François Chérèque

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François Chérèque
François Chérèque en 2006.
François Chérèque en 2006.
Fonctions
Secrétaire général de la CFDT
Prédécesseur Nicole Notat
Successeur Laurent Berger
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Date de décès (à 60 ans)
Nationalité Française
Profession Éducateur spécialisé
Syndicaliste

François Chérèque, né le à Nancy et mort le [1], est un syndicaliste français, secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012. Il est président de l'Agence du service civique de 2013 à 2016 et président du conseil d'administration du think tank de gauche Terra Nova.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père Jacques Chérèque était au début des années 1980 un des principaux responsables de la Confédération avant de devenir ministre du premier gouvernement Rocard. Son frère Philippe Chérèque a été vice-président exécutif commercial du groupe Amadeus de 2009 à 2011, son autre frère Marc est président du Football Club de Grenoble rugby, club professionnel de rugby à XV à Grenoble, de 2005 à 2016. Né à Nancy, il passe son enfance dans la ville de Pompey, puis il fait ses études au lycée Notre-Dame Saint-Sigisbert de Nancy où il obtient son baccalauréat en 1975. Il intègre ensuite l'école d'éducateurs spécialisés de Neuilly-sur-Marne en Seine-Saint-Denis. Il commence à travailler à l'hôpital de jour du centre Jean-Wier à Puteaux, puis deviendra éducateur spécialisé dans le centre hospitalier de Digne-les-Bains au sein du service pédopsychiatrie.

Action syndicale à la CFDT[modifier | modifier le code]

François Chérèque au salon du livre de Paris, le .

Il adhère à la Confédération française démocratique du travail (CFDT) en 1978 et y prend des responsabilités. En 1986, il devient secrétaire général de l'union départementale CFDT des Alpes-de-Haute-Provence et entre au bureau régional interprofessionnel CFDT de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). En 1996, il devient secrétaire général de la fédération CFDT des services et établissements de la santé et du social (CFDT santé-sociaux), première fédération de la confédération en nombre d'adhérents. En octobre 2001, il entre au bureau national de la CFDT et à la commission exécutive[2].

À partir de 2002, il est secrétaire général de la CFDT, où il succède à Nicole Notat, après avoir été à la tête de la Fédération Santé-Sociaux. Il est réélu au Congrès de Grenoble le , puis à celui de Tours le pour un dernier mandat de quatre ans. Syndicaliste cherchant à dépasser certains clivages, il a donné à la revue Le Meilleur des mondes un entretien sur sa vision du libéralisme intitulé En France, on n’évoque la mondialisation qu’à travers ses effets négatifs[3].

Après avoir obtenu en 2003, lors de la réforme des retraites, des concessions du gouvernement comme le dispositif pour carrière longue, il fut surnommé le traître, collabo ou complice par ses opposants[4]. Il est l'un des dirigeants des grèves contre la réforme française des retraites de 2010. Le , il quitte le secrétariat général et laisse la place à son successeur Laurent Berger[5].

Agence du service civique[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé inspecteur général des affaires sociales (5e tour) en conseil des ministres à compter du , au statut de haut fonctionnaire[6]. Dans le cadre de ses fonctions, il est également chargé du suivi du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté[7],[8] . Il est également élu président du think tank Terra Nova le 12 janvier 2013[9].

Le , il succède à Martin Hirsch à la présidence de l'Agence du service civique[10]. Malade et suivant une chimiothérapie, il interrompt temporairement ses fonctions en septembre 2015[11], avant de mettre fin à ses fonctions en juin 2016[12].

Fin de vie et décès[modifier | modifier le code]

En septembre 2015, il lui est diagnostiqué une leucémie[13]. Pour suivre un traitement de chimiothérapie, il annonce qu'il suspend ses activités, et en juin 2016, il quitte ses fonctions de Haut commissaire à l'engagement civique.

Il meurt le des suites de sa maladie à l'âge de 60 ans[14]. Ses obsèques ont eu lieu le Jeudi en l'Église Saint-Sulpice à Paris en présence du président de la république François Hollande, des membres du gouvernement et de nombreuses autres personnalités du monde politique. Il a été inhumé au cimetière de Mallemoisson dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Qu'est-ce que la CFDT ?,coll. « L'Information citoyenne », L'Archipel, 2002 (notice BnF no FRBNF38932302).
  • Réformiste et impatient !, Le Seuil, 2005 (notice BnF no FRBNF39952488).
  • Avec Carole Barjon, Si on me cherche, Albin Michel, 2008 (notice BnF no FRBNF41330039).
  • Patricia, Romain, Nabila et les autres : le travail, entre souffrances et fierté, Albin Michel, 2011 (notice BnF no FRBNF42514977).
  • L'Avenir de la lutte contre la pauvreté, Paris, institut Diderot, coll. « Les Carnets des dialogues du matin », , 35 p. (ISBN 979-10-93704-02-9, notice BnF no FRBNF43836356).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]