François-Louis de Palatinat-Neubourg

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François-Louis de Palatinat-Neubourg
Image illustrative de l'article François-Louis de Palatinat-Neubourg
Portrait du XVIIIe siècle tiré du livre de Karl Kastner, Breslauer Bischöfe (1929)
Biographie
Naissance
Neubourg-sur-le-Danube
Ordination sacerdotale (à 18 ans)
Décès
Wrocław
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 1683
Dernier titre ou fonction Prince-archevêque-électeur de Mayence
Prince-archevêque de Mayence
1729 – 1732
Précédent Lothar Franz von Schönborn Philipp Karl von Eltz Suivant
Prince-archevêque de Trèves
1716 – 1732
Précédent Charles-Joseph de Lorraine François-Georges de Schönborn Suivant
évêque de Worms
1694 – 1732
évêque de Breslau
Depuis le 1683
Autres fonctions
Fonction religieuse
grand maître de l’ordre Teutonique
Fonction laïque
archichancelier du Saint-Empire romain germanique

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

François-Louis de Palatinat-Neubourg (en allemand Franz Ludwig von der Pfalz-Neuburg), né le à Neubourg-sur-le-Danube, mort le à Breslau, fut un prince-électeur et ecclésiastique allemand, membre de la maison de Wittelsbach[1].

Carrière princière et ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Fils de l’électeur Palatin Philippe-Guillaume de Neubourg et d'Élisabeth Amélie de Hesse-Darmstadt, sa carrière est grandement facilitée par les brillants mariages de ses sœurs.

Alors qu'il n'a que 12 ans, en 1676, sa sœur aînée Éléonore-Madeleine épouse l'empereur Léopold Ier et, dès l'année suivante, donne à son époux et à l'Empire, l'héritier qu'ils attendaient désespérément. Elle est la mère des empereurs Joseph Ier et Charles VI. Deux autres sœurs de Franz-Ludwig, Marie-Sophie et Marie-Anne épousent l'une le roi du Portugal Pierre II, l'autre le roi d'Espagne Charles II.

François-Louis devient évêque de Breslau dès le (à 18 ans). Il succède dans cette fonction à son frère Wolfgang Georg Friedrich de Palatinat-Neubourg (de).

Le , il est nommé évêque de Worms, et grand maître de l’ordre Teutonique le jour suivant, sous la protection de la dynastie des Habsbourg. Il succède dans ces deux fonctions à son autre frère Louis-Antoine de Palatinat-Neubourg (de). La même année il devient prévôt d'Ellwangen.

Le , il est élu coadjuteur de Mayence.

Le , il succède à un allié des Habsbourg, Charles-Joseph de Lorraine, sur le trône archiépiscopal et électoral de Trèves. Il renonce à ce siège le , pour aller prendre possession de celui de Mayence, succédant à un autre fidèle allié des Habsbourg, Lothar Franz von Schönborn. À ce titre, il est également prince-électeur, primat d'Allemagne et un des trois archichanceliers du Saint-Empire romain germanique.

Il meurt en 1732 à l'âge de 68 ans et est enterré à Ostrów Tumski de Wrocław.

Fondateur d'un régiment impérial[modifier | modifier le code]

En tant que grand maître, il crée en 1696 le régiment d'infanterie impérial Pfalz-Neuburg-Teutschmeister (de), levé d'abord à Donauwörth en Souabe, cantonné ensuite à Sibiu en Transylvanie puis à Khoust en Transcarpatie, à la frontière de l'Empire ottoman, puis, de 1715 à 1730, dans les Pays-Bas autrichiens. Ce régiment, qui s'illustre notamment dans les guerres austro-turques, se maintiendra dans l'armée des Habsbourg jusqu'en 1918.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Il érige à Rouffach une maison de notable, actuellement institution Saint-Joseph, la logette porte les armoiries bûchées et illisibles.

En 1730 il pose la première pierre pour l’hôtel de l'ordre Teutonique, édifice baroque à côté du Rhin et de la ville de Mayence. Archevêque de Mayence depuis le 30 janvier 1729, il est aussi depuis 1694 grand maître de l’ordre Teutonique. En tant que tel, il fait bâtir une autre résidence personnelle à proximité du château des Princes-Électeurs, l’hôtel de l'ordre Teutonique. C’est sous le règne de François-Louis qu’a lieu le dernier agrandissement significatif du Château de La Favorite (Mayence). Après la guerre de la Ligue d'Augsbourg il ordonne, entre autres, la restauration de la cathédrale de Worms et fonde un orphelinat.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les princes-évêques de Trêves et de Mayence, étaient, comme la plupart des évêques allemands, à la fois seigneurs spirituels de leur diocèse et seigneurs temporels d'une série de possessions territoriales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]