François Cogné

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François Cogné en 1931, détail d'une photographie de l'agence Meurisse montrant l'artiste à côté d'un buste de Clemenceau.

François Cogné, né le 10 août 1876 à Aubin dans l'Aveyron et mort le 9 avril 1952, est un sculpteur français, auteur de maints portraits officiels.

Deux de ses œuvres sont célèbres : la statue de Georges Clemenceau, avenue des Champs Elysées, et le modèle de la borne de la Voie de la Liberté.

Durant la "période de Vichy" et de l'Occupation, il fut le sculpteur officiel de l'État français.

Comme on peut le voir sur les photos du groupe, ou sur les listes publiées çà et là, il se refusa à faire le voyage des artistes à Berlin.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Le peintre russe Serge Ivanoff fit son portrait[1]. Il est représenté avec un modèle de la statue du maréchal Lyautey installée depuis la fin du protectorat dans les jardins du consulat de France de Casablanca[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Outre le modèle de la Voie de la Liberté, la statue équestre du maréchal Lyautey à Casablanca, ainsi que sa statue en pied (copie en bronze à Nancy, ville natale du maréchal), on lui doit :

La vente de son atelier eut lieu le 16 juin 1961 à Paris, Hôtel Drouot.

Citation[modifier | modifier le code]

« Le statuaire officiel du Maréchal et de l'amiral Darlan, François Cogné, qui a sculpté les bustes ou les médaillons de nombre de notabilités actuelles du pape à Alphonse XIII et de Mussolini à Lyautey, en passant par Loti, Caillaux, Pierre Laval, Clemenceau, Barthou, Rabaud et cent autres encore, doit tailler dans le marbre une image du chancelier Hitler et se rendre en Allemagne pour y travailler.

Quand on a demandé son prix, Cogné a répondu qu'il ne voulait point être payé en argent et qu'il proposait seulement la libération de dix prisonniers français.

- Ce n'est pas dix prisonniers qui seront libérés sur vos indications, lui a-t-on fait répondre aussitôt : vous serez autorisé à en demander cent dans nos stalags. »

— Pierre-Barthélemy Gheusi, Revivre Paris, Plon, 1942, chapitre, l'increvable politique, p. 209.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notice de G. Lelièvre dans le 20e tome du dictionnaire artistique Saur, Allgemeinen Künstlerlexikon, p. 151-152[6].
  • Laurence Bertrand Dorléac, L'Art de la défaite, 1940-1944, 2e édition, Seuil, Paris, 2010[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Ivanoff, Portraits
  2. La statue de Lyautey à casablanca
  3. Voir le livre de Stéphanie Corcy, La Vie culturelle sous l'occupation, Perrin, Paris, 2005, p. 291. Une photographie de Cogné posant près de cette statue figure en première de couverture de l'ouvrage cité.
  4. Les mauvaises langues disent que Le Tigre tourne le dos à l'ennemi.
  5. Dont des réductions en terre cuite ont été produites Statue de Clemenceau
  6. Saur, Allgemeines Künstlerlexikon Internationale Künstlerdatenbank
  7. On consultera les pages 113 à 117, 120, 125, 126, 129 et 338 à 341

Liens externes[modifier | modifier le code]