François Fournier de Pescay

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François Fournier de Pescay
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François Fournier de Pescay

Biographie
Naissance
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Activités

François Fournier de Pescay, né le 7 septembre 1771 à Bordeaux et mort le 8 juillet 1833 à Pau, est un médecin et chirurgien français d'origine haïtienne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

François Fournier de Pescay, né en 1771 sur le bateau qui le conduisait de la colonie de Saint-Domingue à Bordeaux, est le premier mulâtre à avoir exercé la médecine et la chirurgie en Europe[2].

François Fournier de Pescay débuta comme chirurgien et médecin en 1792 dans les armées révolutionnaires. En 1799, il quitta l'armée pour s’installer à Bruxelles où il exerça, professa et contribua à fonder la Société de médecine de Bruxelles pour laquelle il devient ensuite Secrétaire général adjoint[3].

En 1806, François Fournier de Pescay fut rappelé dans l’armée napoléonienne comme chirurgien de la Garde impériale, un corps d’élite créé en 1806 par Napoléon 1er.

En 1808, il fut détaché au château de Valençay comme médecin personnel du prince des Asturies (futur Ferdinand VII d'Espagne) que Napoléon, ayant entrepris de conquérir l’Espagne pour mettre son frère Joseph Bonaparte sur le trône, retenait prisonnier. Pendant son séjour à Valençay, François Fournier de Pescay consacra ses loisirs à la littérature et publia plusieurs ouvrages médicaux. Il fut ensuite nommé secrétaire du conseil de Santé des armées.

C’est Louis XVIII qui le décora de la Légion d’honneur. Il conserva son poste au conseil de Santé jusqu’en 1823, date à laquelle il s’embarqua pour Haïti avec sa famille, occupant les fonctions de directeur du Lycée National de Port-au-Prince en 1824, de professeur en médecine et en chirurgie à Port-au-Prince et d'inspecteur général du service de Santé[4].

Revenu à Paris en 1828, il dut se retirer dans le midi de la France pour des raisons de santé et mourut près de Pau.

En dehors de nombreux ouvrages touchant à la médecine, on lui doit plusieurs traductions, notamment celle du "Vieux Troubadour ou Les amours", Paris, 1812, poème en 5 chants et en langue romane, de Hugues de Xentrales[5].

Son portrait est conservé à Paris, au musée du service de Santé des armées du Val-de-Grâce.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]