François Charles-Roux

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François Charles-Roux
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Rome - Edvard Beneš, ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie, et François Charles-Roux, ambassadeur de France au Vatican.
Fonctions
Président
Société de l’histoire de France
-
Président
Secours catholique
-
Président
Union coloniale française
-
Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères
mai -
Ambassadeur de France près le Saint-Siège
-
Ambassadeur de France en Tchécoslovaquie
-
Délégué permanent (d)
Commission européenne du Danube
-
Inspecteur général des postes diplomatiques et consulaires
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
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Père
Conjoint
Sabine Gounelle (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Jean Charles-Roux
Edmonde Charles-Roux
Cyprienne Charles-Roux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jules Henri François Charles-Roux (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Membre de
Conflit
Distinctions

François Charles-Roux, né à Marseille (Bouches-du-Rhône) le et mort à Paris le , est un diplomate, historien et homme d'affaires français.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Charles-Roux est le fils de l'industriel, armateur et homme politique Jules Charles-Roux et de Marie-Claire Canaple. Licencié en droit et en lettres en 1901 et diplômé d'études supérieures d'histoire et de géographie, il sort également diplômé de l'École libre des sciences politiques. Il opte pour la carrière diplomatique et est reçu premier au concours du ministère des Affaires étrangères en 1902. D'abord envoyé en tant qu'attaché d'ambassade à Saint-Pétersbourg, il revient à Paris en 1904 comme attaché à l'administration centrale du ministère des Affaires étrangères, à la direction des consulats, avant d'être nommé secrétaire d'ambassade à Constantinople l'année suivante. Il passe second secrétaire d'ambassade au Caire en 1907, puis premier secrétaire à Londres en 1912 et conseiller d'ambassade à Rome en 1916.

Service funèbre du président Doumer, M. Seguin et Charles-Roux.

Nommé inspecteur général des postes diplomatiques et consulaires le [1], il est délégué permanent, en qualité de ministre plénipotentiaire, à la Commission européenne du Danube en 1925, puis il préside la Commission du stage en tant que membre du jury du concours pour l'admission dans les carrières diplomatique et consulaire. Il est également l'ambassadeur français à Prague de 1926 à 1932, où il reçoit Maurice Ravel et Marguerite Long en février 1932 au Palais Buquoy.

Il devient ambassadeur de France près le Saint-Siège en 1932. Jusqu'en 1940, Charles-Roux appuie sur cette position pour propager la pensée française dans le monde catholique. En mai 1940, il succède à Alexis Léger au poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, mais, en opposition avec la politique mise en place, il quitte ses fonctions au mois d'octobre suivant[2].

Après guerre, il est fervent défenseur du maintien de l'empire colonial français et anime notamment le groupe ultra « Présence française » qui lutte pour le maintien du protectorat français du Maroc. Membre de la Société française d’histoire des outre-mers et l'Académie des sciences d'outre-mer, il préside de 1944 à 1956 un lobby colonial, le Comité central de la France d'outre-Mer (CCFOM), héritier de l'Union coloniale française que son père avait présidée. Il préside également la Compagnie universelle du canal maritime de Suez de 1948 à 1956.

En 1946, il devient le tout premier président du Secours catholique nouvellement créé[3],[4].

Ses travaux d'historien lui valent d'être élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1934 et d'être primé par l'Académie française (prix Montyon en 1911, prix d'Académie en 1923 et prix Maujean en 1929). Il est également président de la Société de l'histoire de France en 1949.

Il est inhumé au cimetière Saint-Pierre, à Marseille.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

François Charles-Roux épouse en 1914 Sabine Gounelle, d'une famille de négociants marseillais propriétaire de la Villa Valmer. Il est le père de l'écrivaine Edmonde Charles-Roux, de Cyprienne, princesse del Drago, et du prêtre rosminien Jean-Marie Charles-Roux.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Les Échelles de Syrie et de Palestine au dix-huitième siècle (1907)
  • La Production du coton en Égypte (1908)
  • Les Origines de l'expédition d'Égypte (1910) - prix Montyon
  • Alexandre II, Gortchakoff et Napoléon III (1913)
  • L'Expedition des Dardanelles au jour le jour (1920)
  • Autour d'une route. L'Angleterre. L'Isthme de Suez et l'Égypte au XVIIIe siècle (1922) - prix d'Académie
  • L'Isthme de Suez et les rivalités européennes au XVIe siècle (1924)
  • L'Angleterre et l'expédition française en Égypte (2 volumes, 1925)
  • Le Projet français de commerce avec l'Inde par Suez sous le règne de Louis XVI (1926)
  • Trois ambassades françaises à la veille de la guerre (1928) - prix Maujean
  • Le Projet français de conquête de l'Egypte sous le règne de Louis XVI (1929)
  • Bonaparte et la Tripolitaine (1929)
  • Les Travaux d'Herculais ou Une extraordinaire mission en Barbarie (1929)
  • France et Afrique du Nord avant 1930. Les Précurseurs de la conquête (1932)
  • Bonaparte, gouverneur d'Égypte (1936)
  • France et chrétiens d'Orient (1939)
  • Huit ans au Vatican, 1932-1940 (1947)
  • La Paix des Empires centraux (1947)
  • Cinq mois tragiques aux Affaires étrangères ( - ) (1949)
  • Thiers et Méhémet Ali (1951)
  • Rome, asile des Bonaparte (1952)
  • Souvenirs diplomatiques d'un âge révolu, Saint-Pétersbourg, 1902-1904, Paris, 1904, Constantinople, 1905-1907, Le Caire, 1907-1912, Londres, 1912-1914 (1956)
  • Souvenirs diplomatiques. Rome-Quirinal, - (1958)
  • Souvenirs diplomatiques. Une grande ambassade à Rome. 1919-1925 (1961)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 21 novembre 1924, JORF no 301 du 23 novembre 1924, p. 10320.
  2. Adrien Dansette, cf. ouvrage cité en bibliographie, écrit page 21 : François Charles-Roux, estimant qu'il n'y avait pas de collaboration "entre un galérien et son garde-chiourme" - ce sont les termes dont il s'est servi - émit cette simple réflexion : " Je pense qu'il faut m'en aller." Il s'en alla.
  3. Luc Dubrulle, Mgr Rodhain et la charité, Desclée De Brouwer, 2017
  4. Luc Dubrulle, Mgr Rodhain et le Secours catholique: Une figure sociale de la charité, Desclée de Brouwer, 2008

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]