François Antoine Louis Bourcier

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François Antoine Louis Bourcier
Image illustrative de l'article François Antoine Louis Bourcier

Naissance
La Petite-Pierre, Alsace
Décès (à 68 ans)
Ville-au-Val
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1784-1815
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Ingolstadt
Andria
Wagram
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Autres fonctions Conseiller d'État
Député de la Meurthe

François Antoine Louis Bourcier, né le à La Petite-Pierre en Alsace et mort le à Ville-au-Val, dans la Meurthe, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Du simple cavalier au général de division[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un ancien brigadier des gardes du corps du roi Stanislas Leszczyński. Après son éducation, il est placé dans un régiment de cavalerie. Lorsque la Révolution française éclate, il est lieutenant au 1er régiment de chasseurs à cheval. Nommé aide de camp du duc d'Aiguillon le 9 juin 1792, et passe la même année à l'état-major du général Custine.

Devenu général de brigade le 20 octobre 1793, il est nommé en 1793 chef d'état-major de l'armée du Rhin et élevé au grade de général de division le 18 avril 1794. Chargé de la conduite d'une division de cavalerie, sous les ordres du général Moreau, il se distingue au combat d'Ingolstadt, et participe à la retraite de 1796. Nommé inspecteur de cavalerie le 3 août 1797, il fait les campagnes de Suisse et de Naples, où il commande une colonne de cavalerie qui taille en pièces les insurgés qui sont rassemblés à Andria.

Au service de l'Empire[modifier | modifier le code]

Il fait la campagne de 1805, à la tête d'une division de dragons et prend part aux batailles d'Elchingen et d'Ulm, ainsi qu'à celle d'Austerlitz, pendant laquelle il effectue plusieurs charges ; il assiste l'année suivante à la bataille d'Iéna, et est nommé, après la prise de Berlin, inspecteur général du grand dépôt des chevaux pris à l'ennemi.

Il acquiert le château de Ville-au-Val (Meurthe-et-Moselle) en 1809. Ses descendants, dont Joseph de Pommery, en sont les actuels propriétaires. Envoyé en Espagne, il n'en revient que pour aller combattre lors de la bataille de Wagram. En 1812, il fait partie de la campagne de Russie, où il échappe au désastre de la retraite de Moscou, en étant chargé de réorganiser à Berlin toute la cavalerie française en janvier 1813.

La Première Restauration lui octroie la Croix de Saint-Louis. Lors des Cent-Jours, le général Bourcier doit, au cours du dépôt de Versailles, sélectionner des destriers pour l'armée française. Napoléon, qui doit absolument recueillir 36 000 chevaux pour ses cavaliers, est déçu par le travail de l'officier français qui rejette de nombreux destriers car il suit des critères de sélection relativement strict.

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Il est mis à la retraite en 1816 ; mais l'année suivante il est rappelé au conseil d'État et employé en qualité de commissaire du roi près la régie générale des subsistances militaires. Élu à la chambre des députés en 1816 par le département de la Meurthe, il siège au centre et vote avec la majorité. Le collège électoral, qui n'a pas renouvelé son mandat en 1820, le fait en 1821, et il le conserve jusqu'en 1824.

Il meurt le 8 mai 1828 à Ville-au-Val et est inhumé, comme le sont après lui ses descendants, dans le caveau de famille situé près de la chapelle du château. La sépulture existe encore de nos jours.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il a épousé Marie Isabelle Electe Adélaïde Van Oldencel ( † 13 juin 1855 - Nancy). De leur union naquit le 11 octobre 1805 Ernestine Adélaïde Joséphine qui se marie le 6 février 1828, en l'église Saint-Martin de Pont-à-Mousson avec Louis Hortensius Henry, né le 17 mai 1803, fils de Charles Louis Joseph de Gau de Frégeville.

États de service[modifier | modifier le code]

  • Volontaire à la Légion royale le 2 mars 1776 ;
  • Passé au 1er régiment de chasseurs à cheval (ci-devant Picardie) ;
  • Brigadier au régiment Picardie le 15 janvier 1780 ;
  • Fourrier dans le même régiment le 20 janvier 1784 ;
  • Adjudant au régiment Picardie le 24 septembre 1784 ;
  • Sous-lieutenant au même régiment le 26 mars 1788 ;
  • Quartier-maître au régiment Picardie le 10 septembre 1789 ;
  • Aide de camp du Duc d’Anguillon le 7 juin 1792 ;
  • Passé à l’état-major du général en chef Custine, en septembre 1792 ;
  • Adjudant-général chef de bataillon le 8 mars 1793 ;
  • Général de brigade à titre provisoire le 20 octobre 1793 confirmé le 13 avril [1794 ;
  • Chef d'État-major général de l'armée du Rhin du 22 octobre 1793 au 23 octobre 1795 :
  • Général de division à titre provisoire le 9 juillet 1794 confirmé le 13 juin 1795 ;
  • Commandant de la 3e division de l'armée de Rhin-et-Moselle du 23 octobre 1795 au 31 mai 1796 ;
  • Commandant de la 5e division de l'armée de Rhin-et-Moselle du 31 mai 1796 au 30 juin 1796 ;
  • Commandant de la réserve de cavalerie de l'armée de Rhin-et-Moselle du 30 juin 1796 au 3 août 1797 ;
  • Inspecteur général de la cavalerie de l'armée de Rhin-et-Moselle, nommé par le Directoire du 3 août 1797 au 18 septembre 1798 ;
  • Organisateur du 7e corps de cavalerie en 1797 ;
  • Inspecteur général de cavalerie sous les ordres des généraux Moreau et Masséna en 1797 ;
  • Inspecteur général de la cavalerie des armées de Mayence et d'Helvétie du 18 septembre 1798 à décembre 1799 ;
  • Inspecteur général de l'aile droite de la cavalerie de l'armée du Rhin de décembre 1799 à 1800 ;
  • Inspecteur général de la cavalerie de l'armée du Rhin de 1800 au 27 décembre 1802 ;
  • Nommé conseiller d’État et membre du conseil d’administration de la Guerre par le Premier Consul pour le récompenser des importants services qu’il avait rendu à la France du 27 décembre 1802 au 13 décembre 1803 ;
  • Commandant de la cavalerie légère de la réserve du camp de Saint-Omer du 13 décembre 1803 au 26 août 1805 ;
  • Commandant de la 4e division de dragons de la Grande Armée du 26 août 1805 au 11 juillet 1806 ;
  • Affecté à la Grande Armée du 29 septembre 1806 au 28 octobre 1806 :
  • Chef de la direction générale du grand dépôt des chevaux pris à l’ennemi au haras de Potsdam, en Prusse en 1806 ;
  • Inspecteur général de la cavalerie, aux armées d’Allemagne et d’Espagne en 1807 ;
  • Inspecteur général de la cavalerie de la Grande Armée du 28 octobre 1806 au 27 novembre 1808 :
  • Commandant général des dépôts de cavalerie de l'armée d'Espagne du 27 novembre 1808 au 25 avril 1809 ;
  • Commandant des dépôts de cavalerie de l'armée d'Allemagne à Passau du 25 avril 1809 à janvier 1810 ;
  • Commandant du dépôt général de cavalerie de l'armée d'Espagne à Bayonne de janvier 1810 au 24 février 1810 ;
  • Mis à la disposition du Ministre de la Guerre du 31 août 1810 au 12 janvier 1812 ;
  • Commandant du dépôt général de cavalerie de Hanovre du 12 janvier 1812 au 17 décembre 1812 ;
  • Commandant du dépôt de cavalerie de Königsberg du 17 décembre 1812 à janvier 1813 ;
  • Commandant des dépôts de cavalerie de Hanovre et de Brunswick de janvier 1813 au 19 mars 1813 ;
  • Commandant des dépôts de cavalerie de Magdebourg du 19 mars 1813 à juillet 1813 ;
  • Inspecteur général du 8e arrondissement de cavalerie du 1er janvier 1815 au 12 avril 1815 ;
  • Commandant supérieur du dépôt général des remontes de Versailles pendant les Cent-Jours du 12 avril 1815 au 4 septembre 1815 ;
  • Mis en disponibilité le 4 septembre 1815 ;
  • Admis à la retraite après 39 ans de services actifs le 1er janvier 1816.

Campagnes militaires[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Hommage, honneurs, mentions, …[modifier | modifier le code]

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Est, 13e et 14e colonnes.

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Conseiller d'État le 6 nivôse an XI (27 décembre 1802), de nouveau en 1817, et ce jusqu'en 1821, date à laquelle il est nommé conseiller d'État honoraire ;
  • Commissaire du roi près de la régie générale des subsistances militaires en 1817.
  • Député de la Meurthe du 4 octobre 1816 au 25 février 1824, où il vote avec la majorité.

Règlement d'armoiries[modifier | modifier le code]

« D’or à la fasce d’azur, accolé en chef de deux molettes de sable, et en pointe de trois fers de lance du même, se joignant en fleuron par la tête ; au franc-quartier des Comtes militaires de l'Empire[1],[2]. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Archives nationales (CARAN) – Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 7 Yd 201.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]