François Bel-Ker

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François Bel-Ker
Illustration.
Fonctions
Secretaire général de l'Action française
En fonction depuis
(7 ans)
Biographie
Date de naissance (39-40 ans)
Lieu de naissance Auvergne
Nationalité Français

François Bel-Ker, né en 1981 en Auvergne, est un militant politique français. Il est secrétaire général de l'Action française depuis 2014.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

François Bel-Ker grandit dans une famille de gauche avec un père maoïste. Il a une grand-mère italienne et un arrière-grand père touareg ayant été blessé à Verdun. Ses grands parents ont été résistants[1],[2].

À titre professionnel, il exerce comme travailleur social dans un centre d'hébergement d'urgence en région parisienne[2]. Au cours de l'hiver 2006-2007, il a aidé Augustin Legrand, de l’association Les Enfants de Don Quichotte, quand il avait occupé le canal Saint Martin avec ses tentes Quechua[2],[3],[4].

Militantisme politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il adhère au courant monarchiste au contact de l'Action française (AF)[1], où il y devient activiste en 1997.

Cercle Proudhon d'Auvergne et revue Alternative[modifier | modifier le code]

François Bel-Ker fonde le « cercle Proudhon d'Auvergne » au sein de l'AF en 2002[5]. Celui-ci se veut le continuateur du cercle Proudhon créé par Charles Maurras et qui avait pour ambition de rassembler des socialistes français (dans la lignée de Proudhon, Blanqui, Péguy, Sorel…) et des syndicalistes autour de l'instauration de salut public d'une monarchie fédérative et sociale. Toujours en 2002, François Bel-Ker fonde la revue royaliste et nationaliste « Alternative » ; édité par le cercle Proudhon, le journal se veut « radicalement auvergnat et français »[5]. La revue existe jusqu'en 2006.

Secrétaire général de l'Action française[modifier | modifier le code]

François Bel-Ker devient secrétaire général de l'Action française en 2014, succédant à Olivier Perceval. En 2017, il est président du Centre royaliste d'Action française (CRAF) aux côtés de Pierre Marchand, Stéphane Blanchonnet et d'un bureau politique[6].

Son mouvement est très présent dans la mobilisation contre le mariage pour tous et au début du mouvement des Gilets jaunes. François Bel-Ker ne voit pas l'AF comme un parti politique, mais comme une école de formation politique et comme un laboratoire d'idées[7],[8]. Il propose en effet à ses membres des conférences, du tractage mais aussi la pratique de sports de combat[1]. Il cherche, avec l'AF, à « répondre à l'ensemble des enjeux qui touchent à l'intérêt national, comme la souveraineté, l'écologie ou la mondialisation ». Pour lui, revendiquer la monarchie n'est pas un anachronisme, mais plutôt un objectif « à long terme »[9].

En 2014, il organise le « Carrefour royal » dont plusieurs intervenants sont des candidats du Front national, tels qu'Aymeric Chauprade, Élie Hatem, Paul-Marie Coûteaux (Rassemblement Bleu Marine) Jean-Claude Martinez (ancien vice-président du FN). François Bel-Ker se défend cependant d'une proximité avec le FN : « On travaille beaucoup depuis 2002 avec les milieux souverainistes au-delà de la droite ou de la gauche. L’Action Française est transclivage ! C’est dans son essence même monarchique. »[10],[11].

François Bel-Ker a co-fondé et gère la revue d'Action française Le Bien commun, dont il est le directeur de publication[12]. Il donne régulièrement des conférences à travers la France au sein des différentes section du mouvement[13],[14].

En 2017, lors d'une conférence de presse, il est interrogé par plusieurs médias sur la radicalisation de Logan Nisin, ancien militant, soupçonné d’avoir préparé un attentat contre plusieurs responsables politiques[15],[16].

Le 17 novembre 2018, François Bel-Ker est l'acteur principal de la réunification du mouvement avec la Restauration nationale, une dissidence formée le 14 novembre 1997 par Hilaire de Crémiers[6].

En 2019, en tant que secrétaire général de l'AF, il est choisi par une commission d'enquête de l'assemblée nationale pour représenter l'« extrême droite en France »[17],[18].

Positionnement[modifier | modifier le code]

François Bel-Ker milite dès 1997 contre l'étatisme français au-delà du clivage droite-gauche. Il se revendique « monarchiste car nationaliste »[5]. Il refuse l’étiquette d'extrême droite, de racisme et d'antisémitisme pour son mouvement[19]. Il explique que « l’Action française défend l’intérêt national, et, à [s]es yeux, tout ce que ne concerne pas l’intérêt national n’a pas d’intérêt »[20]. Aussi, il précise que « tous les débats que nous abordons (écologie, souveraineté, nation) sont transversaux aux partis politiques » [21].

En 2013, au cours de la Manif pour tous et du Printemps français, il déclare : « Face à la violence de l’État, nous sommes prêts à agir par tous les moyens, même légaux »[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « François Bel-Ker, Yvan Benedetti, Renaud Camus… ces figures de l’ultradroite », sur leparisien.fr, (consulté le 12 février 2021).
  2. a b et c Pascale Tournier, Le Vieux Monde est de retour, Stock, , 280 p., p. 171-172.
  3. « Il y a un revival de l’Action Française », sur vice.com, (consulté le 12 février 2021).
  4. « "Emmanuel Macron a de quoi plaire aux conservateurs…" », sur nouvelobs.com, (consulté le 19 février 2021).
  5. a b et c R.I., « Bel-Ker, rédacteur en chef de la revue royaliste Alternative, au JI », sur jeune-independant.net, (consulté le 12 février 2021).
  6. a et b Jacques Leclercq, Radicalités politiques et violentes en France et dans le monde, editions L'Harmattan, , 846 pages p. (ISBN 978-2-343-17655-0).
  7. « A l'ultra-droite, l'Action française entre souvenir de Maurras et "actions coup de poing" », sur challenges.fr, (consulté le 16 février 2021).
  8. « A l'ultra-droite, l'Action française entre souvenir de Maurras et "actions coup de poing" », sur publicsenat.fr, (consulté le 19 février 2021).
  9. « A l'ultra-droite, l'Action française entre souvenir de Maurras et "actions coup de poing" », sur lepoint.fr, (consulté le 12 février 2021).
  10. « Pas de flammekueche pour Roland Dumas ! », sur streetpress.com, (consulté le 19 février 2021).
  11. « «La Poudrière» : dans les entrailles de l’ultradroite », sur leparisien.fr, (consulté le 2 mars 2021).
  12. « Pour une extinction de « l’esprit de Mai 68 » », sur present.fr, (consulté le 12 février 2021).
  13. « L’Action française face à ses contradicteurs à Compiègne », sur courrier-picard.fr, (consulté le 16 février 2021).
  14. « Action française : le mouvement royaliste veut prendre racine dans l’Oise », sur leparisien.fr, (consulté le 16 février 2021).
  15. « Ultra-droite: Comment Logan Alexandre Nisin s’est autoradicalisé devant son écran d’ordinateur », sur 20minutes.fr, (consulté le 2 mars 2021).
  16. « Les 8 membres du groupe d'ultra-droite "OAS" mis en examen », sur challenges.fr, (consulté le 2 mars 2021).
  17. « Rapport de la commission d'enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite en France », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 16 février 2021).
  18. « Plusieurs figures de l'ultra-droite convoquées à l'Assemblée nationale », sur lexpress.fr, (consulté le 10 mars 2021).
  19. Paul Laubacher, « L'Action française, ce mouvement royaliste qui plaît aux jeunes », sur nouvelobs.com, (consulté le 12 février 2021).
  20. Romain Demars, « François Bel-Ker : « La violence à l’égard de l’Action française est désormais hebdomadaire » », sur lincorrect.org, (consulté le 12 février 2021).
  21. Eugénie Bastié, « Marion Maréchal-Le Pen devant l'Action française : « Le FN est le plus monarchiste des partis français » », sur lefigaro.fr, (consulté le 12 février 2021).
  22. « Qui sont les opposants radicaux au mariage pour tous ? », sur la-croix.com, (consulté le 16 février 2021).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon, La Poudrière, Grasset, , pages 189-200.
  • Pascale Tournier, Le vieux monde est de retour, Stock, , 280 p., chap. 8, p. 155-172.
  • Paul Conge, Les Grands-Remplacés : enquête sur une fracture française, Arkhe éditions, .
  • Jacques Leclercq, Radicalités politiques et violentes en France et dans le monde, éditions L'Harmattan, , 846 pages p. (ISBN 978-2-343-17655-0), p. 24-41.