François Balsan

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François Balsan, né le à Châteauroux et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un industriel, explorateur et écrivain français, président de la Société des explorateurs français.

Certains de ses ouvrages ont été publiés sous le pseudonyme de Jacques Termant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

François Balsan, petit-fils d'Auguste Balsan et d'Arthur de Chabaud-Latour, est issu d’une dynastie lainière, originaire de Lagamas, implantée à Châteauroux depuis 1856. Il fait ses études à Saint-Louis-de-Gonzague à Paris puis à Sainte-Geneviève à Versailles. À sa sortie de l'École Centrale en 1923, il devient acheteur de laines dans l'entreprise familiale; à ce titre, il parcourt le monde.

Voyageur infatigable, les espaces vierges le fascinent, et il écrit en 1935 dans son deuxième roman "Parmi les autres" [1] "Il est odieux de traverser un pays trop vite, surtout lorsqu'il est le vestibule de terres de légende. A rôder aux flancs de la muraille qui coupe l'Afrique soumise de son Désert, UN APPEL DE L'INCONNU M'EMPOIGNA". Sa passion le conduira vers une suite d'expéditions à la recherche de

« Ce monde intact où brûle encore la flamme originelle[réf. nécessaire]. »

— François Balsan

L’explorateur[modifier | modifier le code]

De 1935 à 1972, il entreprend 17 explorations, publie de nombreux ouvrages et réalise 13 films qu'il présente au cours de conférences dans le monde entier.

Ses livres sont truffés de noms des personnes, des tribus, des lieux qu'il explore ; ses ouvrages livrent une riche cartographie des régions explorées, de fines observations archéologiques et géologiques, s’agissant de découvertes à présenter ensuite à la communauté de chercheurs. Animaux et plantes font l’objet de descriptions précises, qui feront ensuite l’objet de correspondances avec le muséum national d'histoire naturelle[2]. Les croquis de ses carnets de voyages seront souvent repris dans des aquarelles[3]. Ses voyages le mettent souvent en danger. Lors d'un raid de 80 km de nuit au Kalahari en 1948, il apprend le lendemain qu'il était suivi par deux lions[4].

Président de la Société des explorateurs français en 1953-1954 et vice-président de la Société d'Ethnographie, de la Société de géographie[5], de l'Académie des sciences d'outre-mer et de l'Académie des sports[6], il était lauréat de l'Académie française[7], de la Grande médaille d'or de la Société de géographie, du Prix du maréchal Lyautey de l'Académie des sciences d'outre-mer. Il était officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre de l'Infant Dom Henrique et titulaire de la Croix de guerre de Finlande[8].

L'industriel[modifier | modifier le code]

François Balsan dirigea Balsan (entreprise) et fut membre de plusieurs conseils d'administration, dont celui de la Société de construction des Batignolles (à partir de 1940), de l'entreprise Léon Ballot, de la Société générale de techniques et d'études , des Batignolles-Châtillon.

Bibliographie de ses explorations[modifier | modifier le code]

  • Les Surprises du Kurdistan, 1944, J. Susse, Coll. Voyages et Aventures, Paris, 313 pages.
  • Dans le secret du Beloutchistan, 1946, Grasset, 314 pages
  • Poursuite vers le Nil Blanc, 1947, J.Susse, 278 pages.
  • De Kaboul au Golfe Persique, 1949, , Peyronnet &Cie, 277 pages.
  • L’Étreinte du Kalahari, 1950, Boivin et Cie, 254 pages; Ouest-France, 1990, 303 pages
  • L'Expédition Panhard-Capricorne, 1952, Amiot-Dumont, 260 pages.
  • À travers l'Arabie inconnue, 1954, Amiot-Dumont, 191 pages.
  • La Colline mystérieuse, 1957, Amiot-Dumont, 212 pages.
  • Nouvelles aventures au Kalahari, 1959, Plon, 240 pages.
  • Terres vierges au Mozambique, 1960, Plon, 310 pages. (prix Lange, 1961)
  • Inquiétant Yémen, La Palatine, 1961, 237 pages.
  • Poursuite au Wallega, Éditions du Temps, 1962, 142 pages.
  • Chez les femmes à crinière du Sud Angola, Fayard, 1963, 205 pages.
  • À pied au Nord Somali, grenier d'aromates des pharaons, 1965, La Palatine, 220 pages.
  • L'Or du Monomotapa, 1967, La Palatine, 190 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Connaissance de l'Afrique, Le Capricorne noir, 1968, Sté Continentale d'Ed.modernes illustrées, 360 pages.
  • Connaissance de l'Asie, Étrange Baloutchistan, 1969, Sté Continentale d'Ed.modernes illustrées, 370 pages. (prix Thérouanne, 1970)
  • Au Régistan inexploré, 1972, Berger Levrault, 226 pages.

Ouvrage sous pseudonyme[modifier | modifier le code]

  • Forces obscures, Jacques Termant, 1933, Roman, Les œuvres représentatives, 317 pages.
  • Parmi les autres, choses vues, Jacques Termant, 1935, Roman, Éditions Jean Crès, 223 pages.
  • Agence Valley contre les tueurs, Jacques Termant, Le Masque no 677, 1960.
  • Les Audaces de Jean Dal, Jacques Termant, Le Masque no 691, 1960.
  • Valley ranime les braises, Jacques Termant, Le Masque no 755, 1962.

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les vieux jeunes du Parc - Industrie, ballons et chevaux d'une belle époque, (Chronique familiale), 1969, 138 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Au Parc entre les deux guerres (chronique familiale), 1970, 88 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Les briscards (roman), Paris, France-Empire, 1971, 314 pages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques TERMANT, Parmi les autres, , 222 p., p.164
  2. Nouvelles aventures au Kalahari, François Balsan, p. 11.
  3. L’étreinte du Kalahari, François Balsan, ed. Ouest France, 1990 (réédition).
  4. L’étreinte du Kalahari, François Balsan, ed. Ouest France, 1990 (réédition), p. 191.
  5. Comptes rendus trimestriels des séances de l'Académie des sciences d'outre-mer, Volume 34, Académie des sciences d'outre-mer, 1974
  6. Jean Laporte, Pierre Sabbagh, Première descente du Nil de l'Équateur à la Méditerranée, 1971
  7. Académie française
  8. Acta geographica, Numéros 9 à 19, Société de géographie, 1972

Sources[modifier | modifier le code]

  • Anne Burnel, La Société de construction des Batignolles de 1914-1939: histoire d'un déclin, 1995
  • Hommes et destins, Académie des science d'Outre-Mer, Agence de coopération culturelle et technique, 1975

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]