François Borde

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François Borde
Image illustrative de l’article François Borde
François Borde en 1924.
Contexte général
Sport Rugby à XV
Période active 1916-1930
Biographie
Nationalité sportive Française
Naissance
Lieu de naissance Lourdes (Hautes-Pyrénées)
Décès (à 88 ans)
Lieu de décès Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
Taille 1,71 m (5 7)
Poids de forme 70 kg (154 lb)
Club 1916-1920 Stadoceste tarbais
1920-1921 Racing-Paris
1921-1928 Stade toulousain
1928 Racing Club de Narbonne
1928-1930 Stade toulousain
1934-1938 Stade toulousain
Palmarès
Compétition Or Arg. Bro.
Jeux olympiques - 2 -
Tournoi des Cinq Nations - 1 -
Championnats de France/Coupe de l'Espérance 5(+1*), +1**
* Tarbes 1920 ** Tarbes 1919
3 -
Championnats régionaux (Pyrénées+Paris) 10 1 -
François Borde en 1920.
François Borde, capitaine de l'équipe de France de rugby en 1924.

François Borde (né le à Lourdes et mort le à Bayonne) est un ancien joueur et entraîneur français de rugby à XV, de 1,71 m, ayant occupé le poste de trois-quarts centre au Stade toulousain, reconnaissable par son béret et sa fine moustache.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'un père médecin, il fit ses études au lycée La Pyrénéenne de Tarbes, puis au S.O. Lourdes, entre 1914 et 1916.

Avec Jauréguy et Jeangrand, il fut à l'époque à Tarbes déjà Champion de France Interscolaire, avec La Pyrénéenne.

Classe 1919, il fut affecté à un régiment de génie dans la région d'Angers, puis au camp retranché de Paris durant quelques mois. Il rejoignit ensuite l'école militaire de Joinville, avec de nombreux autres rugbymen de valeur de ce temps.

Après quatre saisons au Stadoceste tarbais puis une au Racing Club de France, il rejoint le Stade toulousain en 1921.

François Borde eut le plus beau palmarès français d'avant-guerre, notamment grâce au triplé réalisé avec la fameuse équipe des années 1920 du Stade toulousain, digne héritière de celle dite de la Vierge Rouge de 1912.

Grand technicien, il fut le créateur du jeu dit en ligne, et grand adepte des attaques en profondeur.

Avec Adolphe Jauréguy et René Crabos, il forma ainsi un trio redoutable, à Tarbes, en sélection nationale, et au Racing alors qu'il était encore avec eux militaire au bataillon de Joinville.

Il devint le capitaine du Stade toulousain en 1923, succédant ainsi à Philippe Struxiano, double champion de France à 10 années d'écart.

En novembre 1925, il épouse la championne olympique de tennis Marguerite Broquedis, veuve Billout.

Il fut l'entraîneur de Narbonne en début de saison 1928-29, puis du Stade toulousain de 1928 à 1930 (entraîneur / joueur sporadique), ainsi que de 1934 à 1938 (champion des Pyrénées 1937 et 1938, vice-champion des Pyrénées 1935).

Après avoir été l'économe de l'asile d'aliénés de Toulouse (l'Hôpital Gérard Marchant, alors appelé asile de Braqueville) durant sa carrière sportive jusqu'à la fin des années 1930, il travailla par la suite aux contributions indirectes, terminant ainsi une carrière professionnelle bayonnaise comme receveur-percepteur de cette municipalité.

Son frère cadet Jean Borde (né en 1903) fit également partie de l'équipe 1re toulousaine à partir de 1923, et devint champion de France en 1924, aussi comme trois-quarts (centre ou aile gauche).

Carrière[modifier | modifier le code]

Clubs successifs (seniors)[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En clubs[modifier | modifier le code]

Sélections nationales[modifier | modifier le code]

  • Jeux interalliés de rugby en 1919 (au poste d'ouvreur)
  • Médaille d'argent, Jeux olympiquesMédaille d'argent, Jeux olympiques Double Vice-champion olympique :
    • 1920 (Anvers) (il joua également le match-revanche à Colombes face aux américains un mois plus tard, marquant un essai, la France battant les champions olympiques (14 - 5)),
    • 1924 (Paris) (sélectionné dans l'équipe olympique, mais ne joue pas les 2 matchs (contre la Roumanie, puis les États-Unis)) (au total, il fut le seul joueur -en tant que racingman puis stadiste- à être retenu lors de ces deux olympiades, avec le biterrois Adolphe Bousquet)
  • International français no 132
  • 12 sélections en équipe de France de 1920 à 1926 (2 fois capitaine entre 1924 et 1925 - 1 essai transformé), et 1 cape olympique
  • Sélections par année : 1920 (2), 1921 (3), 1922 (2), 1923 (2), 1924 (1), 1925 (1), 1926 (1) (dont 7 tournois des cinq nations)
  • 1er vainqueur d'un match international hors de France (et 1er vainqueur des Irlandais), en Irlande en 1920 (ainsi qu'en Écosse, en 1921, cf.)
  • Membre de la 1re équipe française gagnant un match au Royaume-Uni (Écosse-France du 22 janvier 1921, à Inverleigh)
  • Membre de la 1re équipe française finissant seconde d'un Tournoi des Cinq Nations, en 1921.

Distinction[modifier | modifier le code]

Caricature de François Borde en octobre 1928, par Ruetto.
  • Médaille d'or de l'Éducation physique, conférée par Léo Lagrange en juin 1937[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Miroir des sports, 11 février 1930, p. 87.
  2. L'Auto, 26 avril 1920, p.1.
  3. L'Auto, 4 avril 1921, p.4.
  4. L'Écho d'Alger, 4 juin 1926, p.2.
  5. Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juin 1937, p.410.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Article Borde remplacera Crabos -comme capitaine- dans l'équipe de France de rugby, Le Miroir des sports, 14 février 1924, p.103 (par R.-W.Magnanou).

Liens externes[modifier | modifier le code]