Frédérique Neau-Dufour

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Frédérique Neau-Dufour
Frédérique Neau-Dufour par Claude Truong-Ngoc décembre 2014.jpg

Frédérique Neau-Dufour en décembre 2014 (photo de Claude Truong-Ngoc).

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Directrice
Centre européen du résistant déporté
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Frédérique Neau-Dufour, née le à Bujumbura (Burundi), est une historienne française.

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Fille d’un coopérant français au Burundi qui enseignait l’histoire[1], Frédérique Neau-Dufour passe ses premières années en Afrique dont elle conserve un intérêt pour le continent et le goût des voyages. De retour en France en 1976, elle regagne l’Anjou, la région d'origine de sa famille où elle reste jusqu’au baccalauréat qu’elle obtient avec la mention très bien. Elle multiplie les séjours en Allemagne, d’où sa parfaite connaissance de l’allemand.

Frédérique Neau-Dufour est diplômée de l’Institut d'études politiques de Paris et agrégée d’histoire. Elle a soutenu en 1999[2] sa thèse de doctorat sur Ernest Psichari[3].

Après avoir été professeur d'histoire-géographie jusqu’en 1998, elle devient chargée de recherche à la Fondation Charles-de-Gaulle. Commissaire de l’exposition du mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises[4], et de l’exposition itinérante Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, une amitié franco-allemande, elle a été la conservatrice de La Boisserie – la maison familiale du général de Gaulle – jusqu’en 2009.

Elle est ensuite nommée conseillère pour la mémoire au cabinet d'Hubert Falco, secrétaire d’État chargé de la Défense et des Anciens combattants[5] pour préparer le 70e anniversaire de l’Appel du 18 Juin, en liaison avec la Fondation de Charles-de-Gaulle et la Fondation de la France libre.

En 2010 - 2011, elle est chargée des Hauts Lieux de mémoire au Ministère de la Défense.

Elle dirige depuis août 2011 le Centre européen du résistant déporté (CERD) situé sur le site de l’ancien Camp de concentration de Natzwiller-Struthof de Natzweiler (Bas-Rhin).

Frédérique Neau-Dufour est membre du conseil d’administration du Souvenir français, membre de la convention de la Fondation Charles-de-Gaulle et membre du conseil scientifique de la Fondation de la France libre.

En , Frédérique Neau-Dufour est nommée à la Commission scientifique nationale des collections[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

prix Mottart de l’Académie française, prix Charles Oulmont de la Fondation de France et prix Robert-Joseph 2002
  • Geneviève de Gaulle Anthonioz : l'autre de Gaulle, Éditions du Cerf, 2004 (ISBN 2-204-07577-9)
prix de littérature religieuse 2005
prix du Nouveau cercle de l'union 2011
  • La Première Guerre de Charles de Gaulle, 1914-1918, Éditions Tallandier, 2013

Direction d’ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Avec de Gaulle, la Seconde Guerre mondiale, témoignages, Paris, Nouveau monde, 2003.
  • Avec de Gaulle, la naissance d’un gaullisme politique, témoignages (1946-1958), Paris, Nouveau monde, 2005.

Colloques et communications[modifier | modifier le code]

  • « Soldat de France, soldat du Christ : la justification divine de l’armée chez Ernest Psichari », Théologies de la guerre, éditions de l’université libre de Bruxelles, séminaire « Pouvoir et sacré », 2006.
  • « Charles de Gaulle vu par la télévision américaine, 1958-1969 », séminaire sur l’histoire des médias, Paris VII, février 2003.
  • « Ernest Psichari, l’admirable semeur », De Gaulle, 1890-1920, Paris, Plon/Fondation Charles de Gaulle, 2001.
  • « Les troupes coloniales dans la littérature française, 1900-1940 », Les troupes de marine dans l’armée de terre, un siècle d’histoire, Lavauzelle/CEHD, 2001.
  • « Charles de Gaulle dans sa vie privée, 1920-1940 », Charles de Gaulle, 1920-1940, du militaire au politique, Paris, Plon/Fondation Charles de Gaulle, 2004.
  • « Le sacrifice du soldat dans la littérature », Le sacrifice du soldat, sdd Éric Deroo, Antoine Champeaux, Ecpad, 2009.
  • « Charles de Gaulle et Colombey-les-Deux-Églises, 1946-1958 », colloque sur Charles de Gaulle et le gaullisme dans l’Est de la France, 1946-1958, organisé par l’Université Nancy II et la Fondation Charles de Gaulle, publié sous la direction de François Audigier et Frédéric Schwindt, Presses universitaires de rennes, 2009.
  • « Une famille qui dit non : le cas de Geneviève de Gaulle », colloque Résistance et famille organisé par le Mémorial Leclerc et musée Jean Moulin, en collaboration avec Mémoire et espoirs de la Résistance et le Musée de l’Ordre de la Libération, 21 février 2008.
  • « Charles de Gaulle, une enfance parisienne », Colloque Charles de Gaulle et Paris, novembre 2009.
  • « Une enfance sans histoire : l’enfance de Pierre Messmer », Colloque Pierre Messmer, organisé par l’université de Metz, 7 avril 2011.
  • «La restauration du camp de concentration de Natzweiler-Struthof», conférence organisée par le Fort de Queuleu à Metz, 9 septembre 2016[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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