François Bugingo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
François Bugingo
Image illustrative de l’article François Bugingo
François Bugingo lors de la diffusion d'une émission de Bouillant de culture (mars 2012).

Naissance 1974 (46-47 ans)
Kisangani (RDC)
Nationalité Drapeau du Canada Canadien
Profession Journaliste
Médias
Média Télé-Québec
Radio-Canada
98,5 FM
Évasion

François Bugingo (né en 1974 à Kisangani, au Congo) est un journaliste canadien d'origine rwandaise, spécialisé dans l'actualité internationale. Il fut vice-président de la section « Monde » de Reporters sans frontières jusqu'en 2010, ainsi que fondateur et président de la section canadienne de cet organisme.

En mai 2015, à la suite de la parution d'un article de La Presse l'accusant d'avoir inventé des reportages « de toutes pièces » au cours de sa carrière, il admet avoir commis plusieurs « fautes journalistiques » et déclare se retirer momentanément de la vie publique. Il rend sa carte de presse en juin 2015.

Carrière[modifier | modifier le code]

D'origine rwandaise, François Bugingo naît en 1974 à Kisangani en République démocratique du Congo (à l'époque dénommée Zaïre). Il étudie tout d'abord le droit, puis décide de se tourner vers le journalisme[1].

Après le génocide, il crée au Rwanda le journal L'arc-en-ciel et fonde l'Association des journalistes rwandais[1].

Il arrive au Québec en 1997, et dit avoir été séduit par le pacifisme qui y régnait, contrastant avec la guerre qu'il avait connue dans sa vie[2]. Il écrit cette même année deux livres sur le Rwanda : Africa Mea : le Rwanda et le drame africain ainsi que La Mission au Rwanda : entretiens avec le général Guy Tousignant.

François Bugingo devient[Quand ?] vice-président de la section « Monde » de Reporters sans frontières, ainsi que fondateur et président de la section canadienne de cet organisme (section désormais disparue)[2]. Il démissionne cependant en septembre 2010, après avoir craint pour sa vie durant des négociations avec Al-Qaïda en Mauritanie pour obtenir la libération d'un journaliste pris en otage[3].

Animateur[modifier | modifier le code]

Il fut animateur de plusieurs émissions au cours de sa carrière :

  • animateur de l'émission Points chauds à la station Télé-Québec ;
  • animateur de l'émission « Mon Israël » diffusée sur les ondes de la chaîne Évasion ;
  • collaborateur couvrant les nouvelles internationales à l'émission Dutrizac au 98,5 FM.

Pendant l'été 2007, il anime l'émission de radio Parce que c'est l'été à l'antenne de la Première Chaîne de Radio-Canada. En 2007-2008, il remplace occasionnellement l'animatrice Christiane Charette, particulièrement pendant la période des fêtes 2007 à l'émission Au détour du monde. Été 2008, il anime Sans détour, toujours à Radio-Canada. Depuis 2007, il anime un mois sur deux des conférences sur des enjeux internationaux au Musée de la civilisation à Québec.

À partir de janvier 2009, il commente l'actualité, la politique et la culture dans l'émission Génération 2000 présentée sur les ondes de Musimax. Cette émission passe en revue les évènements marquants de chaque année de la décennie 2000.

En 2011, il devient l'animateur de la première émission La course Évasion autour du monde diffusée sur le canal Évasion. Le 9 septembre 2013, il co-anime la nouvelle émission d'informations internationales 30 sur le radar sur la chaîne LCN.

Faux reportages[modifier | modifier le code]

Le 23 mai 2015, le journal La Presse publie un article affirmant que François Bugingo a inventé des événements dans certains de ses reportages[4]. Bugingo annonce par voie de communiqué qu'il se retire momentanément de la vie publique[5]. Le 27 mai, la station 98,5 FM accepte sa démission[6].

Le 29 mai, il avoue sur son compte Facebook avoir commis plusieurs « fautes journalistiques », tout en se disant victime de « lynchage médiatique »[7].

Le 5 juin, il remet sa carte de presse à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)[8].

En juin 2017, il fait sa première apparition publique depuis l'affaire dans l'émission Y'a du monde à messe, où il est interviewé par Christian Bégin : il se confie sur les répercussions de cet évènement sur sa vie, et dit être désormais conseiller en communication[9].

Publications[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

En février 2009, il est lauréat du mois de l'histoire des Noirs à Montréal[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « François Bugingo », sur ici.radio-canada.ca
  2. a et b Baptiste Zapirain, « François Bugingo suspendu », sur journaldemontreal.com,
  3. Nathalie Collard, « François Bugingo, journaliste touche-à-tout », sur lapresse.ca,
  4. « François Bugingo: des reportages inventés de toutes pièces - Isabelle Hachey - Médias », La Presse (consulté le 24 mai 2015)
  5. « François Bugingo se retire «momentanément» de la vie publique », sur lapresse.ca, La Presse, (consulté le 25 mai 2015)
  6. « François Bugingo démissionne du 98,5 FM | Jasmin Lavoie | Médias » (consulté le 27 mai 2015)
  7. « François Bugingo passe aux aveux », sur lapresse.ca, La Presse, (consulté le 31 mai 2015)
  8. « François Bugingo remet sa carte de presse à la FPJQ | Médias » (consulté le 6 juin 2015)
  9. Elizabeth Lepage-Boily, « Y’a du monde à messe : François Bugingo ne s’excuse pas », sur showbizz.net,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]