François Cogné

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François Cogné
François Cogné 1931.jpg
François Cogné en 1931, détail d'une photographie de l'agence de presse Meurisse.
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François Victor Cogné, né le à Aubin (Aveyron) et mort le à Paris, est un sculpteur français.

Il est l'auteur de maints portraits officiels.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Cogné expose au Salon des artistes français[1] et y obtient en 1900 une mention honorable puis en 1921 une médaille de bronze[2]. En 1929, il y présente les bronze Buste de Mussolini, Buste de Clemenceau et Buste du Maréchal Foch[3].

Parmi ses œuvres réputées, on distingue le Monument à Georges Clemenceau de l'avenue des Champs-Élysées à Paris et le modèle de la borne de la voie de la Liberté.

Après avoir été le sculpteur officiel de Clemenceau, Joffre et Lyautey, sous le régime de Vichy il devint celui de « l'État français » et réalisa le portait officiel de son chef, le maréchal Pétain[4]. Ainsi, celui-ci l'autorisa à faire éditer son buste destiné à remplacer celui de Marianne dans toutes les mairies, écoles et tribunaux de France.

Il dessina un modèle de vase à l'effigie de Pétain (reproduit par Pasquier, op.cit.) dans le cadre de la diffusion de son image au titre de la propagande politique orchestrée par le régime.

En novembre 1941, il refuse de faire partie du « voyage d'études » des artistes français en Allemagne initié par Joseph Goebbels[5].

La vente de son atelier eut lieu le à Paris à l'hôtel Drouot[réf. nécessaire].

Œuvres[modifier | modifier le code]

François Cogné, Autoportrait avec son modèle en plâtre de la statue de Georges Clemenceau, vers 1932.

Outre le modèle de la borne de la voie de la Liberté, on lui doit :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. G. Lelièvre « François Cogné », in Allgemeinen Künstlerlexikon, 20e tome, p. 151-152.
  2. René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 306
  3. Ibid.
  4. Bernard Hasquenoph, « Assainir les Beaux-Arts ». Henri Bouchard sous l’Occupation », louvrepourtous.fr, 7 janvier 2019.
  5. « Art sous l'Occupation », universalis.fr.
  6. Stéphanie Corcy, La Vie culturelle sous l'occupation, Paris, Perrin, 2005, p. 291. Une photographie de Cogné posant près de cette statue figure sur la couverture de cet ouvrage.
  7. « Monument à Georges Clemenceau – Paris, 8e arr. », notice sur e-monumen.net.
  8. Statue de Clemenceau
  9. Monument aux morts de Lamarche sur le site monumentsmorts.univ-lille3.fr.
  10. « Monument au Maréchal Lyautey – Casablanca (déplacé) », notice sur e-monumen.net.
  11. « Dossier de François Cogné LH//560/21 », sur leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ).
  12. Henry Coston (préf. Philippe Randa), L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », , 172 p. (ISBN 2-913044-47-6), p. 53 — première édition en 1987.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Lelièvre « François Cogné », in Allgemeinen Künstlerlexikon, 20e tome, p. 151-152.
  • Laurence Bertrand Dorléac, L'Art de la défaite, 1940-1944, Paris, Seuil, 2e édition, 2010, p. 113 à 117, 120, 125, 126, 129 et 338 à 341.
  • J. du Pasquier, Robert Lallemant, céramiste et décorateur d'une génération incertaine (éditions d'art Somogy, 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]