François Berge

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François Berge
Buste de François Berge à Collioure, place du marché.
Buste de François Berge à Collioure, place du marché.

Nom de naissance François Baudire Berge[N 1]
Naissance
Collioure (Roussillon)
Décès (à 53 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Lieutenant-général
Années de service 17971830
Conflits Campagne d'Egypte
Commandement 5e régiment d'artillerie à cheval
École royale d'application
Distinctions Baron d'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Ordre de Saint-Ferdinand
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, (29e colonne)

François Baudire baron Berge[N 2], né le à Collioure (Roussillon) et mort le à Paris, est un général français du Premier Empire et de la Restauration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Jean-Paul Guillaume Berge (né le à Collioure, mort le à Figuières), négociant, premier consul et gouverneur-administrateur de Collioure et de Thérèse Arneau-Riera (née le à Collioure, morte en 1823).

Entré à l'École polytechnique[1] le 17 brumaire an III[N 3], il passe, le 18 brumaire an V, élève sous-lieutenant à l'École d'artillerie de Metz, d'où il sort, le 13 floréal suivant, avec le grade de lieutenant en second, et va rejoindre la portion du 1er régiment d'artillerie qui fait partie de l'armée d'Angleterre.

Détaché à l'état-major de l'armée d'Orient, il fait les campagnes d'Égypte et de Syrie, assiste à la prise de Malte, à celle d'Alexandrie, au combat de Chebreiss ; aux batailles des Pyramides, d'Aboukir et d'Alexandrie ; aux sièges de Jaffa, de Saint-Jean-d'Acre et du Caire.

Capitaine de 3e classe le 4e jour complémentaire an VII, il est promu le 27 floréal an VIII à la 2e classe de son grade dans le 4e régiment d'artillerie à pied, et remplit les fonctions d'aide de camp auprès du général Songis jusqu'au mois de brumaire an X.

Passé dans l'artillerie de la garde consulaire le 15 nivôse de cette année, il continue néanmoins son service d'aide-de-camp auprès de son général, appelé à la même date au commandement de l'artillerie de cette garde.

Le 6 brumaire an XII, le premier Consul le nomme chef de bataillon, sous-directeur d'artillerie à la Guadeloupe ; mais sur les instances du général Songis, alors premier inspecteur d'artillerie, il continue de servir sous ses ordres et fait avec lui les campagnes des ans XII et XIII à l'armée des côtes de l'Océan. Il y reçoit, le 25 prairial an XII, la décoration de la Légion d'honneur et celle d'officier de l'ordre.

Il fait avec la grande armée les guerres d'Allemagne, de Prusse et de Pologne, de l’an XIV à 1807, et se trouve aux combats livrés sous les murs d'Ulm les 23, 24 et 25 vendémiaire an XIV, aux batailles d'Austerlitz, d’Iéna et d'Eylau. Major le , et colonel le , il passe à l'armée d'Espagne le comme chef d'état-major de son armée, et prend, le le commandement du 5e régiment d'artillerie à cheval. Il combat à Talavera de la Reina, où il est blessé d'un coup de feu au côté droit, à Almonacid et à Ocaña les , , et , et au passage de la Sierra Morena le .

Nommé chevalier de l'Empire le , il a le bras traversé d'une balle au combat d'Albufera, le , et à celui de Santa-Martha-de-Villaiba le . La croix de commandeur de la Légion d'honneur lui est décernée le .

Placé à la tête de l'artillerie de l'armée du Midi de l'Espagne le , il reçoit le le grade de général de brigade, et prend une part glorieuse à toutes les affaires qui précèdent et suivent l'évacuation de la Péninsule. Il ne prend qu'une faible part aux événements politiques et militaires de 1814.

Lors de la Première Restauration, il est fait chevalier de Saint-Louis le , et est nommé membre de la commission chargée de déterminer le nombre des places de guerre par ordre d'importance, ainsi que les travaux d'amélioration qu'elles peuvent exiger. En , il est attaché à l'état-major du duc d'Angoulême.

Après le départ de ce prince, il se rend dans la capitale, où il reçoit le le commandement de l'artillerie du corps de cavalerie placé sous les ordres du maréchal Grouchy.

Au retour des Bourbons, il est nommé baron héréditaire le , par le roi Louis XVIII, et devient commandant de l'École royale d'application à Metz.

Nommé le commandant supérieur des troupes et du matériel de l'artillerie, de la direction de Perpignan et du 4e corps de l'armée des Pyrénées, il fait, en cette qualité, la campagne d'Espagne de 1823. Cette campagne lui vaut, le suivant, le brevet de lieutenant-général et, le , la plaque de 4e classe de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne.

Nommé membre du comité consultatif de son arme le , et grand officier de la Légion d'honneur le , il est mis en disponibilité le .

Replacé provisoirement sur le cadre du comité d'artillerie le , il meurt du choléra[1] à Paris le .

Il fait partie des 660 officiers à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile et un buste à son honneur est placé sur la place du marché de Collioure.

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Armes de la famille Berge.

Il épouse le Anne Gilberte Jeanne Pauline Hom[2] (née le à Paris, morte le à Toulouse), dont il a deux enfants :

  • Jenny Berge (née le à Paris, morte le à Paris) ; elle épouse, en premières noces, en 1836, Camille Terasse (mort en 1838), puis, en secondes noces, en 1842, Emmanuel Delpech de Saint-Guilhem (1812-1891), attaché d'ambassade ;
  • Henri baron Berge (né le à Paris, mort le à Saint-Maurice), polytechnicien de la promotion 1847[2], général de division, gouverneur de Lyon, grand-croix de la Légion d'honneur, décoré de la Médaille militaire ; il épouse le Marie Andres (1839-1925).

Un de ses arrière-petits-fils a également été militaire :

  • Jean Martial Delpit, colonel d’artillerie, né le à Versailles, mort le , polytechnicien de la promotion 1905[3], fils de Bernard Delpit, lieutenant-colonel d'artillerie, et de Caroline Françoise Pauline Berge[3].

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Titre de chevalier de l'Empire par lettres patentes du  :
Règlement d'armoiries : Tiercé en fasces : d'argent à une épée haute en pal de gueules, accostée de deux autruches affrontées d'azur ; de gueules au signe des chevaliers légionnaires ; et d'or à une pyramide soutenue de sable.
  • Titre de chevalier héréditaire confirmé par lettres patentes du  :
Règlement d'armoiries : Tiercé en fasce : d'argent, à l'épée haute de gueules, accostée de deux autruches affrontées d'azur ; de gueules, à l'étoile d'argent ; et d'or, à la pyramide de sable, soutenue du même.
  • Titre de Baron héréditaire, par lettres patentes du  :
Règlement d'armoiries : Coupé, au I d'argent, à une épée de gueules posée en pal, la pointe haute, et accostée de deux autruches affrontées d'azur ; au II de gueules, à une pyramide d'argent, terrassée de sable.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dénomination en conformité avec son buste de la place du marché à Collioure.
  2. La bibliothèque de l'École polytechnique a enregistré la dénomination « Berge, François Beaudire » : ainsi, dans son registre, les prénoms ne sont pas reliés par un trait d’union et il y a divergence sur l'orthographe du second prénom[1].
  3. Il fait ainsi partie de la première promotion (X 1794) des élèves de cette nouvelle école d’ingénieurs, à laquelle Napoléon Ier donne un statut militaire dix ans plus tard en 1804.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 25 novembre 2015), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « François Berge », résultat obtenu : « Berge, François Beaudire (X 1794 ; 1779-1832) ».
  2. a et b Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 25 novembre 2015), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Henri Berge », résultat obtenu : « Berge, Henri (X 1847 ; 1828-1926) ».
  3. a et b Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 3 février 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Jean Martial Delpit », résultat obtenu : « Delpit, Jean Martial (X 1905 ; 1884-1962) ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]