François Georges-Picot

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François Georges-Picot
François Georges-Picot.JPG
Fonctions
Ambassadeur de France en Argentine
-
Ambassadeur de France en Bulgarie (d)
-
Biographie
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Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

François Georges-Picot, né le à Paris et décédé le à Paris, est un diplomate français, fils de l'historien Georges Picot et grand-oncle de Olga Georges-Picot[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Licencié en droit, il devient avocat à la Cour d'appel de Paris en 1893 et rentre dans la diplomatie en 1895. Attaché d'ambassade à la direction politique en 1896, puis secrétaire d'ambassade successivement à Copenhague, à Pékin, il est nommé consul de France à Beyrouth[2] peu avant la Première Guerre mondiale. Après l'entrée en guerre de l'Empire ottoman en octobre 1914, il quitte la ville, laissant dans son bureau des documents compromettants pour des nationalistes arabes, avec lesquels il était alors en contactés. Cette bévue conduit les Ottomans à arrêter ces derniers et à en exécuter certains[3].

Lors du déclenchement de la guerre, il se rend au Caire d’où il entretient des relations avec les maronites du Liban. Au printemps 1915, il est appelé à Paris par le ministère des Affaires étrangères. Membre du Parti colonial français, c’est un partisan de la « Syrie intégrale » sous mandat français (d’Alexandrette au Sinaï, et de Mossoul au littoral méditerranéen). Il signe pour la France l'accord Sykes-Picot avec la Grande-Bretagne, divisant les restes de l'Empire ottoman entre les puissances occidentales[4]. Arrivé en 1917 en Orient à la tête d'une mission diplomatique chargée de mettre en oeuvre les fameux accords, son anglophilie s'oppose au colonel Édouard Brémond, chef de la mission militaire au Hedjaz. Avec son homologue Sir Mark Sykes, il tente de contrebalancer l'action des officiers en créant une première Légion arabe, tentative qui se solde par un échec.

Il est nommé Haut-commissaire en Palestine et en Syrie de 1917 à 1919, ministre plénipotentiaire en 1919, Haut-commissaire de la République en Bulgarie en 1920 et ambassadeur en Argentine.

En 1897, il épouse Marie Fouquet (née le ), dont il a trois enfants. Il est également le grand-oncle du président français Valéry Giscard d'Estaing.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]