François Berge

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François Berge
Image illustrative de l'article François Berge

Surnom Baudire
Naissance
Collioure (Pyrénées-Orientales)
Décès (à 53 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Lieutenant-général
Années de service 17971830
Conflits Campagne d'Egypte
Commandement 5e Régiment d'Artillerie à Cheval
École royale d'application
Distinctions Baron d'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Ordre de Saint-Ferdinand
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, (29e colonne)

François-Baudire baron Berge, né le à Collioure (Pyrénées-Orientales) et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Jean-Paul Guillaume Berge (28 février 1736 à Collioure - 2 janvier 1794 à Figuières), négociant, premier consul et gouverneur-administrateur de Collioure et de Thérèse Arneau-Riera (25 mai 1739 à Collioure - 1823).

Entré à l'École polytechnique le 17 brumaire an III, il passe, le 18 brumaire an V, élève sous-lieutenant à l'École d'artillerie de Metz, d'où il sort, le 13 floréal suivant, avec le grade de lieutenant en second, et va rejoindre la portion du 1er Régiment d'Artillerie qui fait partie de l'armée d'Angleterre.

Détaché à l'état-major de l'armée d'Orient, il fait les campagnes d'Égypte et de Syrie, assiste à la prise de Malte, à celle d'Alexandrie, au combat de Chebreiss ; aux batailles des Pyramides, d'Aboukir et d'Alexandrie ; aux sièges de Jaffa, de Saint-Jean-d'Acre et du Caire.

Capitaine de 3e classe le 4e jour complémentaire an VII, il est promu le 27 floréal an VIII à la 2e classe de son grade dans le 4e Régiment d'Artillerie à Pied, et remplit les fonctions d'aide de camp auprès du général Songis jusqu'au mois de brumaire an X.

Passé dans l'artillerie de la garde consulaire le 15 nivôse de cette année, il continue néanmoins son service d'aide-de-camp auprès de son général, appelé à la même date au commandement de l'artillerie de cette garde.

Le 6 brumaire an XII, le premier Consul le nomme chef de bataillon, sous-directeur d'artillerie à la Guadeloupe ; mais sur les instances du général Songis, alors premier inspecteur d'artillerie, il continue de servir sous ses ordres et fait avec lui les campagnes des ans XII et XIII à l'armée des côtes de l'Océan. Il y reçoit, le 25 prairial an XII, la décoration de la Légion d'honneur et celle d'officier de l'ordre.

Il fait avec la grande armée les guerres d'Allemagne, de Prusse et de Pologne, de l'an XIV à 1807, et se trouve aux combats livrés sous les murs d'Ulm les 23, 24 et 25 vendémiaire an XIV, aux batailles d'Austerlitz, d’Iéna et d'Eylau. Major le 21 mars 1806, et colonel le 30 août 1808, il passe à l'armée d'Espagne le 24 novembre comme chef d'état-major de son armée, et prend, le 28 décembre le commandement du 5e Régiment d'Artillerie à Cheval. Il combat à Talavera de la Reina, où il est blessé d'un coup de feu au côté droit, à Almonacid et à Ocaña les 28 juillet, 11 août, et 18 novembre 1809, et au passage de la Sierra Morena le 20 janvier 1810.

Nommé chevalier de l'Empire le 15 août 1810, il a le bras traversé d'une balle au combat d'Albufera, le 16 mai 1811, et à celui de Santa-Martha-de-Villaiba le 15 juin 1811. La croix de commandeur de la Légion d'honneur lui est décernée le 6 août 1811.

Placé à la tête de l'artillerie de l'armée du Midi de l'Espagne le 3 avril 1813, il reçoit le 26 mai le grade de général de brigade, et prend une part glorieuse à toutes les affaires qui précédèrent et suivirent l'évacuation de la Péninsule. Il ne prend qu'une faible part aux événements politiques et militaires de 1814.

Lors de la première restauration, il est fait Chevalier de Saint-Louis le 20 août 1814, et est nommé membre de la commission chargée de déterminer le nombre des places de guerre par ordre d'importance, ainsi que les travaux d'amélioration qu'elles peuvent exiger. En mars 1815, il est attaché à l'état-major du duc d'Angoulême.

Après le départ de ce prince, il se rend dans la capitale, où il reçoit le 6 juin le commandement de l'artillerie du corps de cavalerie placé sous les ordres du maréchal Grouchy.

Au retour des Bourbons, il est nommé baron héréditaire le 17 janvier 1816, par le roi Louis XVIII, et commandant de l'École royale d'application à Metz.

Nommé le 14 décembre 1822 commandant supérieur des troupes et du matériel de l'artillerie, de la direction de Perpignan et du 4e corps de l'armée des Pyrénées, il fait, en cette qualité, la campagne d'Espagne de 1823. Cette campagne lui vaut, le 3 octobre suivant, le brevet de lieutenant-général et, le 23 novembre, la plaque de 4e classe de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne.

Nommé membre du comité consultatif de son arme le 22 décembre 1824, et grand officier de la Légion d'honneur le 3 novembre 1827, il est mis en disponibilité le 8 septembre 1830.

Replacé provisoirement sur le cadre du comité d'artillerie le 1er juillet 1831, il est mort à Paris le 18 avril 1832.

Il fait partie des 660 officiers à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile et un buste à son honneur est placé sur la place du marché de Collioure.

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Armes de la famille Berge.

Il épouse le 18 juillet 1816 Pauline Anne Gilberte Jeanne Marie Hom (24 juin 1796 à Paris - 6 novembre 1881 à Toulouse), dont il a deux enfants :

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Titre de Chevalier de l'Empire par lettres patentes du 15 juillet 1810.

Règlement d'armoiries : Tiercé en fasces : d'argent à une épée haute en pal de gueules, accostée de deux autruches affrontées d'azur ; de gueules au signe des chevaliers légionnaires ; et d'or à une pyramide soutenue de sable.

  • Titre de Chevalier héréditaire confirmé par lettres patentes du 16 décembre 1814,

Règlement d'armoiries : Tiercé en fasce : d'argent, à l'épée haute de gueules, accostée de deux autruches affrontées d'azur ; de gueules, à l'étoile d'argent ; et d'or, à la pyramide de sable, soutenue du même.

  • Titre de Baron héréditaire, par lettres patentes du 20 juillet 1816.

Règlement d'armoiries : Coupé, au I d'argent, à une épée de gueules posée en pal, la pointe haute, et accostée de deux autruches affrontées d'azur ; au II de gueules, à une pyramide d'argent, terrassée de sable.

Source[modifier | modifier le code]

« François Berge », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ [détail de l’édition]

Articles connexes[modifier | modifier le code]