouvelle « morale » fondée sur la destruction des valeurs, et leur « inversion » (valeurs du bas...). Enfin les formes contemporaines d'une négation ou amnésie du passé historique sont déclinées une à une : productivisme, mode, genre, médecine, scientisme, en parallèle à la montée du terrorisme islamiste.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Corps productif, éditions Mame, avec Didier Deleule, 1972, traduction anglo-américaine chez Zero books en 2014
  • Lou Salomé, génie de la vie, éditions Calmann-Lévy, 1978, réédition éditions des femmes, 2007
  • Mort du paysage, volume collectif, éditions Champ Vallon, 1982
  • L’Idée de la ville, volume collectif, éditions Champ Vallon, 1985
  • La Société industrielle et ses ennemis, éditions Orban, 1989, réédition Chryséis Éditions en 2014, sous le titre L'industrie et ses ennemis,augmenté de Chronique conceptuelle
  • Maîtres et protecteurs de la nature, codirection, éditions Champ Vallon, 1991
  • Heidegger rediscuté, éditions Descartes et Cie, 1995
  • Descartes - Discours de la méthode. Commentaires, Classiques Hachette, 1997, réédition
  • Nietzsche : Ainsi parla Zarathoustra, Traduction de neuf chapitres du 2e livre, commentaires, Ellipses, 1999.
  • Marx : Critique de la philosophie de l’État de Hegel, traduction partielle et commentaires, Ellipses, 2000
  • La Politique de précaution, dialogue avec Corinne Lepage, Paris, PUF, 2001
  • Haine et destruction, Ellipses, 2002
  • Revue « L'esprit des matériaux », éditions de La Villette : Bétons, Recyclage et urbanité (Editorial, articles)
  • Archéologie du nihilisme : de Dostoïevski aux djihadistes, Grasset, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]