François Chifflart

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François Chifflart
Portrait de Francois Chifflart.jpg

Portrait de François Chifflart.[réf. nécessaire]

Naissance
Décès
Nom de naissance
François-Nicolas Chifflart
Nationalité
Activités
Formation
Maîtres
Distinctions
Troisième prix de Rome en 1850
Grand prix de Rome (1851)

François-Nicolas Chifflart, dit François Chifflart, né à Saint-Omer le , et mort à Paris le , est un peintre, dessinateur et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

François Chifflart est le fils d'Antoine-Omer Chifflart, serrurier à Saint-Omer. C'est aux côtés de ce dernier qu'il s'initie à la gravure sur métaux. Il est d'ailleurs, remarqué pour ses talents de graveur-ciseleur et embauché par Louis Fiolet, le plus important fabricant de pipes de faïence de la ville[1].

Il commence à dessiner très jeune à l'école municipale de dessin de Saint-Omer. En 1844, il entre à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Léon Cogniet.

L'artiste[modifier | modifier le code]

Il obtient le premier grand prix de Rome de peinture historique en 1851 avec Périclès au lit de mort de son fils, après avoir obtenu le troisième prix l'année précédente pour Zénobie sur les bords de l'Araxe. Mais sa révolte affichée envers l'académisme du temps lui vaut d'être mis à l'écart. Il se tourne alors de plus en plus vers la gravure et le dessin.

Ses gravures pour Faust, exposées au Salon de 1859, sont admirées par Baudelaire et Théophile Gautier.

Lors du Salon de 1863, Ernest Chesneau cite « entre autres œuvres intéressantes, un David vainqueur, composition mouvementée de M. Chifflard »[2]

Il rencontre Victor Hugo, qui voit en lui « le souffle du grand art du dix-neuvième siècle »[réf. nécessaire], et il commence une nouvelle carrière d'illustrateur à partir de 1867. Pour Hugo, il illustre notamment Les Travailleurs de la Mer (1866), gravées par Fortuné Méaulle, et Notre-Dame de Paris (1831).

Cependant, il perd une partie de sa riche clientèle parisienne quand il se met à critiquer l'empire autoritaire de Napoléon III. François Chifflart meurt à Paris le .

Une rue de Saint-Omer porte son nom.

Galerie[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1859 : gravures pour Faust
  • 1863 : David vainqueur, huile sur toile

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1993 : François Chifflart, graveur et illustrateur, Paris, musée d'Orsay
  • 2015: François Chifflart peintre, dessinateur et graveur audomarois, à Saint-Omer, au Musée de l'Hotel Sandelin, jusqu'au 20 Septembre

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Noël, François Chifflart, Peintre et Graveur Français 1825-1901, Sa Vie - Son Œuvre, [avec catalogue raisonné], Lille, 1902.
  • Collectif, François Chifflart, graveur et illustrateur, catalogue de l'exposition au musée d'Orsay, Paris, 1993.
  • Robert Jefferson Bingham, Œuvres de Chifflart, grand prix de Rome, 1re série, Paris1859, Éditeur Alfred Cadart, 3 rue Saint-Fiacre. Contient des lithographies, gravures et photographies[4]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Champfleury, Bibliographie céramique : nomenclature analytique de toutes les publications faites en Europe et en Orient sur les arts et l'industrie céramiques depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours, A. Quantin, 1881, 352 pages.
  2. Ernest Chesneau, L'art et les artistes modernes en France et en Angleterre, Didier, Paris, 1864, 1 vol., p. 161.
  3. Photo de l'œuvre.
  4. Laure Boyer, Robert Jefferson Bingham, photographe du monde de l'art sous le Second Empire dans Études photographiques , n°12 novembre 2002, p.22/24, note n°29 -BnF Dc284.

Liens externes[modifier | modifier le code]