François Binoche

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François Binoche
Naissance
Paris
Décès (à 86 ans)
Nice
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Compagnon de la Libération
Légion d'honneur
Autres fonctions Conseiller militaire du Président du Conseil
Gouverneur militaire du secteur français de Berlin (1964-1967)

François Binoche ( à Paris - à Nice) est un résistant et général de division français. C'est l'oncle de Juliette Binoche.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'une famille d'industriels, il est le fils de Léon Binoche[1] et le frère d'Antoinette Binoche[2],[3]. Il suit sa scolarité au lycée Henri-IV.

Carrière militaire avant 1939[modifier | modifier le code]

Sorti sous-lieutenant de l'École militaire de Saint-Cyr en 1932 (promotion "Maréchal Joffre), il est affecté au 168e régiment d'infanterie sur la ligne Maginot, puis à la Légion étrangère deux ans plus tard. Il sert en Algérie (1935-1936), puis au Maroc jusqu’en 1939, au 1er régiment étranger d'infanterie et au 2e régiment étranger d'infanterie.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il fait la campagne de France au sein du 11e régiment étranger d'infanterie. Fait prisonnier, le 23 juin, dans la région d'Ochey (Toul), il s’évade le 1er août. Il fabrique un faux ordre de mission pour rejoindre le Maroc où il prend contact avec la mission Guérin-Ter Sarkissoff, mais les membres de cette mission sont trahis, et il est arrêté, puis relâché en 1941, faute de preuves. Pendant sa détention, il rencontre Pierre Mendès France dont il sera le conseiller militaire lorsque celui-ci deviendra Président du Conseil.

Il est affecté au 5e régiment d’infanterie et, faute de pouvoir s’engager dans les Forces françaises libres, il participe comme agent P2 (CAFFIn°18 730) au réseau Mithridate de Pierre-Jean Herbinger puis, après le démantèlement de celui-ci, au réseau Gallia de Gorce-Franklin. Il organise les FFI de l’Ardèche et, en 1944, chasse les Allemands du département (combats du Cheylard le 5 juillet 1944, où il perd un bras). Il continue les combats dans la vallée du Rhône, participe à l’organisation du département, puis s’engage dans la 5e DB. À la fin de la guerre, il est chef de bataillon et fait Compagnon de la Libération.

Carrière après guerre[modifier | modifier le code]

En 1946, il entre au cabinet militaire du ministre de la Défense où il est promu au grade de lieutenant-colonel, il est affecté au groupement porté de la Légion à Agadir en 1946, qu’il quitte en 1949 pour le Tonkin (5e régiment étranger d'infanterie). Rapatrié sanitaire il est ensuite affecté au 6e régiment de tirailleurs marocains d'où il est détaché augroupe régional 61, service de l’entraînement préparatoire et des réserves à Rabat. En 1954, il est nommé conseiller militaire de Pierre Mendès France, alors Président du Conseil.

Il est, avec le grade de colonel, nommé commandant de l'arrondissement de Baden-Baden, poste qu'il occupe de 1953 à 1958. Revenu en France, il rejoint la direction centrale de l'infanterie d'où il est détaché auprès du ministre des anciens combattants et victimes de guerres. Parallèlement, il suit une formation complémentaire à l’Institut des hautes études de la défense nationale en 1959.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

En septembre 1960, il est nommé chef adjoint à l'état-major de la Zone Nord Algérois. En février 1961, il devient l'adjoint du commandant la 7e division légère blindée. Lors du putsch des généraux en 1961, il s'oppose aux généraux rebelles.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Il est nommé à la Cour militaire de justice ainsi que général de brigade, en 1962, puis général de division en 1964. Il est nommé gouverneur militaire du secteur français de Berlin (1964-1967), poste auquel lui succède le général Bertrand Huchet de Quénetain. Il demande à être versé dans le cadre de réserve après la démission du général de Gaulle en 1969. Il est mis à la retraite sur décision du président Giscard d'Estaing, après avoir critiqué sa politique européenne, et rejoint les gaullistes de gauche au sein de leurs formations travaillistes à la fin des années 1970. Il est réintégré dans le cadre de réserve par François Mitterrand.

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GO ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg
Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg Medaille de la Resistance ribbon.svg Medaille des Evades ribbon.svg
Croix du Combattant Volontaire de la Resistance ribbon.svg Medaille de l'Internement pour faits de Resistance ribbon.svg Medaille de la Deportation pour faits de Resistance ribbon.svg
Ordre de l'Etoile Noire Commandeur ribbon.svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Titulaire de 6 citations dont 2 à l'ordre de l'armée, de deux blessure de guerre (amputation du bras droit en 194 |-

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Qui est qui en France, 1987
  2. Serge Ferrand, Gilbert Lecavelier, Aux ordres du S.A.C., A. Michel, 1982
  3. Jean-Claude Goudeau, Haute main sur la ville, 1977