François Borella

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François Borella
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Président
Union nationale des étudiants de France (d)
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François Borella (-[2]) est un homme politique et juriste français, spécialisé en droit constitutionnel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Né à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le , il est issu d'une famille catholique pratiquante. Il est le frère de Jean Borella. Son père, aviateur dans l'armée de l'air française, décède en service commandé en 1937 ; son grand-père paternel est un italien, maçon, arrivé en France après la première guerre mondiale[3]. Élevé par ses grands-parents, lauréat du concours général en histoire, il obtient son baccalauréat en 1950 au lycée Henri Poincaré de Nancy. Il étudie le droit à Nancy puis à Paris, il obtient une thèse de doctorat en mai 1957 ( L'évolution politique et juridique de l'Union française depuis 1946 ) et il est reçu à l’agrégation de droit public et de science politique en .

Carrière[modifier | modifier le code]

Chargé de cours à la faculté de Nancy, il enseigne de 1962 à 1966 à la faculté de droit d'Alger au lendemain de l'indépendance[4]. De retour en France, il enseigne de 1966 à 1990 à l'université de Nancy II qu'il préside de 1973 à 1978. Il enseigne entre 2000 et 2011 au campus européen franco-allemand de l'IEP de Paris à Nancy un cours d'institutions politiques comparées concernant l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, la Russie, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Son implication dans la JEC l’accompagne dans son engagement dans le militantisme syndical étudiant aux côtés de Michel de La Fournière, Robert Chapuis et Jacques Julliard[5] ; Il devient vice-président de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) (1955-1956) ; inculpé pour atteinte à la sûreté de l'État en à la suite de sa contribution à la Conférence nationale étudiante pour une solution du problème algérien () et sa publication dans la revue Esprit[6] il est acquitté en [4] ; les Accords d'Évian reprennent certains éléments des résolutions de cette conférence. Son appartement familial est plastiqué par l'OAS le ; quelques mois après il part enseigner quatre ans à la faculté de droit d'Alger[7]. Il quitte l'Union de la gauche socialiste pour rejoindre le PSU à sa création en 1960 et participe à sa direction nationale de 1969 à 1974 [8] ; en 1974 il rejoint avec Michel Rocard le PS et participe dix ans à la Commission nationale des conflits[3]; c'est sous l'étiquette PS qu'il se présente à diverses élections municipales et régionales[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se marie le avec Marie-Claire de Thomassin de Montbel, ancienne responsable féminine à la JEC et avocate, à l'église Saint Denis d'Épiez-sur-Chiers, ils ont cinq enfants, dix-neuf petits-enfants et onze arrière-petits-enfants[9],[8].

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. [3].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Commandeur des Palmes académiques[8].
  • Officier de l'Ordre du mérite (1997, chevalier 1990)[10].

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

  • Conseiller municipal de Nancy (1983 - 2002)
  • Conseiller régional de Lorraine (1986 - 1998)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'évolution politique et juridique de l'Union française depuis 1946, Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1958
- Prix Emmanuel-André-You 1960 de l’Académie des sciences d’outre-mer
  • Les partis politiques au Pays basque (1977)
  • Les partis politiques en Europe (1984)
  • Les partis politiques dans la France d'aujourd'hui (plusieurs éditions dont au moins 1973, 1975, 1990)
  • État, société et pouvoir à l'aube du XXIe siècle : Mélanges en l'honneur de François Borella, Nancy, Presses Universitaires Nancy, , 556 p. (ISBN 2-86480-885-4).
  • Eléments de droit constitutionnel, Presses De Sciences Po, coll. « Références », , 429 p. (ISBN 978-2-7246-1071-0 et 2-7246-1071-7).
  • Critique du savoir politique, Paris, PUF, coll. « Questions », , 232 p. (ISBN 2-13-043183-6).
  • Le gouvernement des Français : éléments d'initiation civique, Éditions de l'Épi, , 334 p..
  • Michel de la Fournière et François Borella, Le syndicalisme étudiant, Éditions du Seui, , 187 p.

Autres publications[modifier | modifier le code]

Plusieurs articles dans les revues Esprit et Témoignage chrétien.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/POG/FRAN_POG_05/p-2avytyavk-1i7a25md6bwy3 »
  2. « Nancy : décès du Professeur de Droit François Borella », sur france3-regions.francetvinfo.fr, 8 mai 2017
  3. a b et c « Témoignage de François Borella : témoignages audios par nom », sur Conservatoire des Mémoires Etudiantes, (consulté le ).
  4. a et b Renucci et Rethore, « Juristes en coopération. Magistrats et professeurs de droit en Algérie (1962-début des années 1980) », Outre-Mers Revue d’Histoire, Société française d’histoire d’outre-mer, vol. Coopérants et coopération en Afrique : circulation d’acteurs et recomposition culturelles (des années 1950 à nos jours), nos 384-385,‎ , p. 187-190 (lire en ligne, consulté le ).
  5. « 1956, quand l'UNEF bascule », citée des mémoires étudiantes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. François Borella, « Une procédure de négociation », Esprit,‎ .
  7. Robert Chapuis, Alain Monchablon, François Borella, « L’UNEF et la guerre d’Algérie. Actes de la table ronde 12 octobre 2012 », sur Association des Anciens de l'UNEF, (consulté le ), p. 13-16.
  8. a b et c Alain Monchablon, « biographie: François Borella », Les cahiers du GERME, nos 22-23-24,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. a et b « Décès du professeur François Borella », L'EST REPUBLICAIN,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « ORDRE NATIONAL DU MERITE », JORF, no 265,‎ , p. 16539 (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]