François-Pierre Le Roux

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François-Pierre Le Roux
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
Nationalité
Formation
École supérieure de pharmacie (d)
Faculté des sciences de Paris (doctorat) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Propriétaire de
Distinctions

François-Pierre Le Roux, né à Paris le et mort à Paris le , est un physicien français.

Son instruction[modifier | modifier le code]

Il conquiert le grade de docteur ès sciences physiques à la Faculté des sciences de Paris le et le diplôme de pharmacien de 1re classe le à l'École de pharmacie de Paris. Préparateur d'Edmond Becquerel en 1853 au Conservatoire national des arts et métiers, nommé ensuite répétiteur à l'École polytechnique, il est institué agrégé de physique à l'École de pharmacie de Paris le , à compter du 1er novembre. Le , il est nommé à la chaire de physique, succédant à Henri Buignet, décédé. Admis à la retraite le , il décédera quatre ans plus tard.

Ses travaux[modifier | modifier le code]

Le Roux explore de nombreux domaines de recherche. En électricité, il travaille d’abord sur le perfectionnement de la pile électrique (pile de Bunsen), seul moyen à l’époque de produire de l’électricité, en en améliorant le fonctionnement grâce à la modification des composants. Il s'intéresse ensuite aux électromécaniques, puis étudie les génératrices de courant alternatif et les courants magnéto-électriques, ce qui le conduit à formuler les lois expérimentales de transformation de la puissance mécanique en puissance électrique. Ainsi, il étudie expérimentalement le fonctionnement des premières machines magnéto-électriques et dynamo-électriques fabriqués dans les années 1860. Il prépare sa thèse de doctorat ès sciences : « Sur les indices de réfraction de corps qui ne prennent l'état gazeux qu'à des températures élevées ». Après avoir entrepris de mesurer la vitesse de propagation du son, il s'occupe de recherches théoriques et expérimentales sur les courants thermo-électriques. Il étudie diverses notes sur l'optique physique et physiologique, sur l'achromatisme de l'œil, sur la théorie de l'accommodation et sur les dislocations des images visuelles.

Dès la découverte des rayons X par Roentgen en 1895, il réalise la première radiographie exécutée en France prise de la main de sa femme Céline Le Roux.

Scientifique passionné, il poursuit ses prospections dans toutes les conditions, et réalise de nombreuses expériences à son domicile rue des Archives à Paris. Dans ses recherches, souvent difficiles à conduire, Le Roux fait preuve d’une grande habileté expérimentale.

Le professeur[modifier | modifier le code]

Si l'on en juge par une certaine presse professionnelle de l'époque, son enseignement n'est pas très apprécié par les étudiants. Cependant, il encourage les plus jeunes dans leur cheminement et leurs expériences ; c’est ainsi qu’il côtoie les frères Pierre Curie et Jacques Curie à qui il prête son laboratoire parisien. Ces derniers auraient fait exploser son laboratoire lors d'une manipulation hasardeuse.

Le propriétaire du château de Villandry[modifier | modifier le code]

Le Roux, dont les brevets lui rapportèrent une fortune, achète le château de Villandry en Touraine à l’automne 1900, afin d'y asseoir ses expériences dans de plus grands espaces ; il sauve ainsi le château des mains d’un marchand de biens qui s’apprêtait à le démanteler.

En 1906, âgé de 70 ans et malade de la goutte, il vend pour 120 000 francs la propriété à Joachim Carvallo et Ann Carvallo, qui en entreprennent immédiatement la restauration. François-Pierre Le Roux mourra deux jours plus tard.

Décorations[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]