Fraisse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fraisse (homonymie).
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Fraisses.
Fraisse
La mairie et l'église de Fraisse.
La mairie et l'église de Fraisse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Pays de la Force
Intercommunalité Communauté d'agglomération bergeracoise
Maire
Mandat
Cyrille Chadeau
2014-2020
Code postal 24130
Code commune 24191
Démographie
Population
municipale
164 hab. (2014)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 50″ nord, 0° 18′ 30″ est
Altitude Min. 39 m – Max. 135 m
Superficie 21,50 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte administrative de la Dordogne
City locator 14.svg
Fraisse

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
Fraisse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fraisse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fraisse

Fraisse est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fraisse est une commune du sud-ouest de la Dordogne située dans le Bergeracois.

Le ruisseau la Lidoire qui traverse le territoire de la commune, prend sa source sur la commune de Bosset et se jette dans la Dordogne à Castillon-la-Bataille. La Gouyne, affluent du Barailler, sert de limite naturelle à la commune au sud-est sur environ trois kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fraisse
Beaupouyet,
Saint-Géraud-de-Corps
Saint-Géry Bosset
Fraisse Saint-Georges-Blancaneix
Monfaucon Saint-Pierre-d'Eyraud

Toponymie[modifier | modifier le code]

Source[1]:

La toponymie des lieux d'une communauté humaine est une source d'informations sur son passé. Mais l'étymologie n'étant pas une science exacte des noms ayant évolué par le jeu de l'évolution phonétique peuvent rester très mystérieux. Ce qui suit est une liste de quelques-uns des noms de lieux de la commune de Fraisse avec une interprétation possible.

  • Fraisse en occitan : le frêne qui a pu être l'arbre dominant des forêts entourant le village.
  • Cabana, Cabane désigne des habitations précaires.
  • Graulet de graule, la corneille en occitan.
  • La Gourge des Trois Terres désigne la frontière actuelle entre trois communes : Fraisse, St-Georges de Blancaneix et St-Pierre d'Eyraud, autrefois trois paroisses et peut-être trois seigneuries.
  • La Gratade de gratter qui rappelle une position haute difficile d'accès.
  • Le Loubat fait référence au loup tant redouté dans les campagnes.
  • Le Rege ou Régis qui semble avoir désigné une mesure agraire au XVIIe siècle.
  • Les Bauries = francisation de l'occitan bòria qui signifie ferme.
  • Les Nardoux vient de Léonard.
  • Maine Leva du latin altéré Maynamentum qui signifie domaine et de leva qui désigne une hauteur.
  • Maujus terme pré-indo-européen formant une tautologie sur les deux mots Mau = Mara = Mala qu'on trouve dans le toponyme de Maladetta et de Jus déformation de Suc qui tous deux désignent une montagne, ici une hauteur. Ces désignations géographiques tautologiques sont une indication linguistique d'une invasion : l'envahisseur qui ne comprend pas la langue des autochtones ajoute sa propre désignation d'un lieu (montagne, fleuve...) à la désignation des envahis.
  • Rieu Tord (occitan riu tòrt) : ruisseau tordu, désigne La Lidoire.
  • Verrière désigne une ancienne verrerie. Le nom existe depuis avant le XVe siècle.

En français comme en occitan, la commune porte le même nom[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Source [3]:

De nombreux outils de pierre taillée trouvés en divers lieux du territoire communal attestent de la présence de l'homme à Fraisse depuis le paléolithique. Le nom de la commune apparaît pour la première fois en 1364 : Fraxinum propre Mussidanum. L'étymologie du toponyme occitan Fraisse vient du latin fraxinus qui désigne le frêne, arbre mythique qui éloigne les serpents et soigne la malaria.

L'église est dédiée à Saint Martin de Tours qui vivant au IVe siècle fut un bâtisseur de lieux de culte proches de temple gaulois situés à proximité de grands axes de communication. La toponymie des hameaux du village garde la mémoire d'un passé artisanal.

Verrière a été le lieu d'activité d'une verrerie avant 1668.

La Charbonnière se trouve dans les bois entre Verrière et le Bourg.

De nombreux moulins ont été en activité sur la commune : le moulin Brûlé, le moulin de l'Abbesse, le moulin incertain près de l'actuel étang d'Yves Glady, le moulin à vent de Graulet qui a cessé son activité après 1760.

Au Rège : des forges du XVIIe au XXe siècle.

Au Pichier : des forges encore au XVIIIe siècle.

Du point de vue religieux, Fraisse dépendait de l'ordre de Jérusalem à Condat-sur-Vézère. Les hospitaliers visitaient leurs dépendances tous les cinq ans et les états établis en ces occasions qui sont disponibles aux Archives Départementales de Toulouse constituent une source unique d'information sur le mode de vie des habitants. Un texte de 1489 donne le nom des principaux chefs de famille : Château, Nouel, Bagengette...

Les armoiries de la commune ont été créées le 18 mars 2003 : de sinople à un arbre d'or, au chef cousu de gueules chargé d'une croix de Malte d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Fraisse a fait partie du canton de Saint Meard de Gurson qui dépendait du district de Mussidan jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Laforce — devenu ensuite le canton de la Force — dépendant de l'arrondissement de Bergerac[4].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[5]. La commune est alors rattachée au canton du Pays de la Force.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin décembre 2001, Fraisse intègre dès sa création la communauté de communes Dordogne-Eyraud-Lidoire. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté d'agglomération bergeracoise. Celle-ci fusionne avec la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès au pour former la nouvelle communauté d'agglomération bergeracoise.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1947 1983 Gérard Lajonie SE Exploitant agricole
1983 1995 Maurice Dudreuilh SE Exploitant forestier
1995 mars 2008 Patrick Hivert SE Directeur d'école
mars 2008 mars 2014 Régis Lajonie SE Retraité
mars 2014[6] en cours Cyrille Chadeau    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Fraisse comptait 164 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Fraisse[7]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
612 405 506 562 546 539 526 514 495
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
527 526 540 465 480 489 473 453 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401 375 366 279 299 272 267 254 243
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
190 170 140 129 120 157 151 160 164
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[9], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 72 personnes, soit 46,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (six) a légèrement diminué par rapport à 2007 (sept) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 8,0 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte neuf établissements[10], dont quatre au niveau des commerces, transports ou services, trois dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fraisse est un hameau typique du Périgord avec un habitat très dispersé. Le bourg ne comporte que quelques habitations mais il regroupe les lieux de socialisation : l'école, la mairie et l'église.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le peintre expressionniste contemporain Sereirrof[12] exerce son art dans l'ancien presbytère du village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. in « Fraisse, Bulletin communal » n°4, 2003
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 28 février 2014.
  3. in « Fraisse, Bulletin communal » n°3, juillet 2002
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 23 mars 2017).
  6. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 18 août 2014.
  7. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 28 février 2014)
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 31 octobre 2015.
  10. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 31 octobre 2015).
  11. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 31 octobre 2015.
  12. Sereirrof