Fraimbois

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Fraimbois
Fraimbois
Village-rue typiquement lorrain.
Blason de Fraimbois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Lunéville-2
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat
Maire
Mandat
François Genay
2014-2020
Code postal 54300
Code commune 54206
Démographie
Gentilé Fraimboisiens / Fraimboisiennes
Population
municipale
386 hab. (2016 en augmentation de 8,43 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 48″ nord, 6° 32′ 33″ est
Altitude Min. 231 m
Max. 293 m
Superficie 15,02 km2
Localisation

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Fraimbois est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Henri Lepage, le toponyme viendrait de franiboscum, bois de frêne[1]. Pour Jean Spaite, Fraimbois signifie le bois de Framinus, un personnage mérovingien[2].

Évolution du toponyme : Frembois en 1186, Frembosc en 1188, Frainboix en 1427[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Fraimbois se situe à 10 km au sud-est de Lunéville et à 44 km de Nancy.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Vaimbois : Il y aurait eu aux alentours un petit village datant du Moyen Âge nommé Vaimbois, inexistant de nos jours, il fut détruit sous peine d'une trop forte épidémie de peste noire et de choléra. Fouillez, il ne reste plus rien de Vaimbois de nos jours. Les pierres de ce village ont contribué à reconstruire le village de Fraimbois. Vaimbois n'était pas un village au sens où on l'entend aujourd'hui. Il s'agissait d'un écart figurant sur le même territoire que Fraimbois. Il n'y avait qu'une église pour les deux. On disait alors qu'ils formaient une même communauté[4]. Il existait la même configuration tout près de là, à Remenoville avec son écart de Moranviller détruit et abandonné à la même période. Curiosité statistique, Vaimbois et Moranviller comptait chacun 40 feux (foyers) à la veille de leur disparition.
  • Nota Bene: la plus vieille maison de Fraimbois encore debout se trouve à l'adresse suivante: 3 rue du Haut Meix. Selon la monographie de 1888, cette maison avait une pierre sculptée à la date de 1587. On dit par ailleurs qu'il ne resta qu'une maison après la guerre de trente ans. Il s'agirait donc de celle-ci[5].
  • Anciennes églises et ermitage : il aurait existé entre Fraimbois et Gerbéviller, un église qui servait de paroisse aux habitants de Fraimbois et à ceux de Vaimbois. Elle était sous l'invocation de Saint-Maurice. Un cimetière lui était accolé. Après que les services religieux aient été transférés à Fraimbois, on a créé une chapelle à cet endroit, toujours dédiée à Saint-Maurice. Cette chapelle et l'ermitage attenant dépendaient de la cure de Fraimbois. C'est le curé de Fraimbois qui nommait les ermites. L'édifice changea de statut en 1631 (voir ci-dessous). Il existe un acte de 1699 faisant référence à cet édifice qui a donc survécu à la guerre de trente ans[6] mais qui a totalement disparu ensuite.
  • 1186 : on parle de Fraimbois dans une charte de Pierre de Brixey, évêque de Toul[6].
  • 1188 : Theodericus de Frambosc (Théodore de Fraimbois) en mentionné dans une autre charte de l'évêque de Toul[6].
  • 1389 : Isabelle de Bar engage ce qu'elle possède à Vaimbois et à Fraimbois[6].
  • 1551, le 24 juillet : les habitants de Vaimbois et de Fraimbois font un accord à propos de la vaine pâture au bois de la Haye[6].
  • 1631, le 16 octobre : les carmes déchaussés de Gerbéviller se font céder la chapelle Saint-Maurice et l'ermitage y attenant[6].
  • 1637 : lors de la guerre de trente ans, le village est presque totalement détruit par les Suédois. Une maison subsista. Elle était datée de 1587[1].
  • 1650 : la première église construite dans Fraimbois le fut cette année avec les matériaux de l'église Saint-Maurice[5].
  • 1699, le 25 avril : les religieux de Beaupré abandonnent l'ermitage Saint-Maurice aux ermites de l'ordre de Saint-Antoine[6].
  • 1710 : 71 habitants ; l'état du temporel des paroisses dit que Fraimbois fait partie du marquisat de Gerbéviller dont les officiers jugent les actions civiles et criminelles de première instance. Les appels sont traités par le bailliage de Nancy[6].
  • 1719 : l'église est rebâtie en l'élargissant de dix pieds et en l'allongeant de douze. Le chœur est refait à neuf[5].
  • 1751 : Fraimbois quitte le bailliage de Nancy pour venir dans celui de Lunéville[1].
  • 1768 : on recense 120 feux (foyers)[6].
  • 1790, le 1er janvier : l'abbé Joseph Pierson né le 9 février 1730 à Zincourt, "résigne sa cure" de Fraimbois et va se retirer à Châtel-sur-Moselle. Il en est expulsé en juillet 1792 comme "prêtre insermenté"[7].
  • 1794, en prairial : une délégation d'habitants va "hardiment" réclamer du sel à l'usine de Dieuze[8].
  • 1845 : on recense 15 ha de vignes[1].
  • 1872 : Soldat originaire de Fraimbois figurant au tableau d'honneur des habitants de la Meurthe : Victor Blaise, blessé à Crésençay ; figurant dans le tableau supplément : Frédéric-Anatole Brégeot, caporal ; Aug. Demange ; Jos.-Aug. Vannat ; Auguste Demange, Caporal blessé ; Chaton.
  • 1884 : les cloches de l'église sont refondues[5].
  • 1894, émoi à Fraimbois... Et de l'autre côté de l'Atlantique : le 15 juin, un ballon cirius gonflé de gaz et parti de l'usine de La Villette atterri dans des conditions difficiles sur le territoire de la Commune. Ses passagers transis de froid ne furent pas blessés[9]. L'événement devait être important puisque le herald tribune lui consacra un entre-filet.
  • 1919 : les noms de plusieurs officiers Allemands figurent sur la liste des personnes désignées pour être livrées par l'Allemagne pour avoir commis des atrocités sur des personnes civiles lors des crimes de Vennezey, Remenoville, Seranville, Giriviller, Crévic et Fraimbois[10]. Le témoignage du curé de Fraimbois de l'époque est accablant[11].

Folklore[modifier | modifier le code]

Les contes de Fraimbois : Village lorrain typique célèbre pour les contes populaires qui ont pour cadre cette localité. Cela ne constitue pas une exception, au contraire. Un certain nombre de villages lorrains étaient la cible de quolibets émanant de leurs voisins. On les a surnommé "les villages du rire". On trouve dans cette liste Ville-En-Vermois, Laxou (avant qu'il ne devienne une ville), Crepey, Puxieux, Puzieux (Vosges), Puzieux (Moselle) Etc.

Le plus souvent, les habitants de ces communautés étaient surnommés "les fous" ou "les innocents". Ceux de Fraimbois eurent le privilège d'hériter des deux surnoms. Ville-en-Vermois est l'exception puisque ses habitants étaient surnommés "les fraimbois" !

On prêtait aux habitants de ces localités toutes sortes d'actes burlesques et de raisonnements absurdes[12]. A ce titre, Fraimbois a connu son heure de gloire grâce à l'instituteur de l'époque, Anastase Grandjacquot. On suppose que Fernand Rousselot a participé à cette réalisation mais rien ne le prouve. Les deux compères ont, pour l'essentiel, adapté à Fraimbois des "fiauves" (mot patois qui signifie fable) qui circulaient depuis longtemps dans toute la Lorraine, et sans doute au-delà. Ces contes ont ensuite été imprimé sur des cartes postales qui ont connu un grand succès. C'est ainsi que Fraimbois est devenu célèbre à la fin du 19e siècle.

Le village n'est cependant pas rancunier et a un sens certain de l'humour puisqu'une rue porte le nom d'un des auteurs, Anastase Grandjacquot, et une autre rue, le titre de l'un de ces contes : le lapin tricolore.

Au delà de l'aspect folklorique, ces contes constituent un intéressant matériau pour l'étude du lorrain roman de la fin du XIXe siècle. Le nombre d'écrits en patois de lunéville étant assez limité, les contes de Fraimbois sont très appréciés par ceux qui s'intéressent à la langue régionale oubliée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1977 Paul Deat    
Les données manquantes sont à compléter.
1986 En cours
(au 16 avril 2014)
François Genay    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2016, la commune comptait 386 habitants[Note 1], en augmentation de 8,43 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
420466492484537570579573571
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
501536512475490453436426396
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
399402365335311303255245259
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
237244266273279320326366386
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église et monument aux morts.
  • Église Saint-Maurice XIXe classique deux tableaux, sculpture de la dormition de la Vierge XVe ; tombe d'Athanase Grandjacquot, auteur des célèbres contes de Fraimbois.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, rue Grandjacquot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Athanase Grandjacquot, auteur des Contes de Fraimbois et ancien instituteur de la commune. La rue principale porte son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la croix tréflée accostée à senestre d’une plume d’oie dans son encrier le tout d’or au chef de gueules chargé d’un alérion d’argent ; une divise ondée brochant sur la partition.
Commentaires : La croix tréflée indique l’ancien village de Saint-Maurice sur le territoire communal. La plume dans son encrier a servi à écrire les célèbres Contes de Fraimbois. Le ruisseau est symbolisé par la divise ondée[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Henri Lepage, Le département de la Meurthe, statistique historique et administrative, 2e partie, Nancy, (lire en ligne)
  2. Jean Spaite, Saint patronage et sobriquets, Nancy, Imprimerie Apache Color, , 247 p., page 219
  3. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, (lire en ligne)
  4. « Les communes de la Meurthe, volume 1, page 374, par Henri Lepage », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 2 juillet 2019)
  5. a b c et d « Monographie de Fraimbois pour l'exposition universelle de 1889 », sur galeries.limedia.fr, (consulté le 2 juillet 2019)
  6. a b c d e f g h et i Henri Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département, vol. 1, Nancy, A. Lepage, (lire en ligne)
  7. « Châtel-sur-Moselle pendant la Révolution », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 2 juillet 2019)
  8. « La vie politique de la Meurthe d'août 1792 à octobre 1795, tome II », (consulté le 2 juillet 2019)
  9. « L'aéronaute », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 2 juillet 2019)
  10. « Liste des personnes désignées par les puissances alliées pour être livrées par l'Allemagne en exécution des articles 228 à 230 du traité de Versailles », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 2 juillet 2019)
  11. « Pages de guerre écrites au jour le jour », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 2 juillet 2019)
  12. Jean Vartier, Le grand livre des sobriquets de Lorraine et du Bassigny, Jarville-la-Malgrange, Éditions de l'Est, , 217 p. (ISBN 2-86955-065-0, lire en ligne), p. 21,131 à 134,142
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Site des Généalogistes lorrains