François-Louis du Maitz de Goimpy

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François-Louis du Maitz
Comte de Goimpy
Surnom « Du Maitz de Goimpy »
Naissance
au château de Goimpy à Saint-Léger-des-Aubées
Décès (à 78 ans)
au château de Billancourt
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Chef d'escadre
Années de service 1748-1786
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerre d'indépendance des États-Unis
Faits d'armes Bataille de la Martinique (1780)
Distinctions Grand-croix de Saint-Louis
Autres fonctions Membre de l'Académie de Marine

François-Louis-Edme-Gabriel, comte du Maitz de Goimpy, dit « Dumaitz de Goimpy », né le au château de Goimpy à Saint-Léger-des-Aubées, près de Chartres et décédé le au château de Billancourt dans la Somme, est un aristocrate et officier de marine français du XVIIIe siècle. Il se distingue pendant la guerre d'indépendance américaine et termine sa carrière avec le grade de chef d'escadre et décoré de la Grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Le comte du Maitz de Goimpy. Physionotrace par Fouquet-Chrétien avant 1800.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

François-Louis-Edme-Gabriel, comte du Maitz de Goimpy descend de la famille du Maitz de Goinpy, une famille de la noblesse de l'Artois dont l'origine remonte au Ve siècle.

Il est le fils d'Henri Dumaitz de Goimpy, seigneur de Goimpy, Saint-Léger, des Aubeis et autres lieux, et de sa femme Marie Marguerite-Antoinette-Louise de Pas de Feuquières, sa cousine-germaine, fille de Louis de Pas de Feuquières et de Marie Pingre.

Carrière dans la Marine royale[modifier | modifier le code]

Il entre dans la Marine royale en 1748, en tant que garde-marine, et devient enseigne de vaisseau en 1752. La même année, il est nommé académicien adjoint de l'Académie de Marine à la création de l'institution, et académicien ordinaire en 1753. Il a publié divers ouvrages, notamment sur la marine, dont une théorie sur la construction des vaisseaux en 1776.

En , il embarque sur la frégate La Comète pour se rendre à Aveiro, au Portugal, avec Bory, le capitaine de Chezac, et l'enseigne Chabert, également membres de l'Académie de Marine, afin d'observer l'éclipse de soleil du . Lieutenant de vaisseau en 1757, il est membre ordinaire de la Nouvelle Académie de Marine lorsque cette institution est reformée en 1769. Promu capitaine de frégate entre-temps, il est nommé capitaine de vaisseau en 1772.

Il se distingue le à la bataille de la Martinique, sous les ordres du comte de Guichen, contre la flotte anglaise commandée par l'amiral Rodney. Il commande Le Destin, vaisseau de 74 canons en 1781 à la bataille de Fort-Royal, le 29 avril contre la flotte britannique de l'amiral Hood puis à la bataille de la baie de Chesapeake le 5 septembre[1], lors de la bataille des Saintes et du combat de la Dominique, en 1782 sous les ordres du comte de Grasse. Il est promu chef d'escadre par brevet du , il prend peu de temps après sa retraite.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse, le , Antoinette-Jeanne Jouenne d'Esgrigny, fille de Jean-René Jouenne, marquis d'Esgrigny, ancien capitaine au régiment des gardes françaises, et de Marie-Louise Nicolle du Fresne. Elle est morte sans enfants, le .

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Remarques sur quelques points d'astronomie, Brest, 1768
  • Traité sur la construction des vaisseaux, dédié et présenté au roi, par M. le Comte du Maitz de Goimpy, Paris, 1776
    Son ouvrage principal

Il est en outre l'auteur de plusieurs articles dans le Dictionnaire de l'Académie de Marine et de plusieurs mémoires, dont :

  • Mémoire sur la manière de déduire les hauteurs méridiennes du Soleil par deux hauteurs et les attentions nécessaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Mascart, La vie et les travaux du chevalier Jean-Charles de Borda, 1733-1799, Presses Paris Sorbonne, , p. 278-279

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]