François Barrême

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François ou François-Bertrand Barrême, né à Tarascon le [Note 1] et mort à Paris en 1703, est un mathématicien français, considéré comme l'un des fondateurs de la comptabilité[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un juge de Tarascon, après avoir été professeur de mathématiques (notamment au collège de Pézenas) et s’être livré au négoce en Italie, Barrême s’était installé à Paris, où il avait ouvert, au coin de la rue Quincampoix une sorte d’académie du commerce où il donnait toutes sortes de consultations et des leçons de tenue de comptes[2]. Remarqué pour ses aptitudes de comptable, il fut présenté à Savary et à Colbert, dont il devint le protégé[3]. Il devint seul expert pour tous les comptes et calculs de la Chambre des comptes de Paris et arithméticien ordinaire du Roi[3].

Il est l’auteur d’ouvrages de tables mathématiques pratiques, destinées à éviter des calculs fastidieux dans le domaine de l’argent. Son petit-fils Jean-Nicolas, qui fut premier commis de Law, perfectionna le système de comptabilité mis au point par son grand-père[4].

Son Livre nécessaire, très souvent réédité et connu plus tard sous le nom de Barême universel[5], qui constitue l’un des ouvrages fondateurs de la comptabilité, a donné le mot français « barème ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Date donnée par la Bibliothèque nationale de France. On a longtemps cru qu'il était né en 1640 à Lyon, mais son rattachement à la famille Barrême, de Tarascon, ne faisant aucun doute, il est beaucoup plus vraisemblable qu'il s'agisse du François Barrême baptisé à Tarascon en . Voir : Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. 2, p. 377 ; Dictionnaire de biographie française, t. 5, p. 581 ; L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, vol. 46, 1902, année 38, 2e semestre), p. 750-751 ; Biographie tarasconnaise ; Généalogie de la Maison de Barrême, seigneurs de Montravail, Châteaufort, Manville et Crémille, par le Baron du Roure, 1906 ; Bulletin de la société d'émulation du Bourbonnais, 1925, t. 28, p. 160.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gildas Salaün, « Savez-vous compter les sous...? », Monnaie magazine,‎ , p. 38-41 (ISSN 1626-6145)
  2. Henri-Jean Martin (préf. Roger Chartier), Livre, pouvoirs et société à Paris au XVIIe siècle (1598-1701), t. 2, Genève, Droz, , 544 p. (lire en ligne), p. 870
  3. a et b Georges Reymondin, Bibliographie méthodique des ouvrages en langue française parus de 1543 à 1908 sur la science des comptes : volumes, brochures, articles, manuscrits, suivie de la liste des ouvrages juridiques dans lesquels sont traitées des questions de comptabilité, Paris, Société académique de comptabilité, , 330 p. (lire en ligne), p. 30.
  4. Henry Émile Vivarez, « Les Étapes du progrès : Barrême, arithméticien et poète », Bulletin de la Société archéologique, historique et artistique Le Vieux papier, Lille, Lefebvre-Ducrocq,‎ , p. 16.
  5. Nouveau Barême universel : Manuel complet de tous les comptes faits, Paris, C. Lavocat, (lire en ligne)

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Les Comptes faits : ou Le Tarif général de toutes les monnoyes, Paris, Nyon, , 480 p., 18 cm (lire en ligne).
  • Le Livre nécessaire pour les comptables, avocats, notaires, procureurs, négociants, et généralement à toute sorte de conditions, Paris, Didot, , xii-529 p., in-12 (lire en ligne).
  • La géométrie servant au mesurage et à l'arpentage : ,ouvrage si facile & si commode, que par la seule addition on peut mesurer toutes sortes de terres, bois & bâtimens, et généralement toutes figures & superficies pour irregulieres qu'elles puissent estre, Paris, Denys Thierry, , in-12 (lire en ligne).
  • Le Grand Banquier : ou le Livre des monnoyes étrangères réduites en monnoyes de France, Paris, Denis Thierry, , xxiv-216 p., in-8° (lire en ligne).
  • Le Livre facile pour apprendre l’arithmétique de soy-même & sans maître : Augmenté dans cette nouvelle édition de plus de 190 pages ou règles différentes, par N. Barrême. Ouvrage très-nécessaire à toute sorte de personne, aux unes pour apprendre l’arithmétique ; & à ceux qui la savent pour les aider à rappeler leur mémoire de quantité de règles, qui s’oublient facilement faute de pratique journalière. Enseignée par Barrême, seul expert nommé par nos seigneurs de la Chambre des Comptes, Paris, Nyon, David & Didot, , 491 p., in-12 (lire en ligne).
  • Traité des parties doubles : ou méthode aisée pour apprendre à tenir en parties doubles les livres du commerce et des finances ; avec un traité de finance, Paris, Jean-Geofroy Nyon, , 300 p., in-12 (lire en ligne).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Henri-Jean Martin (préf. Roger Chartier), Livre, pouvoirs et société à Paris au XVIIe siècle (1598-1701), t. 2, Paris, C. Lavocat, , 544 p. (lire en ligne), p. 870.
  • Henry Émile Vivarez, « Les Étapes du progrès : Barrême, arithméticien et poète », Bulletin de la Société archéologique, historique et artistique Le Vieux papier, Lille, Lefebvre-Ducrocq,‎ , p. 16.

Liens externes[modifier | modifier le code]