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Fra Diavolo

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Fra Diavolo
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Michele Pezza,
école napolitaine, XIXe siècle.
Nom de naissance Michele Pezza
Naissance
Itri (royaume de Naples)
Décès (à 35 ans)
Naples (royaume de Naples)
Nationalité Napolitaine
Pays de résidence Italie
Activité principale
Autres activités
Chef des insurgés contre Napoléon

Frà Diavolo (lit. « Frère Diable »), surnom de Michele Pezza, né le à Itri et mort pendu le à Naples, est l'un des chefs insurgés napolitains contre l'armée de Napoléon.

Enfance et adolescence

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Michele Arcangelo Pezza est né à Itri, un petit centre situé sur la Via Appia entre Fondi et Formia, dans la Terre de Labour, à l'époque faisant partie du royaume de Naples, actuellement dans la province de Latina, cinquième enfant des neuf enfants de Francesco Pezza, membre de l'une des familles les plus visibles de la ville, et d'Arcangela Matrullo.

Michele Pezza doit son prénom au fait qu'il ait été baptisé dans l'église de San Michele Arcangelo. Ses frères étaient : les jumeaux Giuseppe Antonio et Vincenzo Luca, nés en 1762, Maria Saveria Giuseppa, née en 1766, Francesca Erasma Marianna, née en 1768, Giovanni Nicola, née en 1774, Regina Maria Civita, née en 1778, Maria Anna Zaccaria, née en 1776, et Angelo Antonio, né en 1782.

Église de San Michele Arcangelo à Itri

À l'âge de cinq ans, une maladie grave mit sa vie en danger. Comme les soins furent inefficaces, la mère fit un vœu à saint François de Paule promettant de le faire moine s'il était sauvé. Aussi, et pour remplir le vœu maternel, Michele passa toute son enfance vêtue d'une robe noire, ce qui lui valut le surnom de « Fra Michele »[1].

Quant au surnom de Frère diable, la légende l'origine à son caractère vif et impulsif, « Frère Michele » ayant immédiatement manifesté un tempérament violent et intolérant à la discipline. Ainsi, le surnom de frère Michele laissa place à celui de Frère Diable ; d'autre fois, il est dit que ne s'étant pas avéré apte à ses études, lors d'une conférence, le chanoine Nicola De Fabritiis, son professeur, face au manque d'envie d'étudier de l'élève et à sa paresse, l'apostropha avec la phrase : « Tu n'es pas Frère Michel Arcange mais Frère Diable ! »[2].

Quelques années plus tard, Fra Diavolo travailla à la récolte des olives avec son père, mais ce dernier le voyant plus intéressé aux chevaux qu'aux olives, l'envoya fabriquer des bâts chez Eleuterio Agresti, le sellier du pays. Il resta quelques années dans sa boutique[2].

Un jour, lors d'une discussion animée, ledit Eleuterio posa la main sur le garçon, qui en réponse tua le maître sellier avec une grosse aiguille utilisée pour coudre les selles, puis assassina son frère, Francesco Agresti (dit "Faccia d'Argento"), qui avait juré de se venger.

Aussi commença pour Fra Diavolo une période d'errance sur les montagnes Aurunci, où il se mit au service du baron Felice di Roccaguglielma, dans le fief de Campello. Il s'installe ensuite à Sonnino, dans l'État pontifical, s'appuyant sur une famille du nom d'itrana qui s'y était installée. On ne sait pas s'il a servi dans les gardes pontificaux mais il est avéré qu'en fuite, il soit entré en contact avec de nombreux brigands, avec lesquels il a établi de bonnes relations, recevant en peu de temps la considération digne d'un chef.

Une année au service de l'armée bourbonienne (1798)

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Le même sujet en détail : Campagne d'Italie (1796-1797).

En 1796, le royaume de Naples envoya quatre bataillons de son armée pour combattre en Lombardie, aux côtés des alliés autrichiens, contre l'armée de Napoléon Bonaparte, qui avait envahi le nord de l'Italie cette année-là.

La Terre de Labour devint un carrefour des troupes et la famille de Michele pansa pouvoir en profiter. En 1797, il demande que la peine pour double meurtre soit commutée en service militaire. La demande fut acceptée et Michele fut enrôlé dans l'un des régiments du royaume de Sicile.

Le commandement de la police décida que le service militaire durerait treize ans. Au début de 1798, Michele partit comme soldat dans un corps de fusiliers de l'infanterie bourbonienne. Très fidèle sujet du roi de Naples, il méprisait l'argent et était profondément attaché au trône et à la religion.

Le 10 février 1798, Rome, Capitale du christianisme, fut envahie par l'armée révolutionnaire française. En novembre, le roi de Naples donna l'ordre d'attaquer la Ville. L'armée, dont Michele faisait également partie, conquit la capitale le 27 novembre et, deux jours plus tard, le souverain fit son entrée triomphale dans Rome. À l'invitation de Ferdinand IV dans la proclamation du 15 décembre de résister à l'envahisseur, il aide à organiser les troupes dans des actions de guérilla rapides, on ne sait pas si ce fut par contumace ou en tant que déserteur qu'il se présenta le 17 décembre au commandement du fort de Sant'Andrea dans sa ville natale d'Itri, se proposant avec ses hommes de résister à l'ennemi. Pendant ce temps, l'armée napoléonienne, sous le commandement du général Jean Étienne Championnet, se réorganisait et se préparait à envahir le royaume de Naples.

Le fort tombé aux mains des franco-polonais après onze jours de combats, Itri devint un lieu de pillages répétés. Les insurgés, après les troupes républicaines, reprennent la guérilla : le 7 janvier 1799, ils attaquent une garnison française, puis réoccupée neuf jours plus tard par l'ennemi, la population restante est massacrée. Fra Diavolo, caché dans les montagnes, est revenu la nuit pour soigner son père et l'enterrer ensuite à l'église. Il se réfugie ensuite à Maranola, près de Formia, . Le gouvernement de Naples met sa tête à prix.

Toutefois, en 1799, le cardinal Ruffo, utilisant tous les moyens bons pour chasser les Français, se sert de Fra Diavolo et lui accorde un brevet de colonel[3]. Celui-ci installe son quartier général à Maranola, (aujourd'hui fraction de la commune de Formia), il diffuse la proclamation apocryphe de Ferdinand IV et regroupe une troupe d'un millier de Lazzaroni avec lesquels il contribue à reprendre Naples.

Après l'avènement de Joseph Bonaparte, il prend la tête de divers soulèvements.

Il est pris le à Baronissi par Léopold Hugo (d'après son fils Victor Hugo)[4].

Condamné à mort, il est pendu par les troupes napoléoniennes sur la Piazza del Mercato de Naples, le [5].

Dans les arts et la culture populaire

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Représentation fantaisiste de Fra Diavolo dans une gravure extraite de l'ouvrage romancé Les exploits et les amours de Frère Diable, Général de l'armée du Cardinal Ruffo, Paris, an IX (1801).

Filmographie

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Fra Diavolo, illustration de Paolo Giudici dans Storia d'Italia (Nerbini, 1929-1932).
Opéra comique
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Littérature

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  • Il a aussi inspiré Paul Féval pour le principal antagoniste de la saga littéraire des Habits Noirs, le colonel Bozzo-Corona. Dans ce roman-feuilleton, le chef censément immortel de la bande mafieuse des « Habits Noirs » (ou « Vesti Nere ») ne serait que Frà Diavolo, « mal pendu » par les Français[6].

Notes et références

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  1. https://www.treccani.it/enciclopedia/michele-pezza_(Dizionario-Biografico)/
  2. a et b Piero Bargellini, Fra Diavolo, Florence, Vallecchi, 1932
  3. Les informations de la page Wikipedia en italien sont différentes.
  4. Œuvres complètes de Victor Hugo. Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie. Œuvres de la première jeunesse, tome 1, Paris, J. Hetzel / A. Quantin, 1885, p. 34, lire en ligne.
  5. Amante 1974, p. 382.
  6. Francis Lacassin, À la recherche de l'empire caché : mythologie du roman populaire, Paris, Julliard, , 366 p. (ISBN 2-260-00688-4), « Paul Féval ou la Comédie humaine racontée par Vautrin », p. 56.

Liens internes

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Bibliographie

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  • (it) Bruto Amante, Fra Diavolo e il suo tempo (1796-1806), Florence, R. Bemporad & figlio, , 473 p.
    Réédition : (it) Bruto Amante (préf. Angelo Manna), Fra Diavolo e il suo tempo (1796-1806), Naples, Attivita' Bibliografica Editoriale, , XV-399 p. (lire en ligne).

Liens externes

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