François Désiré Roulin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les personnes ayant le même patronyme, voir Roulin.
François Désiré Roulin
Description de cette image, également commentée ci-après

François Désiré Roulin en 1865.

Naissance
Rennes (France)
Décès (à 77 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Domaines Naturaliste
Diplôme École polytechnique
Docteur en médecine
Renommé pour Explorations, observations, description et illustration d'espèces animales
Distinctions Membre libre de l'Académie des sciences
Legion Honneur Officier ribbon.svg Officier de la Légion d'honneur

François Désiré Roulin, né à Rennes le , et mort à Paris le , est un médecin, illustrateur et naturaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Désiré Roulin étudie d'abord au lycée de Rennes[1]. Puis il fait partie du nombre des élèves de l'École polytechnique qui sont licenciés en 1815 pour leur attitude bonapartiste et anti-royaliste. Il entreprend alors ses études de médecine.

De 1821 à 1828, Roulin parcourt et observe l'Amérique du Sud, devenant un expert de l'histoire naturelle de cette région. C'est à la demande du gouvernement colombien qu'il s'y est rendu, pour poser les bases de l'enseignement des sciences naturelles. En 1824, il est le médecin de l'expédition financée par le gouvernement colombien pour remonter le cours du Río Meta, affluent de l'Orénoque.

Il participe ensuite à d'autres expéditions qui lui permettent d'explorer la Colombie, le Venezuela, le Pérou, l'Équateur, et pendant lesquelles il ne cesse d'observer la nature et les animaux, de les peindre ou de les dessiner, fournissant ainsi à son retour de précieuses illustrations au Règne animal de Georges Cuvier (1769-1832). Le portrait qu'il fait de Simon Bolivar sert de base à la réalisation d'une statue monumentale.

De retour en France en 1829, il est nommé sous-bibliothécaire puis bibliothécaire de l'Institut[2], mais il se consacre surtout aux travaux scientifiques issus de ses observations. Il publie un grand nombre d'articles dans des revues telles que Le Globe, Le Temps, la Revue des deux Mondes, Le Magasin pittoresque. Il est élu membre libre de l'Académie des sciences en 1865.

Il épouse en 1818 Manette Blin, fille du député Joseph Blin (1764-1834), et est l'oncle du mathématicien Joseph Bertrand (1822-1900) et de l'archéologue Alexandre Bertrand (1820-1902).

Il est membre de l'Institut et officier de la Légion d'honneur.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Désiré Roulin, portrait au crayon par Héloïse Leloir, XIXe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Durand-Delga, « La famille Bertrand au début du XIXe siècle », sur annales.org, Comité français d'histoire de la géologie, séance du 12 décembre 2007.
  2. Choix de lettres d'Eugène Burnouf, 1825-1852, suivi d'une bibliographie… (Publié par Mme L. Delisle, née Burnouf.), H. Champion (Paris), 1891 disponible sur Gallica
  3. Notice no 000SC017164, base Joconde, ministère français de la Culture.
  4. Combes 1929, face p. 180.
  5. Combes 1929, p. 6.
  6. Combes 1929, p. 190 (note).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « François Désiré Roulin », in Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, Troisième série, Q-T. Tome cinquième, RHU-RYT, publié sous la dir. A. Dechambre puis de L. Lereboullet, Masson (Paris), P. Asselin (Paris), [puis] Asselin et Houzeau (Paris), 1874-1885, p. 476-477, disponible sur Gallica.
  • « Roulin (François-Désiré) », in Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, 1866-1877, volume 13, p. 1451, disponible sur Gallica.
  • Marguerite Combes, Pauvre et aventureuse bourgeoisie : Roulin et ses amis, 1796-1874, Paris, Peyronnet, , 217 p., p. 7-14, 18, 81-82, 107-108.
  • (es) Jean Baptiste Boussingault, François Désiré Roulin : Viajes científicos a los Andes ecuatoriales: ó Coleccion de memorias sobre física, química é historia natural de la Nueva Granada, Ecuador y Venezuela, traduction de J. Agosta, Lasserre, Paris, 1849 Texte intégral
  • F. Jayle, « Comment un médecin arrive à l'Institut en passant par le Cordillière des Andes », La Presse médicale, 1933 (10), pp. 201-203, Texte intégral.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :