François Boquet

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Officier général francais 4 etoiles.svg François Boquet
Naissance
Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Décès (à 74 ans)
Clichy (Hauts-de-Seine)
Origine Drapeau de la France France
Arme Armée de terre
Grade Général de corps d'armée
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Distinctions compagnon de la Libération
Autres fonctions résistant français

Le général de corps d'armée François Boquet, né le à Nancy (Meurthe-et-Moselle) et mort le à Clichy (Hauts-de-Seine), était un militaire et résistant français, compagnon de la Libération.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Boquet naît le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), où était affecté son père, polytechnicien et colonel d'artillerie. Il entre à Saint-Cyr, en 1935, dans la promotion « Maréchal Lyautey ».

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1939, il est lieutenant dans les chars. Il est très grièvement blessé en Belgique le , fait prisonnier de guerre, et amputé du bras gauche. Il s'évade quelques jours plus tard, alors qu'il a encore le bras droit dans le plâtre[1].

En avril 1942, il est recruté par Suzanne Tony Robert au profit du réseau de renseignement « Cohors-Asturies » fondé par Jean Cavaillès, à la demande de Christian Pineau et à l'instigation du BCRA de Londres. François Boquet devient rapidement l'adjoint de Jean Cavaillès pour les renseignements et les questions militaires. Dès mai 1942, il est chargé de missions. Il transmet aux Alliés des informations sur l'ennemi : emplacement des unités, dépôts de munitions, terrains d'aviation, composition du matériel, etc.). Il convoie également des aviateurs alliés vers des hébergements clandestins[1].

François Boquet est arrêté par hasard, le , lors d'une fouille effectuée par la police française à la station de métro Boucicaut à Paris. Il porte sur lui le courrier destiné à Londres. Sur ordre de Vichy, il est livré à la Gestapo et emprisonné à Fresnes pendant huit mois. Il refuse de trahir son réseau et déroute l'ennemi en affirmant être un agent du Deuxième Bureau de Vichy. Il est déporté le à Buchenwald, où il recrée un groupe de résistants et soutient le moral de ses camarades jusqu'à la libération du camp, qui intervient en avril 1945[1].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Nommé capitaine à la fin de la guerre, François Boquet est affecté au 6e régiment de chasseurs d'Afrique (6e RCA) puis au 3e RCA. Affecté au Ministère de la Défense puis à l'Assemblée nationale comme expert militaire, il prend part aux opérations d'Algérie de 1957 à 1961. En 1962, il est attaché au Centre des hautes études militaires et à l'Institut des hautes études de Défense nationale[1].

Du 28 janvier au , alors qu'il est colonel, il fait partie de la Cour militaire de justice qui juge le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry et ses complices, pour l'attentat commis contre le général de Gaulle au Petit-Clamart, le . La Cour est présidée par le général de corps d'armée Roger Gardet, également ancien des Forces françaises libres et compagnon de la Libération. Elle comprend également le général de brigade François Binoche, ancien chef FFI du maquis de l'Ardèche, qui y a également perdu un bras, lui aussi compagnon de la Libération[2].

En 1963, il commande la 5e brigade blindée. En 1965, il devient adjoint au général commandant la 3e division blindée. Il est ensuite général adjoint au Gouverneur militaire de Paris, commandant de la Place de Paris en 1968, et commandant de la 1re division blindée, de 1968 à 1970[1].

De 1971 à 1973, François Boquet est inspecteur de l'Arme blindée et cavalerie. De 1971 à 1972, il est membre du Conseil supérieur de l'Armée de terre. Le , il part à la retraite avec le grade de général de corps d'armée. Il décède le à l'hôpital Beaujon de Clichy[1]. Il est inhumé au cimetière nouveau de la Guillotière à Lyon[3],[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Musée de l'Ordre de la Libération, « François Boquet », Ordre de la Libération, (consulté le 22 décembre 2019).
  2. Jean-Noël Jeanneney, Un attentat : Petit-Clamart, 22 août 1962, Seuil, 352 p. (ISBN 2-02130-155-9, EAN 978-2-02130-155-7, lire en ligne).
  3. Philippe Landru, « Lyon (69) : nouveau cimetière de la Guillotière », sur Cimetières de France et d’ailleurs, (consulté le 21 décembre 2019).
  4. Myriam De Santis, « Les Cimetières de la Guillotière (ancien et nouveau) », sur le Lyon des Gones (consulté le 21 décembre 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]