François Dupuy (sociologue)

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François Dupuy (sociologue)
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
La Sorbonne, IEP Paris, CFJ
Activité
Théoricien du managementVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Blog officiel
Œuvres principales

Lost in management (2011)

La faillite de la pensée managériale (2015)

François Dupuy, né en 1947, est un sociologue des organisations auteur de plusieurs d'ouvrages sur la bureaucratie, le changement et le management dans les entreprises et les institutions.

Biographie[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une licence en histoire ancienne à la Sorbonne en 1969 et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1971, du Salzburg Seminar in American Studies en 1974 et du Centre de Formation des Journalistes de Paris, François Dupuy travaille comme chargé de recherche au CNRS jusqu'en 1990[1] au sein du Centre de sociologie des organisations dirigé par Michel Crozier. Il quitte le CNRS pour fonder son cabinet de conseil qui travaille avec des sociologues[2].

Il a enseigné à l'INSEAD, à Fontainebleau, à la Kelley School of Business sur le campus de l'Indiana University ainsi qu'en Californie, en Chine, en Afrique du Sud, en Belgique et en Uruguay[2]. Il est conseiller académique au Centre Européen d'Éducation Permanente (CEDEP) associé à l'INSEAD[1].

En 1998, son livre Le client et le bureaucrate, paru en 1995, reçoit le prix Manpower[3]. Il se fait surtout connaître avec son analyse du management dans les ouvrages Lost in management (2011)[4] et La faillite de la pensée managériale (2015)[5].

Depuis 2014, il anime le blog La connaissance sans esprit partisan[6].

En 2015, il est fait chevalier de la Légion d'honneur[2].

Principaux travaux[modifier | modifier le code]

Lost in management[modifier | modifier le code]

Sur la base de dix-huit enquêtes et près de huit cents interviews, le sociologue montre que les entreprises sont en passe de perdre le contrôle d’elles-mêmes : le pouvoir est descendu d’un ou plusieurs crans pour se disperser au niveau des intermédiaires et des exécutants. Et lorsque, poussés par une compétition grandissante, les dirigeants tentent de reprendre le contrôle par la mise en œuvre de « process » et de « reportings », le résultat est à l’inverse de l’effet escompté : plus les décisions se multiplient, moins le contrôle est grand. Dans de nombreuses entreprises, le problème est aujourd’hui de reconstruire une maîtrise minimale de la direction et de ses managers sur l’organisation et ses personnels en redécouvrant les vertus de la confiance et de la simplicité[7].

La faillite de la pensée managériale[modifier | modifier le code]

Suite de Lost in management, l'ouvrage s’emploie à démonter les mécanismes de l’appauvrissement de la pensée managériale et à en montrer l'étendue des conséquences pour les entreprises, en particulier à cause de l'ignorance persistante des acquis des sciences sociales. Habillant les idées reçues d’un jargon déconnecté de la « réalité », dirigeants et managers commettent des erreurs de raisonnement et des confusions qui pénalisent ainsi leurs décisions. À travers plusieurs exemples, le sociologue montre la responsabilité des grands cabinets de conseil et des écoles de commerce dans la diffusion de cette pensée paresseuse[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le client et le bureaucrate, Dunod, 1995
  • L'Alchimie du changement, Dunod, 2001
  • Sociologie du changement : pourquoi et comment changer les organisations, Dunod, 2004[1]
  • La fatigue des élites, Seuil, 2005
  • « La crise, le travail, les cadres...et les autres », in Pierre-Éric Tixier (dir.), Ressources humaines pour sortie de crise, Presses de Sciences Po, 2010[9]
  • Lost in Management. La vie quotidienne des entreprises au XXIe siècle, Seuil, 2011[10].
  • La faillite de la pensée managériale. Lost in management 2, Seuil, 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « La connaissance sans esprit partisan », sur La connaissance sans esprit partisan (consulté le 4 janvier 2018).
  2. a b et c Bernard Vasseur, « Un chevalier de la Légion d’honneur », SudOuest.fr,‎ (lire en ligne).
  3. Editions Seuil, « François Dupuy, Biographie François Dupuy, Livres François Dupuy », sur www.seuil.com (consulté le 4 janvier 2018).
  4. « "Lost in management", par François Dupuy », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  5. « François Dupuy : «Moins le sommet a d’informations, plus il lance d’initiatives en tous sens !» », Les Echos Business,‎ (lire en ligne).
  6. « La connaissance sans esprit partisan », sur La connaissance sans esprit partisan (consulté le 4 janvier 2018).
  7. Editions Seuil, « Lost in Management, François Dupuy, Sciences humaines - Seuil », sur www.seuil.com (consulté le 4 janvier 2018)
  8. Editions Seuil, « La Faillite de la pensée managériale, François Dupuy, Documents - Seuil », sur www.seuil.com (consulté le 4 janvier 2018)
  9. Ressources humaines pour sortie de crise, (ISBN 9782724611731, lire en ligne)
  10. "Critique du livre de François Dupuy : Lost in management". 16 février 2011 • Philippe François. Fondation iFrap